samedi 5 mai 2012

Féminicides handicapées

Avant-propos - Définitions des féminicides http://susaufeminicides.blogspot.fr/2011/11/feminicides-definis.html
"Les femmes et les filles handicapées ont trois fois plus de chances d’être victimes de violences physiques et sexuelles et ont moins accès aux services sociaux et aux systèmes d’assistance que les autres femmes. Apprenez-en plus sur le sujet à travers ce discours de Mme Bachelet lors d’une table ronde pendant " United Nations Commission on the Status of Women (CSW)http://www.sudouest.fr/2013/06/26/une-jeune-handicapee-victime-d-une-tournante-1096652-1185.php

  • Du journalisme ? Appeler cinq viols féminicides collectifs en réunion aggravés des besoins sexuels (assouvis, on suppose... )!:((°°°°°-  
Le traitement de cette affaire en dit long sur le proxénétisme et le paternalisme des esprits, formations et milieux journalistiques...http://www.sudouest.fr/2013/06/26/une-jeune-handicapee-victime-d-une-tournante-1096652-1185.php

Haïku du jour
Relax max ?
Au tour de la cour ? http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1220025-relaxes-apres-avoir-viole-une-handicapee-les-5-points-abjects-de-cette-affaire.html

Féminicides aggravés sur personnes handicapées - Taraudée par les féminicides aggravés par l'entourage, avec abus de faiblesse, perpétrés dans la Nièvre par un chauffeur de bus qui avait en charge ces jeunes filles déboussolées dont il a abusé tant et plus pour finir par les assassiner, j'avais à l'esprit d’élaborer un post très très grognon sur les féminicides d’handicapées.

Toute mon enfance, j'ai entendu des blagues et des histoires grasses sur les tarifs "idiots" de l'innocente, de la ravie du coin qui fait office de fille publique et qui n'en fait gorge chaud à la campagne ? Cette coutume m'est revenue sous les yeux également en Nièvre et a fait remonter tous mes souvenirs. Et chaque fois, je me dis, comment le Conseil municipal ne réagit-il pas pour protéger ces femmes qui vieillissent misérablement à faire des passes derrière l'église... ?! Monsieur le Maire n'est-il pas officier de police judiciaire et ne doit-il pas protéger toutes ses administrées ? Depuis que les mairies existent, une seule a-t-elle déjà émis un arrêté pour protéger une de ses filles ? Je serais très reconnaissante à tout administré qui m'en donnerait connaissance.


Puis, j'ai reçu l'article suivant que je suis heureuse de vous présenter, posté tel quel et sans commentaires et critiques (une fois n’est pas coutume :o)) car nos sources concordant. Là non plus et comme à l'accoutumée, l'on ne voit pas que l'agression des filles s'avère toujours plus que sexuelle. Encore une actualité qui montre l'absence de protection à l'oeuvre sur ce plan et l'inéquité, les plaignantes, victimes de féminicides, toujours diminuées en leur parole comme en leurs droits : http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/1883-violeurs-police-et-parole-des-victimes

Toujours mise en cause de parole, tout le monde néglige.. et le violeur s'excuse... de les avoir fait rire !http://www.lavoixdunord.fr/region/le-procureur-requiert-20-000-e-d-amende-contre-l-afapei-ia33b0n547910 

"Féminicides des femmes vivant avec un handicap, et vivant avec celui de leur(s) enfant(s) par Olivier Bousquet, samedi 5 mai 2012
Tabou N°1 : Les femmes vivant avec un handicap exposées aux agressions des hommes
Difficile de trouver des données françaises claires et sourcées qui s'accordent avec celle d'autres pays. Après quelques heures de recherche sur internet, un seul article français cite une étude américaine, le même trouvé il y a 4 ans sur la toile. Cependant d’autres sources francophones apparaissent en un clic. Il m’a paru essentiel de les citer.
L’article français: 2.7 - L'agression sexuelle chez les personnes handicapées
« Problème longtemps méconnu, la maltraitance des handicapés concerne au moins autant les femmes que les hommes, que le handicap soit physique ou mental. L'enquête nationale américaine sur les handicapés montre qu'en ce qui concerne les abus physiques ou sexuels les femmes handicapées et celles ne présentant pas de handicap connaissent autant de risques de rencontrer une situation abusive et lorsqu'elles en ont rencontré une, la moitié d'entre elles ont alors connu un abus de type physique ou sexuel. » « Cependant, 33% des femmes présentant un handicap révèlent avoir été agressées sexuellement l'année précédent l'enquête. Le plus fort risque d'agression venant pour elles, soit d'une personne appartenant à leur réseau d'assistance, soit plus directement par un soignant. » « Enfin, il est important de noter que les durées de ces abus sont nettement plus longues quand les victimes sont des handicapés (Young et col., 1997). La récente étude canadienne sur les enfants handicapés, effectuée en population générale avec un échantillon représentatif, montre combien la situation d'agression sexuelle est modifiée par le handicap. » « Sur l'échantillon de non-handicapés, ce sont les filles qui connaissent le plus d'abus. En population handicapée, ce seront principalement des garçons (65%) qui seront agressés tant physiquement que sexuellement (Sobsey et col., 1997). »
"Le cas particulier des agressions sexuelles en institution :
L'institution est un lieu d'agressions sexuelles, particulièrement pour les enfants présentant un handicap mental. Sur 18 viols sur mineurs enregistrés en l'an 2000, 10 victimes étaient des filles et 4 des garçons, soit respectivement 55,5% et 22% de l'ensemble. Pour les adultes, ce sont aussi les femmes qui en sont principalement les victimes. En dehors des viols ce sont plus fréquemment les garçons qui sont les victimes (52%) (DGAS, 2000). Il faut cependant noter un léger repli de ce phénomène (DGAS, 2000)."
"4.4 - Le psychopathe est rarement un agresseur sexuel :
« Enfin, il est nécessaire de préciser que la psychopathie n'est pas un facteur de risque aggravant pour les agressions sexuelles (hors viols) où les taux de prévalence évoluent entre 3 et 15%"
Ma réserve : L’article ne précise pas quel niveau de preuve statistique permet de conclure cela. Cette affirmation me paraît discutable.
Référence : Les Agressions Sexuelles – Données Épidémiologiques Générales Mr André CIAVALDINI[1] – http://193.49.126.9/conf&rm/conf/confagrsex/RapportsExperts/Ciavaldini.html
Mes réserves : l’étude initiale américaine et la canadienne ne sont ni référencées ni sourcées.
Un taux de 55,5% d’exposition des garçons aux viols et de 22 % d’exposition des filles au viols en institution est avancé alors que le groupe ne comporte pas les 30 personnes nécessaires à une première donnée exploitable statistiquement.
La plus grande vulnérabilité et l’accès facilité pour le prédateur me parait incohérent avec un taux d’agression qui serait équivalent entre les femmes sans particularité et les femmes vivant avec un handicap notamment en raison de:
- L’isolement social
-De difficultés dans la communication, déficit physique ou et des interactions sociales
- Dépendance financière et vis-à-vis de soins d’hygiène corporelle ou et de survie physique liée à une maladie.
- Accès aux démarches administratives potentiellement dépendant de l’agresseur potentiel, y compris pour répondre au questionnaire d’une étude statistique sur les agressions sexuelles.
A noter que la Direction Générale de l'Action Sociale en 2000 émet une circulaire cadrant la problématique, rappelant l’obligation de signalement « immédiat » et établissant des fiches protocoles de signalement : http://www.sante.gouv.fr/fichiers/bo/2002/02-23/a0232164.htm
La maltraitance des personnes handicapées fait l’objet de recherches pour leur prévention :
Un article fort bien sourcé par L’Afmeg, l’Atelier méditerranéen d’études sur le genre est une association antisexistehttp://www.afmeg.info/spip.php?article154
Une analyse poussée des mécanismes freinant la levée du tabou par Roger SALBREUX « Handicapés… soi, l’autre, autrui / La violence de l’institution : récits et repères »
Données canadiennes:
« En 2008, les statistiques policières du Québec sur les agressions sexuelles révélaient que :
♦ 5341 infractions sexuelles ont été enregistrées par les corps policiers;
♦ 83% des victimes d’agression sexuelle sont de sexe féminin;
♦ 98% des auteurs présumés sont de sexe masculin.
"Les agressions sexuelles demeurent un acte criminel dont le taux de dénonciation à la police est très bas. »
En 2004, selon statistiques :
♦ Les personnes avec incapacité âgées de 15 à 44 ans sont deux fois plus souvent victimes d’agression sexuelle que les personnes sans incapacité du même groupe d’âge.
♦ Les personnes ayant un problème de santé mentale ou une déficience intellectuelle enregistrent un taux de victimisation, ce qui inclut les crimes violents, quatre fois plus élevé que celui des personnes n’ayant pas de problème de santé mentale ou une déficience intellectuelle. Les enfants handicapés sont plus particulièrement à risque d’être victimes d’agression sexuelle.
♦ Les personnes ayant une incapacité sont deux à trois fois plus susceptibles de subir les formes les plus graves de violence conjugale comme être agressées sexuellement, être battues ou frappées, ou encore être menacées à l’aide d’une arme.
Une étude révèle que la majorité des femmes ayant une déficience intellectuelle a été victime d’une agression sexuelle au moins une fois dans sa vie.
Selon une autre source, entre 40% et 70% d’entre elles auraient été agressées avant l’âge de 18 ans.
Source canadienne:
En Belgique:
"Persephone , l’Association belge pour femmes handicapées ou ayant une maladie chronique, publie une étude sur les violences que subissent les femmes handicapées en Belgique. Cette étude, parue pour la première fois en 2002, a été mise à jour en mai 2008. Les auteurs dressent un bilan de l’état actuel des recherches en la matière et proposent des méthodes préventives pour enrayer le phénomène."
L’étude : de Persephone
Extait : « Les femmes handicapées physiques ou mentales sont plus fragiles que les femmes valides et de ce fait plus souvent victimes. Quand je parle de violences, je ne parle pas de sacs arrachés (incident que l’on peut prévenir en ne prenant pas de sac), mais de ce que l’on qualifie de «violence au foyer, en famille »: la maltraitance et l’abus sexuel. Cette forme cachée de violence arrive souvent. Personne ne mettra en cause qu’en cas de maltraitance l’auteur est souvent un être proche de la victime, mais dans les cas d’abus sexuels c’est également le cas. L’on dit souvent que l’on peut éviter le danger en évitant les ruelles sombres ou les endroits isolés, mais 80 à
95% des auteurs sont des personnes connues par la victime. Des personnes en qui normalement l’on peut avoir confiance: pères, oncles, assistants, thérapeutes et collègues…. En bref, des gens que l’on rencontre tous les jours. Ce pourcentage vous effraye probablement, tout autant que moi d’ailleurs."
"Une étude de l’université du Michigan aux États-Unis révèle des chiffres encore plus pénibles: 44% de toutes les femmes séjournant dans une institution deviennent victimes d’abus sexuels. La moitié d’entre elles plus d’une fois !
Il y a 8 ans, à New York,un programme a été lancé pour prévenir et enrayer la maltraitance d’enfants handicapés physiques jusqu’à 18 ans. On a alors constaté que 83% des filles handicapées étaient abusées sexuellement, contre 33% des filles valides.
Heureusement, les États-Unis ne sont pas la Belgique, mais ici également les chiffres sont alarmants: la Néerlandaise, Nel Draier a constaté que sur toute la population hollandaise 1 sur 6 à 7 filles étaient victimes d’abus avant leurs 16 ans et cela par un proche. Des chiffres spécifiques à propos de filles et femmes handicapées font défaut. La seule chose dont nous sommes certains, est que le nombre de victimes sera plus élevé que 1 sur 6 à 7."
Perséphone asbl Violence à l'égard de femmes handicapées Mai 2008 page 5.
Tabou N°2 : Les femmes vivant avec leur(s) enfant handicapé(s) exposées aux agressions d’un conjoint violent
Comment s’affranchir d’un conjoint violent quand il faut rester à la maison s’occuper en permanence de son (ses) enfant(s) handicapé(s) ?
La situation reste par définition durable, elle peut notamment être aggravée par :
- La vulnérabilité de l’enfant par menace de séparation avec la mère et l'exposition aux institutions
- Les menaces directes sur l’enfant
- Le chantage sur la mère
- La dépendance financière accrue
- L’isolement social quand il faut rester à la maison s’occuper en permanence de son (ses) enfant(s) handicapé(s)
- la dépendance administrative liée au bon vouloir du conjoint vis à vis de la Sécurité Sociale et la Maison Départementale des Personnes Handicapées.
- les propos d’un professionnel de santé incriminant les compétences maternelles dans la cause de l’état de santé l’enfant, qui renforcent le conjoint dans sa domination et lui donne un argument justificateur qui potentialise sa toute puissance.
Ce point fera l’objet d’un article qui listera des erreurs commises vis-à-vis des Troubles Envahissants du Développement tel que l’Autisme et d’autres diagnostics associés ou différentiels comme les dysphasies, les dyspraxies...ect
Il peut être aidant de faire connaître les phrases d'investigations erronées susceptibles d’intervenir dans tout entretien social, paramédical, médical, ou juridique qui s’apparentent à un jugement de valeur, à une dérive thérapeutique ou à une conduite sectaire.
Respectueusement à toutes, Olivier Bousquet - Infirmier - Parent d'enfant avec un TED (Trouble envahissant du développement)
N.B: fiche de survie pour les mères en prise avec un conjoint violent : http://troubles-du-spectre-autistique.e-monsite.com/pages/survie-des-mamans/page.html"

2 commentaires:

  1. Les liens ne sont pas actifs et la présentation moins pratique en raison de l'origine Facebook. Voici un version active et visuellement améliorée:https://docs.google.com/document/d/16w0zGn_CGrXg3VUPH0qy-iS4BLGc3JrPZH3Pf1RhgcE/edit
    Olivier Bousquet

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    1. Tous les liens ont été activés -colorés rose cochonou- actifs...

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