jeudi 27 avril 2017

Slaves

-Exonymique- 

Pour bien faire la salade, il faut être quatre : un avare pour y mettre le vinaigre, un prodigue pour l'huile, pour le sel, un sage et pour la remuer un fou !* 

¡Féminicides! http://susaufeminicides.blogspot.fr/2011/11/feminicides-definis.html

Alexandra Lisowska, la Ruthène, sultane Hürrem, Roxelane,15 avril 1558[Illus. 1]
"Elle aurait été capturée par des Tatars lors d'un de leurs raids et est emmenée comme esclave, probablement d'abord à Kaffa, en Crimée, puis à Constantinople.[1]
L'on ne possède que les portraits de reines... Contemporains ou antiques esclaves, l'on imagine bien que celles de basse et petite conditions, qui le sont restées, laissèrent de faibles traces, et peu d'encadrés charmeurs... Ne restent que quelques unes des célébrités malgré elles, de leur captivité chez des puissants. Les esclaves condamnées, selon la famille qui les achetait et les circonstances de leur achat, à intriguer toujours plus pour se protéger ainsi que leurs enfants... Une sur des centaines de milliers parvenait à des destinées dépeintes avec romantisme mais qui n'enlèvent rien aux déchirures du rapt. Que de nids de poule en vue dans le champ colonial...

Exonyme et anonyme - Lorsque le nom que les autres vous ont donné vous charge, comme une mule d'une lourde histoire, et la fait oublier tout en la chantonnant... la traite sans nom.

Exomiquement marquant plus que Slave, est-ce possible ? Alors, on pourrait l'appeler "traite transeurasienne"* ? Nul musée jamais ne fût organisé au sujet des Slaves. Des fondations apparaissent bien concernant des camps de concentration, dit Goulag. 


De l'anglais "slave", en français se traduit par "esclave". "Slavery", de slavus, venu de sclavus en latin qui supplanta le terme servus, l'homme possédé, la possession figurée par la main d'un maître.[2]

Vous avez peut-être déjà lu les calepins de ce blog évoquant les femmes proscrites par alias, les femmes politiques féministes, les femmes remarquables en sciences disparues des radars.[3]

Allons maintenant visiter la galerie anonyme des esclaves slaves sans figure, sans visage, sans droit, sans âge, pour une reine, cette foule innombrable d'esclaves. Qui se sont adaptées comme elles le purent, sans plus de choix. Toutes ne furent ni épouses, ni concubines, ni favorites, majeure partie restant souillons et souffre douleurs du maître et alentours, comme on le voit largement lorsque l'on va se promener dans les arrière cours de l'esclavage domestique contemporain vivace, africain notamment auquel je fus confrontée en Afrique orientale dans les années 90.[3]

  • VIIe - Une première interdiction de l'esclavage par la Reine Franque au VIIe, amorçant l'abolitionnisme et le rachat systématique des sujets raptés
"Bathilde a pris en main les affaires du royaume et, lorsqu'elle devient veuve, l'an 656, son fils aîné n'ayant que cinq ans, c'est elle qui gouverne. La tradition lui attribue une décision capitale dans l'histoire des moeurs : elle interdit les marchés d'esclaves, ce qui revient à prohiber l'esclavage sur ses terres. (...) Elle promulgua l'interdiction de vendre les chrétiens comme esclaves et fit procéder à des rachats massifs de ceux qui l'étaient." p. 204-205, Régine PernoudLes saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ? Plon, 1984
En 1315, Louis le Hutin par édit interdit l'esclavage à nouveau. Est-ce cela qui fera disparaître l'eunichisme de Verdun ?
"« selon le droit de nature, chacun doit naître franc » - « par tout notre royaume les serviteurs seront amenés à franchise ». « nul n'est esclave en France » -« le sol de la France affranchit l'esclave qui le touche » (...)  L'édit est consacré en 1571 lorsqu'un tribunal de Bordeaux affranchit des esclaves Noirs au motif que la France « mère des libertés » ne tolère pas la pratique esclavagiste sur son sol"[4]
Puis il fallut ensuite attendre pour mention d'esclavage de traite africaine (Indiens noirs n'y sont pas mentionnés et pourtant de caste inférieure asservie et humiliée).
Mecca 1888, Atlas [Illus. 2] "Sauterelle" ? 
Cette traite d'esclaves des deux sexes bien organisée, qui prit nom en Afrique arabe de saqâliba... où tous ne furent pas mamelouks...
"...Suffit-il pour établir que les Omeyyades d'Occident, au pouvoir entre 756 et 1031, employèrent eux aussi un grand nombre de saqâliba, ces "esclaves blancs" qui peuplèrent l'Andalousie à partir du IXe siècle (...) Que ces esclaves aient été blancs, noirs (zanj'), plus sûrement berbères (barabâr) ou turcs (atrâk) importe d'ailleurs peu.(...) Al-ahiz dans son épître sur les esclaves-chanteuses, les fameuses qayïnate qui hantaient naguère les rues de Bagdad et de Bassorah (...) (Les Esclaves-chanteuses, p.142). (...) Pareille étude devrait comprendre plusieurs chapitres, à commencer par ceux intéressant Abderrahmane 1er (731((788), l'émir omeyyade qui fonda Cordou, et Abderrahamane III (890-961) fondateur de l'émirat de Cordoue où le nombre des esclaves "blancs" s'élevait, selon le spécialiste arabe de l'Andalousie, Al-Mqari (mort en 1632), à plus de 13 000 individus (cf. Lévi-Provençal, l'Espagne musulmane, p. 40)." Malek Chebel, L'esclavage en terre d'Islam, Fayard, 12 sept. 2007
Qayna - Sauterelles en cage, comme rossignols,
"Les Deux Sauterelles seraient deux qayna (esclave-chanteuse), comme Hurayra, célébrée dans la mu‘allaqa d’al-A‘shâ. Ces esclaves chanteuses deviendront l’un des pivots de la société de cour abbasside."[4b]
A noter de rare mémoire, Soundiata Keïta en 1222 au Mali promulgue une charte pour l'abolition de l'esclavage[5]


Principales routes du commerce d'esclaves du VIIIe au XIe[Illus. 3
  • L'eunuchisme et les saqalibas
A Verdun, l'on castrait donc à qui mieux mieux Esclavons (Slaves, groupe majoritaire d'Europe), blancs d'abord, noirs ensuite, au gré des conquêtes et colonisations musulmanes ; ou, si vous préférez, la race inférieure des mâles Slaves pendant que leurs femmes aux harems, qui de leurs captivités donnèrent nom au phénomène. Au contraire de ce que prétendu, l'esclavage ne s'éteint pas pour donner passage au servage, ils cohabite ; l'émergence du servage, et sa survie en dent de scie, comme les contrats d'engagement comme à Cuba perdurant, ou ceux des Irlandais après la première salve d'esclavage des Irlandaises (cela fichait mal des chrétiennes, il y eût récriminations),
"... des nœuds s’organisent à partir de marchés et de centres de répartition, comme Verdun, principal marché aux esclaves du royaume des Francs au IXe siècle, ou Itil, capitale du pays des Khazars, près de la ville moderne d’Astrakhan, à l’un des débouchés entre mondes slave et arabo-musulman. L’ensemble apparaît donc fortement structuré. Six zones, en partie interconnectées, peuvent être distinguées  : celle allant de Bristol à Verdun et Paris avec une liaison vers Arles, l’immense réseau organisé autour des populations slaves et hongroises, la région entre la Volga et la Caspienne, les routes du nord (de l’Irlande et de Bristol à Cordoue, de Londres au pays des Frisons, ... "[4a]
XVIIIe - Après Bodin, La Boétie, et d'autres[5] Olympe Gouze s'élève contre la traite des noirs, ce qui en fait une des premières féministes luttant contre l'esclavage, si ce n'est la première avec Anne-Josèphe Terwagne, puisque combien avant elles exaltèrent l'égalité politique et civile des droits pour les femmes ?
"En 1783 elle écrit Zamore et Mirza ou l'Heureux Naufrage"[6]
Plusieurs cahiers de doléance comptent dans leurs articles la remise en cause, Champagney souvent cité.[7] Le plus complet en terme de traite transatlantique aura été celui-là de Toulon-sur-Arroux

Extrait du cahier de doléances de Toulon-sur-Arroux, article 10, 1789 (2L377)[Ill. 3]
  • Le décret du 16 pluviôse an II (4 février 1794) abolit l'esclavage.
XIXe - Autriche, Espagne, France, Grande-Bretagne, Portugal, Prusse, Russie, Suède, relative à l'abolition universelle de la traite négrière - Déclaration des huit Cours, Congrès de Vienne, protocole du 8 février 1815.[8]

Copie d'écran extrait p. 39, Nelly Schmidt, Abolitionnistes de l'esclavage et réformateurs des colonies, Karthala, 2000[Ill. 4]
  • A évoquer l'Asie, quelques dates indonésiennes,
"Pourtant les attaques de voisins musulmans en quête de denrées rares - tels des gens à asservir et de l'or- furent nombreuses. Lors de ces affrontements violents, des Toradja furent arrachés à leur famille et expatriés manu militari. En temps de paix aussi, des hommes et des femmes disparaissaient mystérieusement et on supposait que des chasseurs d'esclaves, qui opéraient en général de nuit, les avaient capturés. Les mieux lotis restèrent dans l'île des Célèbes, au service de leurs nobles conquérants ou à celui des dignitaires à qui ils avaient été cédés.  La date réelle de l'abolition de l'esclavage en pays toradja demeure incertaine. Selon T. Bigzalke, en 1909 (...)" p. 21-23, Jeannine Koubi, Il était une fois des "esclaves" : le cas des Toradja de Célèbes, Presses Paris Sorbonne, 2008 
Cette coutume esclavagiste semble avoir transité d'Austronésie à Madagascar.
"Le terme malgache qui est utilisé pour désigner le dépendant est andevo ou ondevo; il dérive de l'austronésien et signifie littéralement « homme de la maison »." Il semble que l'esclavage ne se soit pas développé de lui-même à Madagascar mais que des formes de dépendance existaient au sein même des premiers immigrants ; ces populations d'origine austronésienne sont venues du Sud-Est asiatique et sont arrivées sur la terre malgache aux environs du Ve siècle.https://fr.wikipedia.org/wiki/Esclavage_%C3%A0_Madagascar
"C'est pour demander à Radama l'abolition de ce commerce que -à la suite de Lesage et de Chardenoux- James Hastie, devenu pour les besoins de la cause agent consullaire du gouvernement de Maurice, se présente au roi, le 18 juillet 1817. "Pour ne pas être signalé aux princes européenns comme ennemi de la civilisaiot, le souverain merina consent à suppirmer "l'exportations" des esclaves, le 11 octobre 1820.https://www.lexpressmada.com/21/06/2016/lesclavage-une-veritable-institution/
  • Hormis les belles saqaliba d'antan, Haratines
Bien actuelles aussi, les Haratines (toujours à noter l'exonyme à connotation péjorative) prises au piège du système d'esclavage au point de longue date, dont le clergé informel mauritanien s'accommode ; si ce n'était le cas, celui-ci aurait disparu, comme il l'a fait en Europe dès lors qu'une institution religieuse daigne prêter son concours et se plier à la loi démocratique,
"La première fois que j'ai été violée par le maître, je ne portais pas encore le voile, j'avais 12 ans peut-être." M'Barka mint Essatim, 26 ans, issue d'une famille "privée de liberté depuis des générations", elle-même arrachée à sa mère à l'âge de 5 ans, est l'une des nombreuses esclaves mauritaniennes à avoir été libérée par Biram Dah Abeid."[9]
L'on distingue assez bien sur cette carte, fillettes esclaves de lit et de table, peu évoquées. Et dont la République islamique de Mauritanie, seul malheureusement d'exemple mieux connu du grand public. 
Walk Free Global Slavery Index 2014. (Rick Noack/ The Washington Post)[Illus. 5]
L'esclavage n'a pas disparu, peut-on pour autant dire qu'il serait moderne, certains états le cultivent, malheureusement ceux-ci pour la plupart appartiennent à l'Organisation de la Convention Islamique ? Personne ne peut nier que les hommes n'ont pas vécu tous dans du coton, mais quand on ne peut non plus nier que pour les filles, c'est double valse... 
"Qui sont les principales victimes ? Ce sont pour 71 % des femmes, dont une partie est mineure. La plupart sont exploitées sexuellement.", selon Tidiane N'diaye[10]
Détail du devant brodé par Bathilde en 664[Illus. 6 ]
Chelles pourrait être un beau lieu de mémoire, là où Bathilde, l'ancienne esclave première reine à interdire le commerce d'esclaves, expira.[11]
  • En salade - Qui doit rendre quoi à qui ?[12]
Si l'on admettait la scélérate notion d'appropriation culturelle, qui fait les beaux jours du socialisme américain intersectionnel à la sauce Butler (queeriste) culpabilisateur (pire que des curés au confessionnal) tentant de grignoter la culture française par tous les coins, dont la langue en la faisant hoqueter en points médians prétendus inclusifs oO et égalitaires, l'on donnerait spectacle à se rouler de rire par terre car le masculin toujours en premier de litanie.

Tout le monde s'approprie les Slaves sans jamais les reconnaître, le jour où elles présenteraient la note d'acompte, rien qu'en avant-goût, cela tournerait vinaigre. Et moutarde pour les castrations à Verdun ? Et aux chanteuses esclaves, arrachées de quelles contrées, qui font l'art du chant du Hejaz, quoi de rendu...

Le post modernisme glisse dans les tréfonds de l'ignorance scientiste ? Plus d'histoire, plus de biologie, et hop pfff à l'affiche les magiciens font disparaître l'espèce. Tant de misanthropie fondé sur un nihilisme pluridisciplinaire instauré par des bourgeois les fesses bien au chaud, qui ne seraient pas capable de se faire cuire un oeuf en brousse ? Cétait mon grain de sel blanc slave, cela agrémente.



Femmes de Namibie embrassées[Illus. ]
Eve mitochondriale, cueilleuse négligée et asservie. Quant aux avanies subies par les premiers africains, pygmées et khoïsans (l'ADN a parlé sans cliquer et l'archéologie), les seconds vus en jaunes venus d'Asie (et à ce titre pourchassés), dont l'exonyme Bushman signifie comme vous le savez un méprisant broussard, les Griquas vont pouvoir chanter pouilles aux Congos, Bantus et Zulus... d'imiter leur polyphonies australes ? Rendez leur leurs cliques.[13]

Et toute la côte orientale, elle aussi, sous les mélopées arabes des sultans qui firent si bien commerce d'esclaves florissant que créant une civilisation côtière swahilie... 

Réactions en chaîne de l'esclavagisme immémorial car il a certainement débuté bien avant que l'exonyme Slave ou Esclavon (considéré en sous race) en devienne l'emblême... 


Christine Gamita, Ph. D. Ethnologie, spécialisation en rites des mondes contemporains,
ex-ingé informatique en management de la qualité des études et services des systèmes d'information et systèmes informatiques
  • Post-scriptum de fin juin 2018 et MAJ SLĀV mi-juillet 
La tendance de censurer pour raisons religieuses et politiques, ce à quoi les années soixante-dix s'opposa vigoureusement, de censurer des artistes et leurs spectacles revient en force sur le devant de la scène. La lecture théâtrale du manifeste de Charb, suite à son assassinat terroriste par la barbarie islamiste, fût un exemple douloureux des intimidations d'identitaires mal lunés...

A Montréal, l'administration d'un festival international de jazz met à la porte SLAV en lui réglant ses cachets des spectacles annulés sous la menace d'un collectif indigéniste intersectionnel, abreuvé de thèses socialistes américaines, 


Cette graphie issue du letton (signe diacritique sur le A) me laisse perplexe, ce n'est pas du slavon. Mystère et boule de gomme, mais, pourquoi pas. Bien sûr, l'art peut se permettre des libertés infinies.

Au sujet de la déclaration du groupe anglophone ayant provoqué le clash culturel abouti à une "censure gestionnaire" (pour arguées tardivement raisons de sécurité, les manifestants seront contents d'être vus si dangereux le couteaux entre les dents ?) du spectacle se référant aux chants d'esclaves aux Amériques,[14]
Conférence de presse, le 11 juillet, 2018 - Encore beaucoup de pain sur la planche : Groupe montréalaise revendique des mesures pour promouvoir la diversité cul- turelle et s'attaquer aux conditions qui ont mené au conflit SLAV[15]
Nous n'aborderons pas ici la matière musicale en soi, traitée bien mieux par les musicologues qui en connaissent mieux les principes et fluctuations et ne feraient pas passer les chants du Goulag pour du folklore...

Se donnant des allures légitimes sur deux axes, en exigeant des excuses, on se croirait au duel d'aristocrates, comme s'ils étaient victimes de grande offense, et de demander du boulot car les artistes et techniciens à peau noire seraient sous employés au profit de personnes blanches ?

J'ignore tout du milieu artistique québéecois ou montréalais in vivo, j'aurais donc du mal à en discuter, mais l'on dirait bien que la suprématie n'est pas où prétendue être puisque le contre exemple de SLAV où les chanteuses ont l'air plutôt de minorités ? Le racisme positif ne peut créer non plus de talents, au contraire, c'est inévitablement à terme une sélection qui dégrade les mérites.

1) Ce collectif-orchestre (procureur, juge, exécuteur à la fois) manifestement moraliste joue à l'échelle des esclavages (plus ou moins graves selon le degré de mélanine) et distribuant les bons et mauvais points comme juge suprême, se prenant pour dieu ? Ainsi, les premières femmes et enfants irlandais vendus et "traitées" instrumentalisés par le collectif de résistance à SLAV et confondus avec la vague des contrats d'indenture, servage, donc, le servage étant consenti par contrat oral ou écrit, comme il se peut lire en ressources archivées en billet Bride écossaise[16]
"...étaient employées pour une période fixe durant laquelle leur travail servait à payer leur dette envers leur employeur."
2) Tout l'argument de la déclaration s'attache à garder l'art au premier degré et à censurer ce qui ne serait pas historique.

Un spectacle de chants, d'où qu'ils fussent, n'a nulle vertu historique à respecter. Les mêmes s'étant certainement inspirés des mélopées d'esclaves pygmées et khoïsans et l'on ne va pas leur chercher des poux dans la tête, ces chasseurs cueilleurs premiers sérieusement décimés par ceux qui empruntèrent leurs vocalises ?

3) Le contrat de possession, ni celui d'indenture, ne s'hérite, ni le servage, ni l'esclavage !  Où l'on y voit que la chanteuse serait interdite de jouer et chanter une représentation du personnage Harriet Tubman. L'on ne voit pas de quel chef, le collectif prétend juger de l'ascendance de la première, ce qui relève du délit de faciès.

4) Droit commercial réduit à néant et principe de non rétroactivité foulés au pied comme grain

Sinon tant le possédant que le possédé ressusciterait ! L'annihilation du droit raisonnée en deux coups de cuillers à peau. En plus le réserver aux peaux noires, cela fait réductionnisme et négationnisme, pour le coup de frelater l'histoire.

5) Noires souffrances - La souffrance humaine est universelle, il n'y a pas à faire des concurrences et alors où en est le collectif à libérer les noires des castes indiennes de leur "souffrance noire", là,  pfff, plus personne ?

6) Une femme ne peut plus jouer une femme, est-ce bien cela que l'on nous dit là aussi ?
Et, alors que rien ne prédit de quiconque s'il n'a pas eu des esclaves dans ses ancêtres, blancs (Slaves) ou noires mais que surtout cela rappelle également l'intimidation faite de jouer une lesbienne -de type butcher-, une garçonne du siècle passé, à Scarlett Johannson ! Bons offices queeristes, une branche anarchocommuniste indigéniste.

7) Le bout du nez du complotisme... "projet massif d'appropriation culturelle", on ne peut qu'en rire tristement.

8) Deux sous de jugeotte ? - Des balles dans leur propre pied tout en sciant la branche sur laquelle assis... Et les bras en tombent (une minorité va me sauter sur le râble à la sauce poivrade de l'inclusivement correct :) que ce soient des artistes, ou plutôt des "artristes"*, qui, électriste*, qui, hip hop, fassent boycott, intimidations et pressions pour condamner à censure coordonnée du spectacle SLAV ! Une fois que le pli d'Anastasie sera pris, ils danseront comme les autres, les ciseaux sous le nez...

9) Usurpation - Signer pour les noirs, quelle impudence ! La diversité noire y est ignorée et méprisée, et un hypothétique mandat confisqué. Bafouant sans se gêner les premières concernées, choristes fières de leur participation et qui vont se retrouver au chômedu à force des glapissements confiscatoires les méprisant ouvertement.

10) Sur la forme - L'inclusivisme des points médians qui permettent bien toujours au masculin d'être premier de mot se glisse dans le manifeste, les minorités,la diversité, fragmenter en individus étiquetés aléatoirement, quel vision d'enfer et de ségrégation. Cela malheureusement rappelle bien un peu trop les fréquentations philosophiques de Malcom X, nation d'islam, avec les nazis américains, en désaccord sur le suprémacisme mais bien d'accord sur le reste, racisme et sexisme (lebensborn)... Vous trouverez facilement la photographie de George Lincoln Rockwell et ses comparses en 1961 qui me vient à l'esprit, je n'ai pas envie de salir mon billet avec leurs binettes peu avenantes.

Le folklorisme soviétique choisissait ce qui en chants, danses, rituels populaires pouvait être modernisé et magnifié et s'employait à en faire propagande d'état... Il est vrai que toute médaille a son bon coté, la collecte ethnographique préalable a permis une muséologie hors pair des contrées russes d'alors.

Le nihilisme cherche à détruire les institutions et les états-nations, pourrir l'ambiance, dresser les uns contre les autres, recréer des inimités, souffler sur les braises des vendettas, susciter l'émeute, casser les structures sociales existantes  ? Tout cela toujours fait au détriment de tous et du bien commun car la fin justifierait les moyens et les petits chefs voulant gouverner en petites régions, où ils pourraient exercer leurs tyrannies ?

Et la Justice ?

En conséquence des points évoqués très rapidement balayés, certainement quelques autres oubliés, il est étonnant que chanteuses et créateur du spectacle blackboulés comme malpropres avec les préjudices d'image, que l'on peut imaginer et dégradation de tout le monde artistique en prime, ne portent pas plainte pour racisme et sexisme aggravés d'intimidations, pressions et censures, avec des associations de ces domaines, notamment internationales.


    Deux sauterelles t Nota bene - Des fausses - Les bestioles ne sont pas véridiques, à peine vraisemblables :) 
    -règle du théâtre classique, la vraisemblance-  Seule la femelle porte sabre au derrière.


    • Août reste chaud ! Après SLAV traqué, Kanata annulé ! (Kanata, de Robert Lepage et Ariane Mnouchkine)
    "La première censure, c’est d’avoir peur" Ariane Mnouchkine, directrice du Théâtre du Soleil  https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1115857/annulation-kanata-censure-mnouchkine-derives-projets-autochtones
    "[C’est] accepter l’interdiction pour des acteurs, petit à petit, de jouer tout. Si on laisse faire ça, si on laisse dire qu’il n’y a que telles communautés, tels peuples qui peuvent jouer leur histoire, un jour, des grands patrons vont dire [qu’]on n’aura plus le droit de jouer un président, un roi.
    Fatwas
    Ariane Mnouchkine dit que l’épisode l’a amenée à lire davantage les blogues et les réseaux sociaux. Elle juge qu’on y trouve bien des réflexions contre-productives : « C’est une succession de fatwas qui sont effrayantes, qui ne sont pas civilisatrices, qui ne sont que séparatrices. »
    FatwasAriane Mnouchkine dit que l’épisode l’a amenée à lire davantage les blogues et les réseaux sociaux. Elle juge qu’on y trouve bien des réflexions contre-productives : « C’est une succession de fatwas qui sont effrayantes, qui ne sont pas civilisatrices, qui ne sont que séparatrices. »" https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/medium-large/segments/entrevue/81799/ariane-mnouchkine-kanata-annulation-denonce-injonction
    Nouveau mariage triste, Mao et Staline ont eu une fille :
    "L'appropriation culturelle -  ''Dans le monde d’aujourd’hui, toute culture, toute littérature et tout art appartiennent à une classe déterminée et relèvent d’une ligne politique définie. Il n’existe pas, dans la réalité, d’art pour l’art, d’art au-dessus des classes ni d’art qui se développe en dehors de la politique ou indépendamment d’elle.'' Mao Zedong en 1942.
    Remplacez le mot « classe » par le mot « race » et vous retrouvez le discours actuel sur « l’appropriation culturelle ». Remplacez le mot « classe » par le mot « race » et vous retrouvez le discours actuel sur « l’appropriation culturelle ». Qui a écrit ceci ?  'Le réalisme socialiste [...] exige de l’artiste une représentation véridique, historiquement concrète de la réalité dans son développement révolutionnaire.'''' Ce sont les statuts de l’Union des écrivains soviétiques en 1934, sous Staline.'" https://www.journaldemontreal.com/2018/07/31/censure-ou-sensibilite
    Notes de fin
    ____

    En titre - Exonymique - Exonymie, endonymie - Les uns appellent les autres unetelle ou untels... Parfois, l'exonyme de départ se trouve être dépréciatif. Puis, tout le monde s'y fait et l'adopte au travers des siècles, oublié son sens premier tout à fait. A l'inverse, l'endonyme plutôt autolaudatif, les Zulus, fils d'arc en ciel, les Bantus,  "les hommes", forme fréquente de dénomination. Nombre d'ethnies s'estiment être les vrais hommes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Exonymie

    * Proverbe https://lesfillesduboss.wordpress.com/2013/12/01/pour-bien-faire-la-salade-il-faut-etre-quatre-un-avare-pour-y-mettre-le-vinaigre-un-prodigue-pour-lhuile-pour-le-sel-un-sage-et-pour-la-remuer-un-fou/

    [1https://fr.wikipedia.org/wiki/Roxelane
    Slaves orientaux  https://fr.wikipedia.org/wiki/Ruth%C3%A8nes
    Ruthénien https://fr.wiktionary.org/wiki/ruth%C3%A9nien
    "La langue ukrainienne est une langue slave similaire au russehttp://www.idlangues.fr/outils/langues-du-monde/ukrainien.html

    [2] Gaffiot, item slavus http://gerardgreco.free.fr/IMG/pdf/Gaffiot_2016_-_komarov.pdf

    [3] Autocitations - Forcées à l'alias http://susaufeminicides.blogspot.fr/2013/12/proscrites-par-alias.html
    Politiques féministes, y voir Bathilde. http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/10/femmes-politiques-feministes.html
    Oeuvres de femmes usurpées. http://susaufeminicides.blogspot.fr/2014/06/etincelantes.html
    Esclavettes* domestiques http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/02/petites-bonnes-petites-epouses-petites.html

    [4] https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89dit_du_3_juillet_1315

    [4b] "Les deux sauterelles", Qayan - Katia Zakharia, « Entre la taverne et la cour, les poètes de l’amour, de la nuit et du vin »in Bianquis Th., Guichard P., Tillier M. (éds), Les débuts du monde musulman (VIIe-Xe siècle). De Muhammad aux dynasties autonomes, PUF (La Nouvelle Clio), 2011, p. 333-341 https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01426519/document

    [4a] Jacques Annequin, Olivier Grenouilleau, Reconfigurations (Ve -XVe), esclavages. de Babylone aux Amériques / DP 8097 Du VIIIe au XIVe siècle : flux et reflux - Principales routes du commerce d'esclaves du VIIIe au XIe, La documentation françaisehttp://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/libris/3303331280972/3303331280972_EX.pdf

    [5] Quelques uns des opposants abolitionnistes https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27opposants_%C3%A0_l%27esclavage

    [6] Mirza http://web.ac-toulouse.fr/automne_modules_files/pDocs/public/r26109_61_olympe_de_gouges_et_la_question_de_lesclavage_des_noirs.pdf


    [9] Les Haratines, Mauritanie d'aujourd'hui http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141214.OBS7863/pour-les-maitres-violer-les-esclaves-est-un-droit.html

    [10] Bernard, L'anthropologue Tidiane N'Diaye analyse l'esclavage ancien et moderne : en particulier les raisons qui expliquent la disparition ou le très petit nombre de noirs dans les pays musulmans. Café philo de Fayence, Sam 2 Déc 2017http://cafe-philo.forumactif.org/t332-l-anthropologue-tidiane-n-diaye-analyse-l-esclavage-ancien-et-moderne-en-particulier-les-raisons-qui-expliquent-la-disparition-ou-le-tres-petit-nombre-de-noirs-dans-les-pays-musulmans

    [11] Décès de Bathilde à Chelles. https://www.persee.fr/doc/bsnaf_0081-1181_1989_num_1987_1_9326

    [12] "Le mot « salade » provient de l'italien insalata, « mets salé » (participe passé du latin tardif salare, donnant les herba salata, « herbes potagères salées », plat typique dans la Rome antique) et qu'on retrouve dans le provençal, salada" https://fr.wikipedia.org/wiki/Salade_(mets)
    [13] "Along with the pygmies of Central Africa, the Bushmen have been considered a possible root or source for the female DNA lineage - the legendary Mitochondrial Eve."
    Voilà où ces "Eve" vivaient à voir les aires ethnolinguistiques khoïsannes, autochtones chasseurs cueilleurs préexistants aux Bantus cultivateurs transhumants et guerriers. http://www.khoisanpeoples.org/indepth/khoi-san-language.htm


    [14] Robert Lepage déplore le «muselage» de «SLĀV» https://www.ledevoir.com/culture/theatre/531876/robert-lepage-reagit-a-l-annulation-de-slav A propos de la graphie lettone - Et du "e" envolé,
    "Plutôt qu'une hypothétique langue balto-slave, les chercheurs s'accordent à penser que ce sont aussi les multiples contacts avec les Slaves durant cette même période ainsi que la slavisation des territoires baltes plus à l'Est durant le Moyen-Age qui expliquent la présence cependant limitée d'un vocabulaire d'origine slave dans la langue lettonne (comme lituanienne). De manière ainsi caractéristique de nombreux mots lettons concernant le christianisme semblent d'origine slave, attestant des premiers contacts établis entre les tribus baltes et des missionnaires ou populations slaves christianisés dès le xe sièclehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Letton
    [15] Conférence de presse, le 11 juillet, 2018  du Groupe montréalaise revendique des mesures pour promouvoir la diversité cul- turelle et s'attaquer aux conditions qui ont mené au conflit SLAV https://drive.google.com/file/d/1_OA1AtJnfCrRD8RyGFx2vyydSnxVJbKn/view

    [16] Autocitation - Billet http://susaufeminicides.blogspot.com/2014/05/bride-ecossaise.html
    • Crédit d'illustrations
    [Illus. 1] Deux portraits en buste peints de l'Ukrainienne,Roxelane, sultane ottomane, dimanche 6 novembre 2011 http://lesaventuresdeuterpe.blogspot.com/2011/11/roxelane-sultane-ottomane.html
    Nat, Portraits de Turcs, Hürrem Sultane, plus connue sous le nom de Roxelane, 17 mars 2008 http://www.dubretzelausimit.com/article-17798715.html

    [Illus. 2Woman and Eunuch in Mecca, 1888 Eunuchs worked in harems and were also employed as guards of religious shrines and monuments, such as the Kaaba in Mecca. C. Snouck Hurgronje (Christiaan Snouck), Mekka, von Dr. C. Snouck Hurgronje. Mit Bilder-Atlas. (Haag: M. Nijhoff, 1888-1889). Asian and Middle Eastern Division, Stephen A. Schwarzman Building, The New York Public Library.v

    [Illus. 3] Jacques Annequin, Olivier Grenouilleau, Reconfigurations (Ve -XVe), esclavages. de Babylone aux Amériques / DP 8097 Du VIIIe au XIVe siècle : flux et reflux - Principales routes du commerce d'esclaves du VIIIe au XIe, La documentation française http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/libris/3303331280972/3303331280972_EX.pdf


    [Illus. 5] 2014 - Carte mondiale des esclaves (36 millionshttps://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2014/11/18/map-the-worlds-36-million-slaves/?utm_term=.0fa042417243

    [Illus. 6] Détail de broderie - Tunic of Balthild, Chemise de Sainte-Balthilde, Chasuble de Chelles, Musée Alfred Bonno, Chelles http://www.chelles.fr/chelles-a-vivre/culture/musee-alfred-bonno/
    Young San girl with old woman embracing, Hardap, Namibia - Bushman/San People. Young girl with old woman embracing. Archaeological evidence suggests that they have lived in Africa for at least 22,000 years.
    • Basiques de l'ethnoblog 

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