mercredi 25 juillet 2012

Citoyenne Olympe

"Pensez à moi et souvenez-vous de l’action que j’ai menée en faveur des femmes !
Je suis certaine que nous triompherons un jour !"
Marie Gouze, alias Marie-Olympe de Gouges
Testament, 4 Juin 1793, l'an deuxième de la République française


Enfin admise en tribune en 2016, elle retrouve sa tête perdue le 7 novembre 1793. Son buste en statue à l'Assemblée Nationale, dernier de ses portraits, est le plus beau,je l'ajoute en place du lavis bleu poussé plus bas. 

Illus. 1 - Buste en marbre d'Olympe de Gouge ,Jeanne Spehar et Fabrice Gloux à l'Assemblée Nationale le 19 octobre 2016
http://www.lcp.fr/afp/la-feministe-olympe-de-gouges-statufiee-entre-lassemblee
"... l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements" figure sur le piédestal du buste réalisé par Jeanne Spehar et Fabrice Gloux"
Comment se fait-il qu'aucune investigation ne nous assure qu'elle n'ait pas été plagiée dans la rédaction des Droits de l'homme ? Tout de même curieux cet enfouissement d'un texte aussi puissant et décisif de droits universels fondamentaux... car il fait plus que compléter ceux de l'Homme et du Citoyen, on le dirait préliminaire que je n'en serais point étonnée.

"Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne" qui sera présentée à l’Assemblée Nationale le 28 octobre 1791. Elle aurait du mettre la majuscule à Femme et à Citoyenne, qui du coup aurait basculé en épi sur la scène.[1] Pas tout mettre en majuscule, juste les deux mots. Un peu comme la Victime, un homme peut l'être, ce féminin épicène le montre.
Cela ne ferait pas des droits féminins, n'ayez crainte, un peu comme être humain, quand humain parait signifier de l'Homme, pourtant où l'on ne peut substituer, et faire "être de l'Homme". Je n'avais nullement abordé ce point mais j'ai du l'examiner précisément car il a fallu que je rencontre des personnes qui m'agressèrent que je ne serais pas suffisamment féministe, pas humaniste, car je n'employais pas l'expression "droits humains" consacrée par l'inclusivisme, fort offensif ces temps derniers.
Ne devrait-elle pas être reconnue comme égérie du "black feminism" puisque y antécédant décisivement et les esclaves n'ayant pas eu l'opportunité d'apprendre à écrire et lire, comme on le sait, il fallait bien que d'autres voix que les leurs les incarnent en parchemins.

Illus. 2 - http://www.tombes-sepultures.com/crbst_26.html
http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article195
Devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes d’humanisme en général et son rôle important dans l’histoire des idées et de la lutte contre l'esclavage des noirs africains. A défaut que l'histoire note aussi clairement que Bathilde, ancienne esclave, fût la première à interdire l'esclavage, précédant Olympe... Et, en effet, on s'étonne que le Nord continua longtemps le "slavage", alors pourquoi pas les Francs, nos ancêtres ?
"L’artiste, qui proposa le personnage de Sainte Bathilde, souligna que "ce qui distingue le gouvernement de Bathilde, c’est l’abolition de l’esclavage". La tradition lui attribue en effet l’interdiction des marchés d’esclaves sur ses terres, provoquant la disparition de l’esclavage dans les royaumes francs." [2]
Bien plus progressiste que les hommes de son temps, qui trouvèrent moyen de reléguer les droits politiques sous des aiguilles à tricoter, tricoteuses qui faisaient chorus sur les bancs, ou moins élégamment appelées à faire office de claque tout en gardant vertu... ? Les torchons ne se privèrent pas de la salir avec nous toutes...
"La feuille de Salut Public : "Elle voulut être homme d'Etat. Il semble que la loi ait puni cette conspiratrice d'avoir oublié les vertus qui conviennent à son sexe"."[3]
De fait, serions-nous environ 32 715 348 citoyennes invisibles dans un texte juridique fondateur, constitutionnel, en vigueur.
Bien plus qu'une case qui a sauté... Mais aussi devant l'offensive pour abattre, freiner, voire annihiler les droits issus de la déclaration de 1789, ce serait également moyen de la renforcer que d'y rajouter les citoyennes en soutien et par justice ! Et si vous me dîtes, chipotant, soit, mais ne s'impose pas. Je vous répondrais, certes, cependant la Constitution de 1958, art 55 intégrant le principe du monisme, les chartes, pactes et conventions sans relativisme d'aucune sorte, pas plus de sexe que d'origine, sont applicables. Cf. Constitution française de 1946  §26 indique que 
« les traités régulièrement ratifiés et publiés ont force de loi sans qu'il soit besoin d'autres dispositions législatives que celles qui auraient été nécessaires pour assurer sa ratification ». Cette voie est confirmée par le décret du 14 mars 1953 (ratification & publication des engagements internationaux de la France) et la Constitution de 1958, art 55. Voir p. 229-230 Nguyen Quoc DinhDroit international publicLGDJ, 1999
L'olympienne démocratie athénienne -sans les femmes, et les esclaves, ou qui garde les femmes serves ou esclaves- perdure... La satire de l'Assemblée des femmes d'Aristophane au Vème siècle avant notre ère montre que la revendication féministe de droits civiques existaient déjà sinon il n'y aurait pas eu lieu de s'en gausser...[4]

Opposé à cette démocratie, il est parfois également donné pour féministe et aurait donc habilement inscrit "son féminisme" en humour ? Réussi.[5]

1790Nicolas de Condorcet et Etta Palm d'Aelders appelaient déjà le parlement à étendre les droits civils et politiques aux femmes ! Lettre morte. Sans oublier de faire gaffe, les nénettes, c'est toujours d'actualité :
"Olympe de Gouges, Théroigne de Méricourt, Claire Lacombe, bien d’autres encore, chacune à sa manière, tentèrent de situer la place des femmes dans l’universalité des droits, tout comme Mary Wollstonecraft, en Angleterre. Ouverture si grande que Condorcet, en théorie, a pu développer la logique ultime de l’égalité jusqu’à penser possible l’égalité civique entre hommes et femmes. Mais le sens du combat politique, républicain, pour l’essentiel, ne pouvait être compris qu’au masculin."[6]
L'universel de l'humanité étant rien moins qu'abstraction, une seule espèce humaine à la bonne connaissance de toutes et tous. Nulle singularité car rien de singulier dans l'universalité, juste une grande idée promue par la Révolution Française, au point que très rapidement, à l'échelle des millénaires, repris dans maints écrits les déclarations 89, reprises en 48 et 50, pactes et chartes, conventions, pas de soumission au relativisme ! Féminicide politique, lorsqu'une femme gêne... assassinée guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, après que
"Son fils, l’adjudant général Aubry de Gouges, par crainte d’être inquiété, la renia publiquement dans une « profession de foi civique" 
Se réjouissant de l'exécution de plusieurs femmes et surtout de la sienne : 
"(...) virago, la femme-homme, l’impudente Olympe de Gouges qui la première institua des sociétés de femmes, abandonna les soins de son ménage, [...] Vous sentirez que vous ne serez vraiment intéressantes et dignes d’estime que lorsque vous serez ce que la nature a voulu que vous fussiez. Nous voulons que les femmes soient respectées, c’est pourquoi nous les forcerons à se respecter elles-mêmes." Procureur de la Commune de Paris, Pierre-Gaspard Chaumette[7]
Passons outre la destruction de sa respectabilité politique...
"au mépris de toute vraisemblance, qu'Olympe de Gouges fut une contre-révolutionnaire favorable à la loi martiale !"[8]
Ou bien, grand classique, de ce qu'elle aurait été prostituée de luxe, courtisane, l'accorte escorte montée à l'échafaud...
"une interprétation erronée du romancier Henri Pigaillem qui lui-même s’appuie sur une petite phrase décontextualisée (...) Le baron de Grimm avait fait en 1793 une insinuation malveillante et infondée,  au sujet d’Olympe de Gouges, dans la recension qu’il avait donnée de l'une de ses pièces : « Née avec une jolie figure, son unique patrimoine, elle n'était depuis longtemps connue à Paris que par les faveurs dont elle comblait ses concitoyens...""[9]
Le citoyen n'est donc pas être abstrait asexué, en l'occurrence, car ils avaient bien rayé la citoyenne des listes de la vie politique délibérément.
"Parmi les progrès de l'esprit humain les plus importants pour le bonheur général, nous devons compter l'entière destruction des préjugés qui ont établi entre les deux sexes une inégalité de droits funeste à celui même qu'elle justifie" Condorcet, Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain - fragment sur l'Atlantide, GF Flammarion, Paris, 1988, p. 286-287
En 1833, une autre voix féministe avant l'heure revendiquera l'application des droits de l'homme aux femmes -preuve entière de ce qu'ils ne l'étaient toujours aucunement en France- Appel d’une femme au peuple sur l’affranchissement de la femme.[10]

Et qui sait si avant cela, on ne lui avait pas plagié sa déclaration, bien rognée aux entournures ? Rhabillée la plume, bavarde comme une pie, bien taillée. Ou fessée ? On veut toujours faire taire les vilaines filles !?
  • Sans plonger dans l'anachronisme "rétrograde" (au sens de Henri Bergson), quels moyens avaient les insoumises de survivre et parce que l'on peut être féministe et rire à gorge déployée de la santé, la liberté de propos et l'humour de Théroigne de Méricourt
Attention, c'est salé, prenez votre bouteille d'eau minérale, en cas de pépie... Elle avait le XVIIIe piquant et le catéchisme osé - crêbleu ! Les tricoteuses, témoins à la solde de la claque ne l'ont pas ratée. Elle s'alla boire jusqu'à la lie le calice de vains révolutionnaires à l'asile des aliénés.[11]
Ces deux-là furent plus qu'oubliées... dévastées du fait de leur féminisme, snobées et biffées par les hoministes (pas par les humanistes, sachez toute la nuance).[12]
  • Et Jeanne-Marie ou Manon Philippon (1754-1793), la connaissez-vous ?
"...Je devais naître femme spartiate ou romaine, ou du moins homme français. [...] Mon esprit et mon coeur trouvent de toute part les entraves de l'opinion, les fers des préjugés, et toute ma force s'épuise à secouer vainement mes chaînes. O liberté, idole des âmes fortes, aliment des vertus, tu n'es pour moi qu'un nom !" Mémoires de Madame Roland - Jeanne-Marie ou Manon Philippon (1754-1793)."[13]
(Peuchère, faire femme romaine, domina dominée, pas vraiment le pied non plus- Sparte, ce serait un peu mieux, sans doute, quoi que seulement si elle n'avait pas été ilote)

En Déclaration des droits universels de l'Homme et du Citoyen - Où sont passées toutes les citoyennes ? Ils ont refusé ! Citoyennes, restez à la porte de l'assemblée, seules les tricoteuses pour faire tapisserie et les femmes de ménage entrent pour essuyer la boue des bottes des vaillants citoyens zélus zélés cumulards. cf. Lettres de France p. 246[14

Illus. 3 - grâce à http://www.facebook.com/#!/oliva.blanco sur http://www.feminicidio.net/index.php?option=com_content&view=article&id=67&Itemid=8
Au contemporain, sur le fait que "citoyen" et "homme" sont épicènes - Il est à savoir que l'instauration de l'épicénie féminine ferait féminisme au bénéfice de la finesse descriptive de rebondir sur l'épicène masculin dominant, plutôt que de coller un "e" exigé de devenir systématiquement de genre sémantique bloqué -jusqu'ici la souplesse était de mise et ajouter au radical masculin toujours le si féminin "e" rigidifie le genre non marqué- (comme pour le "e" de cheffe, étymologiquement de cap, la tête), exemple :

"Un victime" permettrait d'être précis sur le sexe de la personne ? Puisque l'on ne peut obliger à mettre un adjectif qui de suite éclaire la scène. "Une chef" (plutôt que cheffe qui grince), de même, comme "une mineur" (plutôt que mineuse)

Autant remplacer par "de la Citoyenneté", si le citoyen seul nous froisse.
Contracture, courbatures en vue - La formulation des droits de l'homme aurait mauvaise presse mais nous verrons plus loin que vouloir les transformer en droits humains, barbarisme de human rights littéralement traduits (sauf que redoubler hum.. avec man n'est pas différent de hom... ) ne serait pas plus féministe ou même humaniste. Qui peut croire en français que les droits de l'être ou des êtres humains pourraient rétrécir en droits humains qui voudraient dire pareil, alors que c'est bien faux ? Si vraiment homme était si gênant, il suffit de passer à être humain, human being, et plus de soupçon possible de cacher les femmes dans un tiroir de la cuisine ou à la cave. La contraction elliptique de droits des êtres humains (tant qu'à faire, on est sur que les enfants y sont blottis), non synonyme de droits humains, ne fait que favoriser l'offensive linguistique anglo-saxonne et son droit coutumier qui combat la morale à la romaine dans le Droit, qui gêne le commerce, les échanges fructueux du libéralisme économique, autrement dit. Hu-man being étant composé de men et wo-men (toujours la même racine qui peut être dans homo aussi sise) - L'homme, hommes et femmes (on ne dit pas mâle et femelle et la déclaration ne dit pas "du mâle", soit "masculin") ensemble en semblables, au singulier dans la déclaration est synonyme de "human being", Cela semble donc une nouveauté qui ne dit rien de plus. https://www.persee.fr/doc/mots_0243-6450_2001_num_65_1_2494
  • Cette première remarque nous mènera plus loin à tenter de saisir en quoi s'il s'agit d'une fausse bonne amélioration que le gouvernement d'un pays impose en documents officiels "human" à toutes les sauces : L'expression "droits humains" ne parait pas en devenir plus universaliste d'être chérie par un exécutif, et en quoi ne serait-elle pas misogyne ? Restant un anglicisme fondé sur la même racine qu'homme, humus, homo -Humus, matières organiques, ou purée de pois chiche ? ;) http://cuisinemoiunmouton.com/recette-du-houmous/
Un test simple m'a été inspiré par les explications lusophones de la chronologie ayant abouti à la Loi Maria de Penha dite des féminicides.
https://dossies.agenciapatriciagalvao.org.br/feminicidio/cronologia-dos-direitos-das-mulheres/


Dire les "droits humains des femmes" -direitos humanos das mulheres, ou human rights of women- car l'on introduit l'idée séparatiste, virant la mixité en universalité, boîte et sonne mal. Alors que l'on sait qu'universalisme en temps et lieu considère les deux sexes depuis le départ, voir l'article "sans distinction de sexe", ces droits humains des femmes ou de la femme (historiquement nous ne sommes pas l'espèce "feo sapiens sapiens" mais 'homo sapiens sapiens') laisse supposer qu'il y aurait des "droits universels des hommes" (ce qui n'est pas de l'homme) et non pour elles les femmes. C'est une façon détournée mais certaine de s'attaquer aux fondements, en les lisant de travers pour les faire passer pour plus mauvais qu'ils ne sont, de la Déclaration 1789 à abattre (vieille querelle de qui définit mieux la liberté, au sens des britanniques ce seraient eux et leur droit continuant à être communautaire)
On y pourra voir facilement que celle-ci n'inclut pas plus les femmes mais fait seulement mine car ce n'est que le reflet d'une pression identitaro-inclusiviste, individualiste et libérale anglo saxonne (historiquement antiféministe, rappelons-le, et le restant), juridiquement se situant à l'opposé des "droits naturels" universels. Ne vaudrait-il pas tellement mieux décider d'adopter "droits et devoirs universels des êtres humains", de bonne langue française ?
  • Propositions de dépoussiérage
En préalable, il faut noter que l'Acte constitutionnel note exactement "Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen"- En langue française, la majuscule désigne le nom propre, signifiant en l'occurrence l'ensemble de la population majeure.
[Ilus. 4]
a) Devant être réhabilitée comme toute victime de féminicide politique -politiquement abattue au motif de son sexe féminin interdit de s'exprimer et agir librement à l'égale- son texte doit être cité, récité et promu. Mais aussi, remplacer toujours et d'urgence "le Citoyen", dont il est temps qu'il soit porté pâle (cf. le titre de la déclaration de 1789, texte fondateur toujours en vigueur en pack constitutionnel sur Legifrance) par "de la Citoyenneté", tout de même grandi en trois siècles -


Puisque cela nous est dit bien clairement, l'on nous a refusé le droit de cité... C'est donc une blague pour nous faire taire que cette historiette de homme, être abstrait dans l'absolu... et que l'on ne peut diviser ? C'est bien eux et non pas elles qui nous ont divisées, quoi que...[15]

b) Ecrivons donc autrement pour marquer la prise de conscience, Droits Universels de l'Humanité ou bien Droits Universels de la Citoyenneté, tout simplement- Encore plus simplement pour éviter la racine homo trop homonyme de uomo virile, ou calons-nous sur DROITS UNIVERSELS précédés de DEVOIRS, ce sera plus digeste, équilibré ? 

Ou tant qu'à faire de l'épicène... transformons en "Humanité", si l'on ne veut pas évacuer l'humanisme historique, là où sont vraiment embrassés citoyens et citoyennes, et puis, peut-être "devoirs & droits" ! Et fi de la démocratie à l'athénienne, où femmes écartées du pouvoir, et ne servant qu'aux usages subalternes... Cela concerne donc également le texte des Nations Unies. Trois fondations majeures. Allez passez la quatrième, qu'elle soit citoyenne, enfin !


1. 1789 - http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp 26 août 1789


2. 1948 - dite Charte - Déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 aux Nations Unies - en son préambule, emploie de même "droits fondamentaux de l'homme" (qui n'y veut pas dire droit des mâles de l'espèce humaine), pas plus que la Déclaration de 1789 ne parle que des hommes, car elle parle de l'homme, en temps qu'espèce humaine qui comprend tous ses membres,
"Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.http://www.textes.justice.gouv.fr/textes-fondamentaux-10086/droits-de-lhomme-et-libertes-fondamentales-10087/declaration-universelle-des-droits-de-lhomme-de-1948-11038.html  
Le texte du préambule et de la déclaration est inamovible. Sa version en français, composée de 30 articles, est un original officiel, signé et approuvé par les membres fondateurs de l'Organisation des Nations unies, et non une traduction approuvée." 
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_universelle_des_droits_de_l%27homme

Cette résolution ONU 217 n'a pas oublié les femmes grâce à celles, au nombre de huit, qui contribuèrent à la mettre sur pied. Et, en  particulier, ce fût Marie-Hélène Lefaucheux qui fit rajouter en article 2 la mention de non discrimination de sexe. Ainsi la baudruche du procès en sorcellerie pour machisme ne peut que se dégonfler au sujet de nos droits de l'homme en français et féministe. https://onu.delegfrance.org/Marie-Helene-Lefaucheux-et-Rene-Cassin-leur-contribution-aux-droits-de-l-Homme

L'expression actuelle à laquelle joue l'ONU révoltante de réécrire l'histoire d'alors, toutes les notions d'égalité des sexes à l'époque demandées et ajoutées furent de "sexe" et de rien d'autre ! cf. Ces femmes qui ont façonné la Déclaration universelle des droits de l'homme https://news.un.org/fr/story/2018/12/1031351

Mais aussi, l'accusation de "terminologie dépassée et discriminatoire" "Par le collectif Droits humains pour tou-te-s-" pour l'expression 1945 et 1948 traduit quelque arrogance et un
manque certain de confiance dans la peu connue Marie-Hélène Lefaucheux et René Cassin ?
L'accusation de "terminologie dépassée et discriminatoire" "Par le collectif Droits humains pour tou-te-s"v pour l'expression 1945 et 1948 traduit quelques arrogances et un
manque certain de confiance dans la rédactrice peu connue Marie-Hélène Lefaucheux et René Cassin ? Sans compter que jamais il n'y eût inscrit du genre à tous les étages par ces deux personnes mais bien du sexe, considérant la discrimination sexiste dont ils étaient conscients. https://www.liberation.fr/societe/2015/07/13/remplacons-droits-de-l-homme-par-droits-humains_1347376

3. 1950 - dite CEDH - http://www.un.org/fr/documents/udhr/ 4 novembre 1950 - Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme - 7 décembre 2000 - Proclamation du Conseil européen de Nice de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne


- Depuis 1977, le jour de célébration NU (non, ce n'est pas ce que vous croyez, voyeurs, c'est Nations Unies) du 8 mars devrait être férié -cela nous changerait enfin des fêtes en l'honneur de saints qui ne nous concernent pas- qui s'appelle originellement et exactement 

"Journée pour les droits de la Femme et la paix internationale"

Tous ont glissé sous le tapis la seule complète déclaration universelle de Marie-Olympe, comme toutes les femmes réclamant Droit et Justice, écartées, interdites de siéger... Peu importe qu'on l'eût fait passer pour semi-mondaine (une sorte d'"escort")  et bourgeoise, passée au féminicide d'une autre fine lame, la guillotine. Ils ont tué ma grand mère, elles sont légions qui sont mortes pour nous, le fichu au cou. Mais elle savait écrire cette fine plume,
"Publiée en 1791, dans l’effervescence de la Révolution, cette Déclaration des droits de la femme représente l’universalisation de la Déclaration des droits de l’homme. En insistant sur l’appartenance du beau sexe au genre humain, on peut dire d’elle qu’elle est la toute première et véritable Déclaration UNIVERSELLE des droits de l’Homme, en général." Olivier Gaiffe  http://audiolivres.wordpress.com/2009/03/25/olympe-de-gouges-declaration-des-droits-de-la-femme-et-de-la-citoyenne/ Le texte dit by   http://www.archive.org/download/OlympeDeGouges 
Voilà où menée une grande femme 
Ce que je demande solennellement, à présent que nos sociétés habitent les Droits Universels et les exigent sans cesse, composés également de femmes, d'hommes et d'enfants, que j'aurais tendance à surnommer pour ma part "Droits & Devoirs", c'est de les améliorer ! En prenant bien précaution de démêler auparavant cet écheveau :
"Prima facie, l’usage performatif des énoncés normatifs a quelque chose de paradoxal dans le cas des préceptes de droit naturel, dont les droits de l’homme forment le cas exemplaire. En effet, les propositions juridiques « naturelles » sont censées jouir d’une validité indépendante, supérieure à celle du droit positif ; elles ne peuvent être conférées par un pouvoir politique ; celui-ci ne peut que les reconnaître." http://aad.revues.org/770
Certainement, Eleanor Roosvelt voulait prendre le relais de Mary et Marie lorsqu'elle rua dans les brancards pour le titre à l'ONU et obtint "human rights". Un glissement se produira supplémentaire ensuite. Nota bene - Etant insuffisamment outillée, je ne discuterais pas au fond de l'anglais men rights, qui seraient traduits me semble t il  par droits des hommes, et là en effet la formule parait plus explicitement exclusive, ainsi ER se serait insurgée avec raison contre men, les hommes, qui n'est pas l'homme, avec raison - Attention de ne pas mettre l'histoire cul par dessus chef, elle s'est probablement dressée contre la mauvaise traduction anglaise de "de l'homme" par "men"
Alors que la traduction de "l'homme" épicène devrait en être "human being" ! Est-ce bien raisonnable, et bien français, et tout à fait féministe ? On ne parle pas du substantif "Humain" prenant toute l'espèce mais d'espèce humaine et d'être humain - Une erreur de traduction qui aide à la confusion : Quelle surprise de trouver "Droits de l'homme" traduits par "men rights" en 2002, et depuis lors personne ne se pose de questions ?! https://www.conseil-constitutionnel.fr/sites/default/files/as/root/bank_mm/anglais/cst2.pdf
En effet en français, l'on utilise le vocable homme pour être humain concernant l'espèce humaine entière, il n'y a donc aucune raison de subitement traduire exclusivement par "man" ou au pluriel "men", n'étant pas synonyme de "human being".

Ainsi dans la phrase suivante, l'on voit bien que l'homme embrassant les deux sexes puisque personne n'imaginera que seuls les membres masculins vont se redresser, les membres féminins de l'homme ne vont pas rester à quatre pattes... Et bien sur le dessin en bien faux induisant à l'erreur que l'espèce humaine n'aurait été constituée que de barbus :) contribuant à une méconnaissance de la langue. La langue française n'est pas en cause mais simplement une représentation picturale erronée.

"Au cours de son évolutionl'homme se redresse pour marcherhttps://www.hominides.com/html/theories/evolution-de-l-homme-representation-dessin.php
L'argument du "droits humains", qualificatif, qui diraient le sexe féminin mieux que ne le fait "droits de l'homme", génitif, parait illusoire car diversité, visibilité, féminisme n'en sont pas plus garantis en prétendus. Les droits de la personne humaine, donnés en synonyme prépondérant de droits humains qui semblent flirter avec "les droits naturels et imprescriptibles" valables en tous lieux et temps et antérieurs à tout pouvoir établi ne se révèlent en fait que leurs contraires facilitant des déclinaisons de droits individuels au détriment de droit commun. L'examen détaillé du contexte de langue et droit anglosaxon dont les droits humains sont issus ne démontre aucun féminisme supplémentaire, si ce n'est l'inverse.

En outre, changer une expression par une autre sans avoir tout dûment analysé historiquement et sémantiquement, en débat public et concertation avec toutes, serait préjudiciable à n'en pas douter. Où l'on va voir que l'expression "Droits Humains" se trouve imposée sans concertation, ni débat, comme fût fait "Droits de l'Homme" en 1789 et en 1948 -ce qui n'a pas à se reproduire au XXIème- et en quoi réparés les torts faits aux femmes par la Révolution française et l'ONU à suivre ?

Sur la question qui serait de faire valoir "Droits humains", expression championne des "inclusifs" et des Zeromachos (association -abolitionniste- suscitée par Florence Montreynaud, déjà de fondation de l'association Chiennes de garde. 
http://libertees.blog.lemonde.fr/2012/06/19/libertetes-de-juin-entretien-avec-patric-jean-et-frederic-robert-de-zero-macho/ )

Son porte voix indique, et où l'on voit que être humain aussi masculin que l'homme car l'expression n'a rien de neutre, pas plus que l'être lui-même en fait n'étant pas unique :

"On dit d'ailleurs "traite des êtres humains" et non "traite de l'homme", ce qui ne choque personne." http://blogs.mediapart.fr/blog/patricjean/080415/droits-humains-vs-droits-de-lhomme
Directement du latin au français - Homme majusculaire* reste la traduction du latin taxinomique, Homo sapiens sapiens, pourquoi faire ensuite un détour par l'anglais "human", alors qu'on peut aller directement du latin au français ?

Personne ne fait d'histoire et comprend bien que personne n'est exclu de l'espèce, lorsque par exemple l'on dit, 
"le chimpanzé, l'homme et le cochon, tous mammifères sont des omnivores"
Le terme homo, homme, ici, est espèce et non pas sexe masculin. L'obsession doit cesser, ils ne sont pas le centre du monde.
  • De l'idée de droit naturel à la liberté
Des Anglosaxons ont traduit tardivement les Droits de l'Homme par Human Rights (avant la déclaration française de 1789, alors que ne figurant pas dans le texte basique qui vient le  le Bill of Rights qui ne mentionne nul "Human Rights)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_l%27homme#Grands_textes_.28XIIIe_-_XVIIe.C2.A0si.C3.A8cles.29

Au sujet de la racine homo qui fait l'hominidé, l'humain et ou l'Homme, et la personne


La dernière colonne des Homo sapiens sapiens, dit "Humains modernes"
(la 1ère de l'ancêtre commun Neanderthal, la 2ème prend note d'une branche Néanderthal métissant Homo sapiens)
Extrait de http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/8660940.stm
1758  - Linné appelle l'espèce "homo" sans que cela donne quelque prérogative ou privilège au sexe masculin étymologiquement, 
"Dérivé de humus (« terre ») avec le suffixe -o ; apparenté au lituanien žmogus (« homme »), au vieil anglais guma, au tchèque zeman (« propriétaire terrien »). Faisait archaïquement hĕmo (voir benus pour un développement similaire) ; de là nemo (« personne »), le radical humus se retrouve dans son dérivé humanus."
Et donc, quoi de nouveau sous le soleil, "humain" contraction de "être humain", quoi de féminin ouvertement qui ne soit dans l'ombre de l'être, plus féministe, plus universaliste, en quoi ? Tout venant de "homo" (qui ne signifie pas identique ou similaire en l'occurrence). Toujours un peu sous l'aile de l'"andro", "anthropo", majuscule ou pas, il n'en reste pas moins que la moitié incluse hors de vue pourtant toujours, c'est donc ailleurs qu'est le vice caché ?

Cela parait également anthropocentrique et nier le versus devoir des droits, de plus que cela donne à réfléchir à ce qu'est ce qu'impliquerait des droits inhumains... ?

Et puis Amnesy les mit à la mode ces droits humains qu'elle nous rabâche en gommant les femmes, assujetties à rester serves sexuelles, mais ne bouge que fort peu le petit doigt malgré ses nombreux rapports d'enfants et  femmes molestées de ci-de là et ci-devant-derrière - voir ici archivés quelques rapports qui s'étouffent dans leurs tiroirs : au Nord 
http://susaufeminicides.blogspot.fr/2010/03/les-victimes-de-viol-feminicides.html &
à l'Est http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/04/agynie-des-mineures-feminicides.html

MAJ 2015 - Sans parler de leur dernier fait d'arme tolérant du servage sexuel qui serait la nouvelle définition du travail... toute activité humaine même inhumaine par principe pourrait être étiquetée travail même, au motif que le consentement acheté ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/2015/09/servage-sexuel-non-merci.html

Pas encore suffisante la proportion féminicide ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/2013/01/planetarium-des-feminicides.html

Déploration de l'inhumanité unanimement réprouvée, soit, mais pourquoi laisser croire que le droit pourrait être inhumain ? Les coutumes et lois érigées par Un le sont à coup sûr. Il est vrai que beaucoup de tyrans s'exercèrent à plus que leurs droits, ce furent donc eux qui surent être plus qu'inhumains, pas le Droit !

Des "sacrifices humains", alors qu'ils sont inhumains... - Mais revenons à l'emploi de l'adjectif humain que l'on voudrait ériger en norme linguistique, à partir d'un jargon universitaire identitaire et culturaliste américain qui traduit de travers les Droits de l'homme et du citoyen juste pour contrer l'esprit français qu'il veut dominer. La colonisation économico-culturelle américaine post 1945 tente de raffermir ses positions envahissantes ?


Rituel de sacrifice humain "capacocha" - Momie andine  de jeune fille sacrifiée 
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/science/2013/07/30/002-momies-inca-enfants-drogue-coca-rituel.shtml
A examiner cet adjectif qualificatif "humain", parfois pris en substantif, "l'humain", qui couvre des actes consciemment inhumains, une politiste nous a abondé de quelques éléments de réflexion à ce sujet :
"Les Droits de l’Homme sont essentiellement une fiction conceptuelle (et juridique) où l’« Homme » ne renvoie pas à une réalité anthropologique, c’est-à-dire que le terme n’est pas à comprendre numériquement, en sorte que ce fondement n’incluerait pas les femmes. Il serait évidemment possible d’objecter qu’on aurait pu très bien proposer la Femme comme entité conceptuelle au fondement des droits de l’individu, et que ce choix révèle déjà le patriarcalisme desdits « Droits ». Mais, à mon sens, il ne s’agit pas seulement d’un usage arbitraire de la langue. L’Homme est une catégorie « transcendantale », en d’autres termes, il s’agit d’une catégorie sans laquelle on ne peut penser et qui, en particulier, sous-tend une fiction pré-politique spécifiquement moderne, selon laquelle l’individu est un être rationnel disposant de droits naturels conformes aux inclinations qui lui sont propres. Ces inclinations trouvent différentes spécifications selon les théoriciens – par exemple, chez Hobbes, l’homme use de sa raison pour trouver les moyens de sa conservation ; le droit naturel implique alors un transfert réciproque des droits de chacun selon les modalités que les contractants auront fixées. Chez Locke, l’homme tend naturellement à veiller à la pérennisation de ses jouissances et ressources, ce qui rend inaliénable le droit de propriété. Ces exemples ne sont pas de simples digressions, mais ils montrent que l’entité « Homme » tend vers la civilité et justifie les formes de gouvernements. A l’inverse, l’« humain » est, en principe, flou et se réfère simplement à l’organisme biologique, vivant, ancré dans son environnement naturel. De la même manière, si l’on devait envisager un lieu commun, « rendre la société plus humaine » - on trouve ici l’idée d’une société plus compassionnelle, empathique, retournant à ses émotions primitives, authentiques. L’ « Homme » n’est ici pas au fondement de la « société plus humaine », laquelle renvoie à un état de nature, si l’on peut dire, non hypothétique, mais premier. Et quel est l’animal social le plus proche de la nature ? Ce sont évidemment les femmes. Ce n’est donc pas que les Droits de l’Homme n’inclueraient pas les femmes, mais c’est qu’elles sont réduites à l’état le plus bestial et négligeable. Si l’on pourrait retracer plus finement la généalogie du concept « Homme », l’on peut supposer que la contingence historique, soit l’impensé des révolutionnaires admette fidèlement cette trame." Virginia Pele
L'imposition de "droits humains" friserait donc la négation des droits naturels humains en les contractant ?

Clôture faisant sur le déjà mentionné d'entrée "être humain" qui n'est pas "être de l'homme".

Homo a racine aussi en humus (les feuilles mortes, et autres petits cadavres végétaux et animaux, et non pas la purée de pois chiche), humain en vient et homme de même.. Ce qui nous rappelle que personne n'est immortel. On notera que personne est neutre, tout comme rien !
"De même, quand j’écris « on parle », c’est du neutre. Certes, étymologiquement le pronom on vient du mot latin homo, « homme », mais ça n’est pas l’homme opposé à la femme, c’est l’humain, celui qui vit sur terre, celui qu’on allongera sous la terre. Parce que le mot latin homo provient lui-même d’une racine indo-européenne qui renvoie à la terre, à l’humus. Et de ce point de vue, hommes et femmes sont égaux, sont également des mortels."[16https://blogs.mediapart.fr/irma-afnani/blog/011117/lecriture-inclusive-occulterait-elle-le-neutre-grammatical-francais
Les 'droits humains' ne seraient donc pas spécialement égalitaires, donc pas si féministes que cela, et que de même racine du même sol que celle critiquée du XVIIIe. Alors, pourquoi tant de bruissements ?

Ni humaniste, ni féministe :( Cette formule en vogue de "droits humains" ne se trouve donc fondée en rien de féministe, ou même humaniste, sinon en inclusivisme dont le patois formé par des universitaires post modernistes, identitaristes et culturalistes anglo saxons. Qui n'ont rien à faire de la langue française et tente de la forcer dans leur moule.

Ainsi, nous restons étonnées que des féministes francophones propagent cette expression plutôt anti féministe et plus hoministe qu'humaniste, malgré ce qu'il y semblerait. Les apparences sont trompeuses. 
  • Du singulier- 4 avril 1893 - Nuance de taille et en nombre
Marie Desraimes avec Georges Martin, à qui l'on doit l'expression "droit humain" qui n'est pas "droits humains" notons le bien. Etre singulier n'est pas être pluriel. http://fr.wikipedia.org/wiki/Maria_Deraismes
Extrait de
http://nl.wikipedia.org/wiki/Ordre_Ma%C3%A7onnique_Mixte_International_Le_Droit_Humain
A noter que la Franc maçonnerie n'était du tout accueillante aux femmes, et pas encore tout à fait féministe, alors que les bras grands ouverts pour toutes convictions... pas plus que les Compagnons du Tour de France, d'ailleurs... on dit compagne mais compagnonnes* ? Mais aussi, l'on peut discerner également que cette expression "droits humains", dite aujourd'hui politiquement correcte et reprise de ci, de là comme une panacée, ne satisfait en rien aux règles stylistiques françaises, d'autant qu'on l'a vu au-dessus le sens y pèche par plusieurs lignes.

En plus que fleurant fort l'anglicisme barbare (oui les ilotes sont barbaros :0) http://defensedufrancais.ch/association/?p=1131

Nos lois qui permettent de voter pour choisir des représentants, légiférant pour protéger les citoyennes et citoyens de recourir à la contraception, à l'IVG, à la solidarité nationale, à l'école gratuite pour tous, nationaux et pas, etc. Pas d'autre issue que de prolonger, soutenir, renforcer, conforter, confirmer et appliquer les "droits et devoirs de l'humanité" ou "DEVOIRS & DROITS UNIVERSELSpar la reconnaissance sociale & juridique de l'interdit de tous les féminicides, de surcroît, fondamentale et incontournable, et parce qu'ils font le lit froissé des androcides*http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/androcides.html

"Humanité" toujours issue d'"homo" mais son féminin et sa générosité me parait être la seule à rattraper un peu le coup parti de biais à la Révolution... et que certains continuent à saboter.

"Devoirs et Droits Universels", voilà une proposition qui permettrait de contourner la "troisième génération des Droits de l'Homme", soit la transformation des Droits de l’Homme en droit-créances, tout en évitant l'écueil linguistique. D'ailleurs, lorsqu'est mentionné dans l'article : 

"Et donc, quoi de nouveau sous le soleil, "humain" contraction de "être humain", quoi de féminin ouvertement qui ne soit dans l'ombre de l'être, plus féministe, plus universaliste, en quoi ? Tout venant de "homo" (qui ne signifie pas identique ou similaire en l'occurrence étymologiquement), toujours un peu sous l'aile de l'"andro", "anthropo", majuscule ou pas, il n'en reste pas moins que la moitié incluse hors de vue pourtant toujours là ?"
Il me semble qu'il faudrait faire attention à une traduction latine qui renvoie certainement à une conception particulière du "sujet" par rapport à son référent grec. En tout cas d’un point de vue philosophique (et sociologique), il y a bien une différence conceptuelle notoire entre « anthropo » et « andro ». Le premier renvoie bien à l’ « humain » chez les Grecs, au sens vital ; tandis que le second est bien le « mâle » qui, par nature (postulée arbitrairement, sans surprise), est seul à pouvoir devenir « politès », citoyen. Mais le citoyen n’est pas l’« Homme », il n’y a aucune notion de « sujet » de droits dans la pensée politique grecque. Le droit naturel classique, contrairement au droit naturel moderne, est à la fois ontologique (essentiel) et social. Pour le dire autrement, le droit naturel classique n’est pas fondé à partir de l’ « Homme », mais il émane d’un ordre cosmologique équilibré et stable à partir duquel la Cité se régule. Cet ordre cosmologique est étudié, découvert, pensé selon une démarche rationnelle– et voici l’un des attributs de la citoyenneté grecque : l’élucidation critique de la chose publique. D’où la notion de « bien vivre » qui, jadis, était le projet des Républiques – en appliquant à notre cas, une femme ne peut vivre bien qu’au sein d’une Cité lui permettant de mener une vie décente (instruction, participation aux affaires publiques, intégrité physique et morale, capacité d’exercer ses facultés critiques, élévation spirituelle et intellectuelle etc.), ce qui est loin des « Droits Humains » postmodernes où la nécessité vitale, la survie se trouve l’horizon de leur effectivité et la moindre autorité assimilée à l’exercice de la domination.Tout cela pour signifier que la conception classique du droit naturel permet à elle seule d’éviter ces controverses linguistiques puisqu’il n’y a strictement aucune référence à l’ « Homme ». A la limite, le mâle est arbitrairement supposé, mais il ne joue aucun rôle dans le contenu fondamental, dynamique et politique du droit naturel. Un exemple très connu, c’est la République de Platon ! Aucune donnée prétendue biologique ne pourrait empêcher les femmes d’exercer les fonctions les plus élevées au sein de la Cité – non par « égo » mais par souci du Bien Public, de la Justice lesquels sont élucidés selon une démarche incrémentale, mais demeurant solidement fondés. A n’en pas douter, les « droits humains » ne permettent en aucun cas de rendre compte de cette dimension, laquelle est quelque peu présente dans les Déclarations des droits de l’ « Homme » modernes. Avec la notion de « Devoirs et Droits Universels » proposée dans ce billet, la pensée féministe pourrait jouer un rôle fondamental de reconceptualisation, plutôt que de se contenter d’une approche en « minorité » où l’on devrait se contenter de remplacer « Hommes » par « Humains », sans davantage de considération philosophique et donc politique. Virginia Pele 24 septembre 2016 à 18:20

On souffre, comme alors, cruellement de l'absence de débat, les uns imposent, les autres décident... Bafouées en majuscules -La différence grammaticale entre droits de l'homme et du citoyen et Droits de l'Homme et du Citoyen déjà à noter- La majuscule signifie le nom propre, le nom unique, le mot capital. L'utilité de la majuscule n'est plus démontrer, ni que les femmes de la Révolution s'agitaient pour faire valoir notre Droit à figurer à notre due place.
"Le 5 octobre dernier [1789], les Parisiennes ont prouvé qu’elles étaient pour le moins aussi braves qu’eux. […] Remettons les hommes dans leur chemin et ne souffrons pas qu’avec leurs systèmes d’égalité et de liberté, avec leurs Déclarations de droits, ils nous laissent dans l’état d’infériorité – disons vrai, d’esclavage –, dans lequel ils nous retiennent depuis si longtemps. (« Mme la M. de M…», Étrennes nationales des dames, fin 1789" cf. Eliane Viennot, Les freins au changement de l'expression “droits de l'homme”: le mensonge et ses promoteurs, Campagne pour les DROITS HUMAINS POUR TOUSTES Lancée par Droitshumains.fr Conférence de mobilisation Marie du 10e arrondissement, 21 mai 2015  http://www.elianeviennot.fr/Langue/DHTT-21mai.pdf
L'inclusivisme* et son écriture inclusive intersectionnelle, chère à quelques unes prêtes à en découdre par l'imposition de nouvelles règles en dictature de la minorité ? Mettre du "e" muet partout ne féminise pas non plus forcément, pourquoi donc surenchérir en "heux" parfois féminins mais pas toujours ?
"Lorsqu’on parle de masculin et de féminin en grammaire, on ne parle ni de l’homme ni de la femme." Magali Favre, 3 novembre 2016 http://susaufeminicides.blogspot.com/2017/11/la-plus-belle-pour-aller-danser.html
En tout cas, les genres grammaticaux ne sont pas mariés à vie au sexage sexiste, comme le donne à voir le titre québecois "en français, le genre n'a pas de sexe" - De plus que des termes forcés à se terminer en "e" muet changerait de prononciation car alors le muet leur donne une syllabe supplémentaire ? Ce n'est pas le cas pour "noues" ou pour "toustes" mais pour un certain nombre d'autres mots. 
cf. http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/483679/la-replique-en-francais-le-genre-n-a-pas-de-sexe

A noter que "Droits de la Personne" prend aussi option sur le fait d'inclure tous les droits de toutes et tous sans distinction mais avec élégance ? Peut-être pas tant que cela puisqu'il semblerait que ce soit l'expression libérale jusqu'à ultra, avec vent en poupe de ceux qui privilégient les droits individuels de toute personne qui devient en soi minorité, les droits des minorités allant à renforcer le relativisme individuel finalement... L'ochlocratie en place de l'universalisme par les sacro saints "droits de la personne" à la canadienne, pas sur que l'on s'en puisse réjouir dans le futur, ma tante et moi.


Cela sacrifie à l'individualisation des droits, un peu comme droits des êtres humains, un peu morcelant, peut-être ?
  • A l'héroïsme, la nation reconnaissante !
Comment se fait-il qu'une bagarreuse, peu importe la Girondine, contre le sexisme et le racisme ne soit pas honorée au Panthéon ? Certains disaient que c'était qu'elle était de cuisse légère mais de quoi je me mêle ? Il faudrait donc être conjointe pour mériter de l'hommage aux femmes éminentes. Punie sinon. On rappellera que "hommage" (étymologie féodale de la vassalité) en racine dans l'humus. Par contre pour "patrie" qui ferait croire que seuls les pères sont efficaces, j'aurais plus de réserve ! Ainsi, pour les belles jardinières, cela ne pose pas l'ombre d'un problème que d'aller dormir sur la Place des Grands Hommes.

Grâce à http://www.facebook.com/photo.php?fbid=401875809831959&set=a.387770481242492.99164.124453160907560&type=1&theater

Après avoir guillotiné Olympe, pour sûr qu'il fallait tout faire pour qu'il n'y en eût plus de telles olympiennes féministes qui travaillent à éradiquer l'oppression qui devance et oriente toutes les autres, il fallait barrer au Nord, anesthésier la tête au sexe pas assez faible au goût du mâle dominant bon Citoyen...
Dire qu'il a fallu deux cents ans pour qu'on la "plaque" à Paris, rue Servandoni dans le VIème, où elle demeura - Auparavant rue des Fossoyeurs... de triste mémoire. Voir "les femmes à l'honneur" flyer_Parcours_2008.pdf télécharger sur http://www.mairie6.paris.fr/mairie06/jsp/site/Portal.jsp?page_id=437

Gogool lui rend hommage le 7 mai 2014 par une jolie poupée à la Marie-Antoinette toute poudrée d'iris, est-ce bon signe pour les droits des femmes dans le monde ? Espérons !


On attend toujours le buste en marbre à l'Assemblée Nationale. Annoncé mais non placé. Inauguration en absence. Flatterie par contumace. http://www.franceinter.fr/emission-le-cabinet-de-curiosites-le-buste-dolympe-de-gouges-a-lassemblee-nationale
  • Une conclusion post-natale - du mois d'août (mois de l'abolition des privilèges :)
Nous ne laisserons pas faire que la charitabilité* et l'humanitarisme du paternage* parviennent à menotter les droits universels... https://beyourownwomon.wordpress.com/2015/08/22/les-droits-de-lhomme-relevent-ils-dune-logique-humanitaire/

Christine Gamita, Ph. D., ethnologie
ex-ingé études et conseil en management de la qualité des systèmes informatiques et systèmes d'information (2000-2018)

ANNEXE -

Hormis son fronton théiste devenu, bien évidemment, inconcevable lorsque l'on sait toute la pacification que l'athéisme foncier a apporté à la rédaction de la constitution républicaine laïque, trivialement sans divinité donc de façon athée au sens strict, beaucoup devraient en prendre de la graine

Mais nous étions venue là pour l'Olympe... restons en son giron.

Sa déclaration en intégralité

http://www.amazon.fr/Marie-Olympe-Gouges-Olivier-Blanc/dp/2849830003
"Homme, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi, si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique.Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d’œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu peux, les sexes dans l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’œuvre immortel. 
L’homme seul s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; il prétend jouir de la Révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus."

"Préambule - Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous.
En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.

Article premier - La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
II - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la Femme et de l’Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à l’oppression.

III - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n’est que la réunion de la Femme et de l’Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

IV - La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

V - Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société : tout ce qui n’est pas défendu par ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elles n’ordonnent pas.

VI - La Loi doit être l’expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les Citoyennes et tous les Citoyens, étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

VII - Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée, et détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.

VIII - La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes.

IX - Toute femme étant déclarée coupable ; toute rigueur est exercée par la Loi.

X - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ; pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la Loi.

XI - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d’un enfant qui vous appartient, sans qu’un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

XII - La garantie des droits de la femme et de la Citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de celles à qui elle est confiée.

XIII - Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie.

XIV - Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l’admission d’un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l’administration publique, et de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôt.

XV - La masse des femmes, coalisée pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration.

XVI - Toute société, dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution ; la constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation, n’a pas coopéré à sa rédaction.

XVII - Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés ; elles ont pour chacun un droit lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.
Postambule

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers ; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n’est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles ? Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la révolution ? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n’avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste t-il donc ? La conviction des injustices de l’homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature ; qu’auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? Le bon mot du Législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos Législateurs français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n’est plus de saison, ne vous répètent : femmes, qu’y a-t-il de commun entre vous et nous ? Tout, auriez vous à répondre. S’ils s’obstinent, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes ; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ; déployez toute l’énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampants à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l’Être Suprême. Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n’avez qu’à le vouloir. Passons maintenant à l’effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ; et puisqu’il est question, en ce moment, d’une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l’éducation des femmes.

Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernement français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes ; le cabinet n’avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profane et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé."

Note de bas de billet
en cours de mise en forme
_______

[1]  http://anne.paulerville.over-blog.com/article-le-5-septembre-1791-olympe-de-gouges-defend-les-femmes-46213153.html

[2] Une femme, une souveraine régente, fût la première à abolir l'esclavage au temps des Saxons et des Francs, une Mérovingienne du VIIe. http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/10/femmes-politiques-feministes.html

[3http://www.philo5.com/Mes%20lectures/GougesOlympeDe-DeclarationDroitsFemme.htm#_FemmeReveilleToi

 [4] Au Ve avant notre ère, moquerie des "féministes" de l'"Assemblée de femmes" d'Aristophane http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1971_num_115_4_12697

[5] Et autres farces aristophaniennes jouées aux fêtes dyonisiaques. http://rdereel.free.fr/volAQ2.html

[6] http://www.tanianavarroswain.com.br/labrys/labrys5/textos/riotfr.htm

[7http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympe_de_Gouges

[8] Prétendue contre révolutionnaire de soutenir la loi martiale, basse attaque à savoir le contexte révolutionnaire sanglant. http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/11/01/olympe-de-gouges-une-feministe-une-humaniste-une-femme-polit.html

[9] Prétendue de mauvaise vie, attaque au dessous de la ceinture habituelle contre les femmes osant se mêler de politique et d'idées. http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2014/02/21/olympe-de-gouges-etait-elle-un-homme-523277.html

[10http://fr.wikipedia.org/wiki/Claire_Démar

[11] Les Jacobins ne lui pardonnèrent pas sa prise de faits et cause en faveur des Girondins. cf. Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, Catéchisme libertin à l'usage des filles de joie et des jeunes demoiselles qui se destinent à embrasser cette profession http://www.gutenberg.org/files/26607/26607-h/26607-h.htm

[12http://www.histoire-des-femmes.com/article-les-femmes-oubliees-de-la-revolution-francaise-65453637.html

[13http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/femmes/femmes1.htm


En 1948, le discours d'Eleanor Roosvelt évoque l'égalité de droit des sexes et si "man" était chatouilleux, pourquoi ne pas avoir cheminé jusqu'à "Humanity" ? Mais surtout, la traduction a infléchi car est-ce que dans man en anglais y a t il les femmes comme dans l'homme, entendu en espèce humaine ? Ou de l'Etre humain ?
"C'est ici que la Déclaration des Droits de l'Homme a été proclamée, et que la grande devise de la Révolution Française --liberté, égalité, fraternité-- enflamma l'imagination des hommes."."It was here the Declaration of the Rights of Man was proclaimed, and the great slogans of the French Revolution--liberty, equality, fraternity--fired the imagination of men." https://erpapers.columbian.gwu.edu/struggle-human-rights-1948
  • Crédit des illustrations
Illus. 4 https://dennikn.sk/blog/jazykovych-pribehov-medzinarodneho-prava-sa-droits-de-lhomme-stali-ludske-prava/
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7 commentaires:

  1. Article excellentissime. Très impressionnant.

    "Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements"....RIEN N'A CHANGÉ !

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    1. merci Euterpe :o) ♫♪ ♪♫ BONNES FêTES ♫♪ ♪♫

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  2. Personnellement, avec mon expérience de femme dans le monde masculiniste femmophobe qu'est devenue Montréal depuis quelques années, je suis persuadée que cette femme a littéralement eu l'idée de ces chartes de droits, qu'elle en a parlé autour d'elle ou qu'elle en a publié une ébauche...
    http://femmophobie.com/2012/07/26/procede-democratique/

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  3. En effet, mes amies, texte étonnant qui montre l'efficacité d'enterrement des vainqueurs de l'histoire, grands chefs en occultation... Dire qu'à une époque, je n'aurais pas osé la citer car elle ne paraissait pas assez révolutionnaire !!! Alors que patent qu'il n'y a qu'une révolution à faire, c'est "la révolution citoyenne des citoyennes".

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  4. Et le parrain de ma dyade se trouve sur http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/01/etienne.html

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  5. "Devoirs et Droits Universels", voilà une proposition qui permettrait de contourner la "troisième génération des Droits de l'Homme", soit la transformation des Droits de l’Homme en droit-créances, tout en évitant l'écueil linguistique. D'ailleurs, lorsqu'est mentionné dans l'article :

    "Et donc, quoi de nouveau sous le soleil, "humain" contraction de "être humain", quoi de féminin ouvertement qui ne soit dans l'ombre de l'être, plus féministe, plus universaliste, en quoi ? Tout venant de "homo" (qui ne signifie pas identique ou similaire en l'occurrence étymologiquement), toujours un peu sous l'aile de l'"andro", "anthropo", majuscule ou pas, il n'en reste pas moins que la moitié incluse hors de vue pourtant toujours ?"

    Il me semble qu'il faudrait faire attention à une traduction latine qui renvoie certainement à une conception particulière du "sujet" par rapport à son référent grec. En tout cas d’un point de vue philosophique (et sociologique), il y a bien une différence conceptuelle notoire entre « anthropo » et « andro ». Le premier renvoie bien à l’ « humain » chez les Grecs, au sens vital ; tandis que le second est bien le « mâle » qui, par nature (postulée arbitrairement, sans surprise), est seul à pouvoir devenir « politès », citoyen. Mais le citoyen n’est pas l’« Homme », il n’y a aucune notion de « sujet » de droits dans la pensée politique grecque. Le droit naturel classique, contrairement au droit naturel moderne, est à la fois ontologique (essentiel) et social. Pour le dire autrement, le droit naturel classique n’est pas fondé à partir de l’ « Homme », mais il émane d’un ordre cosmologique équilibré et stable à partir duquel la Cité se régule. Cet ordre cosmologique est étudié, découvert, pensé selon une démarche rationnelle– et voici l’un des attributs de la citoyenneté grecque : l’élucidation critique de la chose publique. D’où la notion de « bien vivre » qui, jadis, était le projet des Républiques – en appliquant à notre cas, une femme ne peut vivre bien qu’au sein d’une Cité lui permettant de mener une vie décente (instruction, participation aux affaires publiques, intégrité physique et morale, capacité d’exercer ses facultés critiques, élévation spirituelle et intellectuelle etc.), ce qui est loin des « Droits Humains » postmodernes où la nécessité vitale, la survie se trouve l’horizon de leur effectivité et la moindre autorité assimilée à l’exercice de la domination.
    Tout cela pour signifier que la conception classique du droit naturel permet à elle seule d’éviter ces controverses linguistiques puisqu’il n’y a strictement aucune référence à l’ « Homme ». A la limite, le mâle est arbitrairement supposé, mais il ne joue aucun rôle dans le contenu fondamental, dynamique et politique du droit naturel. Un exemple très connu, c’est la République de Platon ! Aucune donnée prétendue biologique ne pourrait empêcher les femmes d’exercer les fonctions les plus élevées au sein de la Cité – non par « égo » mais par souci du Bien Public, de la Justice lesquels sont élucidés selon une démarche incrémentale, mais demeurant solidement fondés. A n’en pas douter, les « droits humains » ne permettent en aucun cas de rendre compte de cette dimension, laquelle est quelque peu présente dans les Déclarations des droits de l’ « Homme » modernes.
    Avec la notion de « Devoirs et Droits Universels » proposée dans ce billet, la pensée féministe pourrait jouer un rôle fondamental de reconceptualisation, plutôt que de se contenter d’une approche en « minorité » où l’on devrait se contenter de remplacer « Hommes » par « Humains », sans davantage de considération philosophique et donc politique.

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  6. Tu as magnifiquement mis à nu ma cible féministe... et ma rétivité et insoumission à toutes tournures elliptiques, qui ne font que remplir le même verre sans jamais tarir la source- Merci pour ta perspicacité et lucidité limpide...
    La pensée féministe doit, se doit, d'aller au fond et de rejeter le droit créance à l'anglosaxo qui ne fait que pipeau-

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