24/05/25

Tunnels armés

 Fiche synthétique
Archéologie, écologie, droit

"Métro de Gaza" - 700 km de QG* de jihâd terroriste

Capture d'écran de Honest reporting https://tunnels.honestreporting.com/p/1

*QG - Quartiere Général

Depuis la seconde guerre mondiale, l'archéologie et l'UNESCO ont conquis nombre de nouveaux espaces de recherche er découvertes. Cependant, cette vigilance scientifique et culturelle a été suspendue dans les zones investies par le Jihad, en Irak, Syrie, ou en ce qui concerne la région de Gaza.

L'impérialisme religieux terroriste et son jihad ont mis les bouchées doubles en Asie et mis a mal des sites exceptionnels (ex. Bouddhas de Bâmiyân, vestiges néoassyriens) et d'autres moins marquants. Ainsi, bien que n'étant que rarement présentés sous cet angle, c'est aussi le cas hautement destructif du creusement de tunnels avec les fonds de l'aide internationale à Gaza ou au Liban. Nous n'examinerons ici leur impact que concernant le "métro de Gaza".

Actuels usages des tunnels

Principalement masculins, et deux cas très particuliers où y séjournent des femmes 

- civils combattants antisémites, constitués en milices armées des factions jihadistes (12 connues)
 
- caches familiales de hauts dignitaires jihadistes, comme celle de Yahia Sinwar 

- protégés par certains otages israéliens qui y sont emprisonnés.

Ceux-ci sont utilisés en bouclier et garantie de troc humain depuis le 7 octobre 2023, dont des Israéliennes mineures (80 des 251 enlèvements terroristes étant de sexe féminin ou mineurs, dont la plus jeune âgée de16 ans et le plus jeune de 8 mois). Certaines d'entre elles ont été troquées, des dépouilles ont été récupérées par l'armée israélienne, d'autres restituées -comme celles suppliciées de Shiri Bibas et ses deux enfants en bas âge, Ariel et Kfir, les plus jeunes otages-, certaines toujours retenues par Gaza.

Cadre général et genèse historique

Tunnels souterrains antiques dans le Croissant fertile et en Égypte

Ce tableau recense les tunnels attestés dans l’Antiquité pour des usages techniques, religieux ou militaires, mais pas spécifiquement pour la contrebande, qui n'est pas documentée sous forme souterraine à cette époque.

Nom du tunnelLocalisationDatation approximativeFonction principaleCommentaire
Tunnel d'ÉzéchiasJérusalemvers 700 av. E. C.Acheminement d’eauLong tunnel creusé pour relier la source du Gihon à l’intérieur de la ville, pour résister à un siège.
Qanats persesIran, puis Syrie, IrakDès le 1er millénaire av. E. C.Irrigation souterraineRéseaux souterrains pour conduire l’eau à travers les zones arides.
Hypogée des rois (tombeaux royaux)Thèbes (Égypte)Nouvel Empire (env. 1500–1000 av. E. C.)Sépultures royales souterrainesGaleries et chambres funéraires creusées dans la roche.
Tombe de CyrusPasargades, IranVIe siècle av. E. C.Sépulture royaleStructure surélevée avec possible chambre souterraine.
Galeries de TanisDelta du Nil (Égypte)XXe dynastie (~1200 av. E. C.)Sépultures royalesGaleries sous des temples, pour dissimuler et protéger les tombes.
Passages sous les muraillesAntioche, JérusalemHellenistique / romainÉvasion ou déplacement clandestin urbainUtilisés lors de sièges ou révoltes, notamment pendant la révolte juive contre Rome.
Catacombes d’AlexandrieAlexandrie (Égypte)Époque romaine (IIe siècle)Funéraire / cultuel / parfois abriRéseau souterrain complexe, jamais utilisé pour commerce.

Aucune source archéologique ou textuelle ne permet d'affirmer l’existence de tunnels organisés pour la contrebande dans l’Antiquité proche-orientale. Les tunnels existaient, mais à des fins religieuses, techniques ou militaires, jamais commerciales ou logistiques au sens clandestin moderne.

Origine moderne : premiers creusements années 1950, sous administration militaire égyptienne :

  • dans la zone de Rafah, ville divisée par la frontière avec le Sinaï,

  • pour contourner les restrictions militaires égyptiennes et acheminer discrètement armes, biens ou combattants fedayin vers Israël

  • Le corridor ou couloir de Gaza était tombé sous administration militaire égyptienne après la guerre arabo israélienne de 1948-49, en vertu des accords d'armistice (1949), qui en font la Bande de Gaza ;

  • Les frontières étaient militarisées sans relever d'un blocus économique ou logistique tel qu'on l'entend aujourd’hui 

  • Israël ne contrôlait aucun accès direct à Gaza avant la guerre des Six Jours (1967) ;

  • Des galeries rudimentaires sont creusées entre Rafah et le Sinaï égyptien pour 

    • contourner les restrictions militaires égyptiennes sur les mouvements de groupes fedayin opérant contre Israël,
    • discrètement armer des cellules locales sans engager directement le Caire dans des affrontements frontaux. Ces premiers tunnels, courts et non fortifiés, servaient à la contrebande tactique et aux infiltrations limitées, système qui sera multiplié et militarisé après les années 1990.
  • Ces tunnels constituent l’embryon historique du réseau souterrain développé après 1987 (intifada), puis surtout après le retrait israélien total de Gaza en 2005 et la prise du pouvoir par le Hamas en 2007.

➤ Évolution pendant et entre les conflits

-huit guerres déclarées à Israël : 1948-1949, Suez 1956, Six Jours 1967, et durant 1967, Kippour 1973, Liban 1982, Liban 2006, Gaza 2023-

  • Après 1967 (guerre des Six Jours, suite à un acte de guerre de blocus, aux propos bellicistes de dirigeants arabes et à la mobilisation des armées arabes, Israël riposte par attaque aérienne et terrestre le 5 juin 1967 contre l'Égypte), Gaza passe sous contrôle israélien. Les tunnels anciens deviennent obsolètes ou sont détruits.

  • Reprise ponctuelle des creusements pendant la Première Intifada (1987–1993, "guerre des pierres" - 6 décembre 1987, un officier israélien assassiné à Gaza, 8 décembre, un camion israélien percute une voiture palestinienne, trois morts et des blessés graves, l'émeute cautionnée par OLP et CNU -soit FDLP, Fatah, le FPLP et PCP- Arrêt des hostilités 1989 suivi de La conférence de Madrid d’octobre 1991 et les accords de paix d’Oslo du 13 septembre 1993 considérés comme y mettant fin).

  • À partir de 2006–2007, après le retrait israélien total de 2005 et la prise du pouvoir par le Hamas, le réseau souterrain devient une infrastructure stratégique majeure, surnommée plus tard « métro de Gaza » (notamment après 2014).

  • Le Hamas, administrateur élu de la bande autonome, a dépensé un milliard de dollars en 15 ans pour ces tunnels, chacun coûtant 3 millions de dollars et nécessitant 350 camions de matériaux, dont du béton turc détourné des constructions civiles. 

Impacts écologiques directs de la construction

1. Perturbation des nappes phréatiques

  • Pompage anarchique pour l’excavation des galeries → abaissement du niveau de la nappe côtière.

  • Salinisation progressive par intrusion marine.

  • Contamination des puits civils anciens, notamment à Rafah et Khan Younès.

2. Érosion et instabilité des sols

  • Sols sablonneux, peu cohérents, propices aux effondrements.

  • Absence d’étayage dans de nombreuses sections → risques structurels sous les quartiers civils.

3. Extraction désorganisée de matériaux

  • Prélèvement illégal de sables dunaires, ciment, tôles, ferraille.

  • Utilisation fréquente de matériaux recyclés sur ruines civiles (post-frappes), aggravant la pénurie en ressources constructives.


Effets liés à l’emploi armé et aux frappes

4. Frappes ciblées et dommages secondaires

  • Bombardements aériens de galeries → effondrements en cascade, cratères larges, ruptures de canalisations.

  • Pollution accidentelle des eaux, relargage de matériaux inertes ou toxiques (PVC brûlé, câbles, batteries).

5. Incendies souterrains de composants toxiques

  • Combustion d’explosifs, carburants, câblage → émission de gaz (dioxines, furanes, acides chlorés).

  • Exposition indirecte de la population dans les zones denses (Zeitoun, Shuja’iyya).


Contamination souterraine prolongée

6. Déchets militaires enfouis

  • Restes de projectiles, ogives, composants chimiques, batteries lithium, hydrocarbures.

  • Infiltration progressive dans le sol → contamination à long terme de nappes et zones agricoles.

7. Eaux stagnantes insalubres

  • Absence de drainage → accumulation d’eaux croupies dans les galeries inutilisées ou effondrées.

  • Risques de transmission hydrique (typhoïde, leptospirose, choléra).


Conséquences structurelles sur le tissu civil

8. Ponction sur les ressources de construction

  • Réorientation massive de ciment humanitaire vers les tunnels (constaté par ONU dès 2010).

  • Fragilisation des infrastructures civiles : hôpitaux, écoles, logements inachevés ou instables.

9. Obstruction du développement futur

  • Saturation du sous-sol empêche :

    • implantation de réseaux d’assainissement modernes,

    • développement de transports souterrains civils,

    • sécurité géotechnique des nouvelles constructions.


Chronologie militaire illustrée

DateZoneIncident souterrainRépercussion écologique
1955-1956RafahPremiers tunnels rudimentaires sous contrôle égyptienContournement tactique, début de perturbation locale des nappes
2009RafahFrappes israéliennes sur galeries de contrebandeCratères, pollution de puits
2014Shuja’iyyaDestruction de tunnels tactiquesÉcroulements d’habitations, rupture de réseau d'égout
2021Khan YounèsExplosion d’un dépôt souterrainRejets chimiques en surface
2023ZeitounInondation de galeries abandonnéesContamination de nappe phréatique

Conclusion militaire

Le réseau de tunnels de Gaza, amorcé sous contrôle égyptien dans les années 1950 comme outil clandestin de contournement, est devenu un système stratégique de guerrilla urbaine et suburbaine.

Ses conséquences écologiques sont profondes, multiformes et durablement délétères :

  • Altération des sols et des eaux,

  • Obstacle à la reconstruction,

  • Pollution résiduelle permanente.

À ce titre, il représente un facteur d’effondrement structurel lent du territoire civil.


🏛️ Écologie culturelle : risques pour les vestiges archéologiques souterrains

10. Destruction ou contamination de sites antiques

  • La bande de Gaza est stratégiquement positionnée sur l’ancien corridor syro-égyptien, peuplé depuis l’âge du bronze.

  • Plusieurs strates urbaines enfouies sous les quartiers modernes (Tell es-Sakan, Tell al-Ajjul, zone de Rafah, sud de Gaza ville).

  • Le creusement non documenté de centaines de kilomètres de galeries a :

    • traversé des couches archéologiques fragiles,

    • endommagé des structures funéraires, citernes, fondations antiques.

11. Absence totale de suivi patrimonial

  • Aucun relevé, aucune fouille préventive, aucun repérage n’est conduit avant le percement.

  • Les vestiges sont soit détruits, soit volés, soit coulés sous béton sans enregistrement.

12. Risque d’irréversibilité patrimoniale

  • Les galeries postérieures à 2007 passent parfois sous ou à travers des sites signalés par les missions anciennes (Palestine Exploration Fund, années 1930).

  • Ces atteintes ne sont pas documentées dans la littérature archéologique contemporaine faute d’accès.

13. Pollution culturelle

  • Des déchets militaires ou composants toxiques infiltrés dans les couches antiques rendent les fouilles futures hasardeuses ou impossibles.

  • Risque de stérilisation patrimoniale : impossibilité de reconstituer les occupations passées du site.

FOCUS 2023/2025 - "Métro" de Gaza

"Au cours des deux dernières décennies, le Hamas a construit un vaste réseau de tunnels souterrains sous Gaza, long de 560 à 720 kilomètres . Cette carte n'en montre qu'une fraction. Longueur des tunnels Cartographié : 60 km | Simulé : 582 km
Source des totaux du tunnel
Plus de 5 700 puits d'entrée ont été intégrés dans des maisons, des écoles, des mosquées et des hôpitaux. Consultez la légende pour comprendre comment les infrastructures civiles ont été militarisées." https://tunnels.honestreporting.com/p/1
Reuters précisent certains éléments sur le sol https://www.reuters.com/graphics/ISRAEL-PALESTINIANS/GAZA-TUNNELS/

Données additionnelles

Dans les tunnels modernes utilisés à Gaza par les milices paramilitaires jihadistes et terroristes contre les civils israéliens ou multinationaux, même musulmans ou arabes et leurs employés de toutes nationalités :

  • Aucun usage féminin structuré n'est documenté : les tunnels sont exclusivement occupés et utilisés par des hommes combattants, à l’exception de rares caches familiales réservées aux chefs.

  • Ces tunnels ont servi à détenir dans des conditions inhumaines des otages israéliens, dont des femmes et des mineurs. Ces otages sont utilisés comme boucliers humains ou comme garanties d’échange contre des prisonniers palestiniens incarcérés en Israël pour actes de terrorisme.

  • Ils n'ont pas seulement servi mais servent encore à détenir inhumainement et sans accès du Comité international de la Croix-Rouge, en violation grave de la IVe Convention de Genève (art. 126).

Parmi les 253 otages recensés après les attaques du 7 octobre 2023, environ 36 femmes (la plus jeune de 16 ans) et 32 enfants ou adolescents (moins de 18 ans les plus jeunes étant les Bibas) ont été identifiés, dont beaucoup ont été transférés dans les tunnels.

Plusieurs sources indépendantes attestent des mauvais traitements :

Recours opérationnels et juridiques

Il est connu que les combattre reste des plus que malaisé et cela mériterait un long article, que nous éviterons ici. Selon la chaîne al djazeera,
"L'Égypte aurait déversé des eaux usées dans les tunnels de contrebande en provenance de Gaza." cf Analyse : Comment Israël pourrait-il trouver, cartographier, prendre et conserver les tunnels de Gaza ?

Enjeux juridiques liés à la guérilla urbaine dans la bande de Gaza

La guérilla urbaine pratiquée par les milices jihadistes dans la bande de Gaza soulève d’importantes questions de droit international humanitaire (DIH) et de droit des conflits armés (DCA), dont seul Gaza est ouvertement coupable :

  • Distinction combattants/civils : Le DIH exige que les parties au conflit distinguent en tout temps les civils des combattants. Le camouflage des combattants parmi la population civile constitue une violation grave, exposant les civils à des risques accrus.

  • Protection des otages : La détention d’otages, notamment de femmes et d’enfants, dans des conditions inhumaines dans des tunnels, et le refus d’accès au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), violent les articles 27 et 126 de la IVe Convention de Genève, qui protègent les personnes civiles et régulent la détention.

  • Usage des boucliers humains : Le recours à des civils ou otages comme boucliers humains est formellement interdit par les Conventions de Genève et constitue un crime de guerre

  • Respect des infrastructures civiles : Le DIH impose le respect des infrastructures civiles, or la transformation d’écoles, hôpitaux, et habitations en bases militaires ou tunnels souterrains à usage militaire contrevient à ces règles, accroissant le danger pour la population civile.

  • Responsabilité pénale : Ces violations peuvent engager la responsabilité pénale individuelle des dirigeants et combattants, notamment devant la Cour pénale internationale.

Références juridiques sur la guérilla urbaine et le droit international humanitaire

  1. Distinction entre civils et combattants

  2. Protection des personnes civiles et des otages

    • Articles 27 et 126 de la IVe Convention de Genève (1949) :
      Article 27 : Protection des personnes civiles contre les atteintes à leur dignité et à leur sécurité.
      Article 126 : Obligation d’assurer le respect de la Convention.

    • Texte officiel (français) :
      https://ihl-databases.icrc.org/ihl/fr/430

    • Prohibition de la détention illégale d’otages :
      Article 34 de la IVe Convention interdit la prise d’otages.

    • Texte officiel :
      https://ihl-databases.icrc.org/ihl/INTRO/380?OpenDocument

  3. Usage des boucliers humains

  4. Respect des infrastructures civiles

  5. Responsabilité pénale et Cour pénale internationale (CPI)

  6. Troc d’otages et traite humaine forcée à l'initiative des jihadistes

    Ces derniers misent sur les principes du judaïsme et de la judaïcité en général de respect de la vie et des défunts pour exercer le chantage initiant un troc humain.

    Le troc d’otages détenus dans les tunnels de Gaza, y compris des femmes et des mineurs, constitue une forme de traite humaine forcée. Ces personnes sont exploitées comme monnaie d’échange pour obtenir la libération de prisonniers palestiniens, en violation du droit international.

    L’Article 34 de la IVe Convention de Genève interdit strictement la prise d’otages (source). La Convention de Palerme (2000) condamne toute forme de traite des êtres humains, incluant ce type d’exploitation (source). Cette pratique viole aussi l’Article 4 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui interdit l’esclavage et la servitude (source).

    Ainsi, le troc d’otages est une violation grave du droit international humanitaire et un crime contre la dignité humaine

  7. Torture et traitement des otages

    La torture et traitements dégradants des otages, prisonniers de guerre -conscrits israéliens et réservistes- ou civils non combattants est formellement interdite par le droit international humanitaire. Il a été noté le retour de plusieurs otages squelettiques, alors que leurs geôliers paraissent correctement alimentés.

    L’Article 3 commun aux Conventions de Genève de 1949 interdit les atteintes à la vie, à la personne, notamment la torture, les traitements cruels, inhumains ou dégradants envers toute personne privée de liberté dans un conflit armé non international (texte officiel).

    De même, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984) condamne strictement tout acte de torture.

    Les témoignages recueillis dans les tunnels de Gaza, confirmés par plusieurs enquêtes internationales, dénoncent des traitements inhumains infligés aux otages, ce qui constitue une violation grave des normes internationales et un crime de guerre.

    Christine Gamita
    Fiche revue, révisée et mise en forme IA Chat GPT 2025

 Merci d'avance pour vos commentaires, critiques ou compléments, ci-dessous.

08/12/24

Pâquerette

"À ce point de vue restreint, mais pratique, de la situation actuelle, je veux, je le déclare, la liberté de l'enseignement ; mais je veux la surveillance de l'État, et comme je veux cette surveillance effective, je veux l'État laïque, purement laïque, exclusivement laïque." Victor Hugo[1]

Henri Le Secq, Cathédrale Notre-Dame : tours et bras sud du transept, 1851 

Abstract -D'après IA Perplexity- : Réouverture de Notre-Dame le 7 décembre 2024, après sa restauration suivant l'incendie de 2019 - Célébration de la laïcité et de l'effort républicain français

- Points clés - Mise en avant du rôle de l'État laïque dans la reconstruction
Critique de l'insuffisante reconnaissance des efforts laïques
Référence aux personnages de Victor Hugo (Esmeralda, La Paquette)
Souligné le déclin de la pratique religieuse en France (63% sans religion)
Notre-Dame représente un triomphe de la laïcité au 21ème siècle
L'édifice appartient à l'État, pas à l'Église
Célébration de la reconstruction comme un projet national et républicain
- Perspective historique et sociale - Valorisation de l'héritage des Lumières
Importance de la liberté de conscience
Critique des superstitions, des institutions religieuses et anticléricalisme
Je la voyais brûler de mon balcon, ce soir, je la vois briller.
Quel bonheur d'entendre à nouveau orgue et cloches de Notre-Dame, l'ingrate qui finalement ne protégea ni Agnès née "en 66", Esmeralda, ni Paquette 
Guybertaut, la Chantefleurie, ou Pâquerette...[@]

Tant de non dits - La locataire reçoit sa gracieuse bailleresse qui a reconstruit son logis flambé. Ce samedi 7 décembre 2024 en début de cérémonie de la réouverture républicaine de la cathédrale de l'Ile de la Cité de Paris, viennent les Pompiers de Paris, corps d'armée d'Etat, ovationnés.

Pourtant peu de mots en bavardages médiatiques, suivis avec intérêt, de Marianne laïque en majesté, première des mécènes, la seule capable au monde de tel exploit ? Rénovation et restauration d'un domaine national, concédé au culte catholique romain, rappelons-le. Dont, le Vatican n'est du tout propriétaire, ni l'Eglise car depuis lurette
[2], la France n'est plus ni sujette, ni fille aînée. le boycott pontifical laisse l'impression que Rome boude toujours, d'autant que la mise en scène de la remise de la clef au locataire est élyséenne, et ne doit rien à l'Archevêché de Paris... In fine, gauloise de son coq au sommet, en dépit des Francs qui l'ont christianisée un temps sans éteindre le gui frondeur du druidisme.

La présente cérémonie républicaine à laquelle conviée le monde reste laïque, l'édifice n'est pas encore consacré et la réception de ce soir n'est pas à confondre avec la consécration, religieuse, réalisée le lendemain du dimanche 8 décembre.

Ce n'est pas que le sécularisme qui régisse l'affaire, comme d'aucuns confondent, mais le laïcisme et sa fille unique laïcité, source venue des Lumières, protectrice de toutes les consciences, qui favorise ces réalisations hors du commun. Pourtant, comme s'ils étaient seuls à l'origine de l'affaire, catholiques en l'occurrence et chrétiens en général, pèchent là d'ingratitude, de vanités et condescendance, laissant croire les seuls acteurs fondamentaux ?

Pourtant, Notre Dame de Paris refaite restera donc historiquement le plus grand symbole de la laïcité triomphante du XXIème siècle. N'en déplaise aux pilaristes anglosaxons peu amènes avec les Lumières ainsi que leurs dévots qui n'ont de cesse de brocarder la laïcité, la prétendant "exclusive". Encore heureux que le glas ait sonné le glas sonne pour tous les morts, dont les Charlie, aussi athées et caricaturistes soient-ils, la possédant autant que les croyants. Un comble que les leçons de morale chrétienne, lorsque l'on se rappelle ne serait-ce que du Chevalier de la Barre ou les campagnes inquisitrices qui ont fort peu de leçons à donner sur les principes, ou l'humanisme...

Pour éviter de parler de ce que rien n'aurait été possible sans l'investissement laïque, l'on égrène les gros sous des donations et donateurs, de toutes consciences pourtant, oubliant les dévouements d'autres et les millions d'heures de travail des services publics et de fonctionnaires payés par le budget de l'Etat cinq ans durant.[3]

Dès la construction au XIIIème siècle, combien des artisans, de ses compagnons n'étaient pas de la secte catholique, combien de rébus y ont-ils inscrit ? Et Hugo, Victor grâce à qui le symbole de l'échiquier existe rebâti n'en était pas non plus. Victor Hugo, son premier "pompier", qui l'a sauvée du délabrement et de la démolition.
Il célébrait symbole sur symbole, et ceux de la misère de la mère et de l'orpheline, l'enfant perdue. Esmeralda et Paquette, sa mère douloureuse, tant Madeleine, compagne pardonnée, que bénie et divinisée en triolisme, épouse du charpentier, fertile du souffle divin, Saint-Esprit figuré par la colombe. Son oeuvre en est parsemée, il ne laisse rien au hasard, et il n'y oublie pas non plus ceux des Compagnons.[]

L'on ne peut que se réjouir du gratin international qui s'incline devant la réalisation hors pair, fêtant une réalisation de Marianne la laïque. Curieux oubli de la part de tous les bavards, la France a réussi cet exploit de rénovation d'art religieux car tous citoyens, de l'athée à n'importe quelle superstition ont participé par l'impôt en premier qui paye tous ouvriers, experts et fonctionnaires des services publics. J'admire évidemment tous les corps de métier mais celui de l'échafaudage, c'était quelque chose.[Vidéo Sauver Notre Dame"] Dommage que la plupart n'ait pas ou mal saisi la profondeur de la laïcité, laicity en anglais, où l'art religieux n'est pas moins choyé que d'autres.

  • Nos autres héroïnes oubliées
Esmeralda, ou Agnès et sa mère Paquette, la Sachette à deux pas Tour-Roland Place de Grève, ni l'une, ni l'autre protégées par Notre-Dame... Tout au contraire de Marianne qui la reconstruit !

Esmeralda et ses frères de misère - suppliciés
 
Les deux héroïnes oubliées du roman de Victor Hugo, dont le titre reste un concept. Quelques mots de la mère d'Agnès, d'Esmeralda, recluse volontaire ; au nom d'Anankê
[4] qui choisit la pénitence orante (exclusion dépendante) à jamais en reclusoir, à l'opposé d'un ermitage, solitaire autosuffisant.[5]

Née à Reims en 1447, âgée probablement de 36 ans à la date du roman, elle y meurt lorsque Agnès-Esmeralda monte au gibet. Après avoir essayé de défendre sa fille des soldats, elle l'agrippe et lorsqu'il la soulève pour la pendre, elle mord la main du bourreau, tombe et sa tête cogne le pavé. Un aveuglement subsiste chez l'auteur, qui n'évoque jamais la responsabilité masculine concernant le phénomène social du servage sexuel, qui n'est encore considéré à son époque que comme naturel - je n'ai jamais lu en ce sens, en tout cas, et seule l'on y voit fustigée à tort ou à raison la mauvaise conduite courtisanne.

Un rapide passage vers le fin mot du roman, la bulle de Reims, et son évêque Saint-Rémi -Remedius/Remigius qui baptisa Clovis, le Roi des Francs, la France mise sur les rails- A 23 ans en 1925 à l'occasion du sacre de Charles X, Victor Hugo s'y rend :
"La gitane lui aurait inspiré le personnage d’Esméralda, née rue Folle-Peine ; Esméralda, la fille de Paquette la Chantefleurie, jolie femme qui se faisait entretenir (entre autres) par le vicomte de Cormontreuil. La fille de Paquette aurait été enlevée par des « Egyptiennes ». A sa place elles auraient laissé « une façon de petit monstre hideux, boiteux, borgne, contrefait » : le portrait tout craché de Quasimodo."[6]

La Chanfleurie tente de cacher sa fille Agnès, rebaptisée Esmeralda

"Sur la place de Grève, dans un entresol, se trouve le « Trou aux rats », qui sert de cellule à une recluse volontaire, la sœur Gudule"

"L'image de la femme pécheresse, livrée tout autant à ses sens qu'aux duretés Dès lors, la description de la pénitence de Paquette la Chantefleurie va tendre de plus en plus, sous la plume de Hugo, à des effets de picturalité appuyés : celle que désormais l'on nomme la “recluse” ou la “sachette” à cause du sac dont elle est vêtue, s'enferme dans la cellule du Trou aux Rats, sombre réduit à la porte murée et à l'unique fenêtre, condamnée par une croix de fer qui remplace pour la pénitente la croix d'or de sa vie passée. " Delphine Gleizes, Paquette La Chanfleurie, Marie-Madeleine de la déréliction ? La représentation des “vanités” dans Notre Dame de Paris.

En laïcité, plus de recluses orantes, plus de pécheresses, alors que les prêtres et leurs superstitions savent si bien désigner les pécheresses à la vindicte publique. Et je ne suis pas certaine que le peuple soit tout entier si ignorant de l'injonction des prêtres : "Toi, prie", qu'il transforma en Trou à rats, qui ressemble à un persiflage anticlérical, filigrane qui résonne en quinconce des Français frondeurs et gaulois que ni Romains, ni Francs n'ont tout à fait domestiqués, même en les baptisant de force.[7]

Par charité, nous ne nous appesantirons pas sur les nouveaux habits sacerdotaux aux teintes crues, inspirées de Mondrian, et fort éloignés d'anciennes splendeurs, qui inspiraient le respect au petit peuple gouailleur comme aux puissants imbus, et qui furent l'occasion de persiflages traditionnels eux aussi.

Piet Mondrian, Soir, Arbre rouge

On ne peut clore sans évoquer la broderie réversible qui produit d'extraordinaires objets d'art religieux.

Grenoble (Isère), cathédrale Notre-Dame ; ornement rouge/blanc : chape, face blanche © David Ribiollet

Si Victor Hugo n'avait raison en tout, imprégné de son époque et de lyrisme romantique, celui-ci s'impose d'avoir permis l'amour de l'art, la laïcité et la résurrection de la cathédrale Notre Dame de Paris, ce jour au centre des attentions mondiales, vitrine de la laïcité en splendeur.

Sa position profondément laïque, en particulier concernant l'instruction publique, prend toute sa mesure désormais que des hussards de la République ont été assassinés, comme Samuel Paty. Sans oublier que les Français irreligieux à plus de moitié, et que cela va en s'accentuant, signe des temps qui contredit les chimères dont se berce les monseigneurs Ulrich dédaignant Villeneuve l'architecte... "63 % des Français sont « sans religion », avec 34 % de non-religieux et 29 % d'athées."[8] 

Nul doute qu'une minorité religieuse de 18 % de pratiquants catholiques environ n'aurait aucunement les moyens d'entretenir des bâtisses, construites généralement par des compagnons qui les ont fleuries de symbolisme pas très catholique. 

Christine Gamita

  • Notes de bas de page
[1] Victor Hugo, député, écrivain, Assemblée nationale, Discours sur la liberté de l'enseignement du 15 janvier 1850 https://archives.var.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo1OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMjQtMTItMDgiO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTQ6ImV4cG9fdmlydHVlbGxlIjtzOjE2OiJ2aXNpb25uZXVzZV9odG1sIjtiOjE7czo0OiJyZWYxIjtzOjM6IjUzMSI7czo0OiJyZWYyIjtzOjU6IjExMTg0Ijt9#uielem_move=0%2C0&uielem_zoom=60

[@] Pâquerette, Paquette, fille Guybertaut, la Chantefleurie 
"Un hiver — c’était en cette même année 61, — que les deux femmes n’avaient ni bûches ni fagots, et qu’il faisait très froid, cela donna de si belles couleurs à la Chantefleurie, que les hommes l’appelaient : Paquette ! que plusieurs l’appelèrent Pâquerette !https://fr.wikisource.org/wiki/Notre-Dame_de_Paris/Livre_sixi%C3%A8me
[2] "L'hurette" - 
"Formé par corruption de heurette dans l'expr. il y a belle heurette. Heurette, dimin. de heure* attesté en a. fr. (1119, hurete Philippe de Thaon, Comput, 2069, cf. T.-L.), est resté vivant dans différentes régions, notamment dans le Nord et dans l'Est, dans des expr. de ce type (cf. FEW t. 4, p. 468a et 471b). Fréq. abs. littér.: 14. Bbg. Hasselrot 1957, p. 110; 20es. 1972, p. 10.https://www.cnrtl.fr/definition/lurette
[3] https://www.lemonde.fr/incendie-de-notre-dame/article/2024/12/03/notre-dame-de-paris-340-000-donateurs-pour-une-operation-de-mecenat-hors-norme_6428011_5450561.html

[] Symboles - Le Compaagnonnage https://www.huffingtonpost.fr/culture/article/reouverture-de-notre-dame-de-paris-cet-historien-livre-les-secrets-des-symboles-inscrits-par-les-ouvriers_242868.html

ACG Seganfredo, Anankè et le symbolisme de l'architecture de Notre-Dame-de-Paris, Lume UFRGS, 2004 https://lume.ufrgs.br Ce mémoire propose une lecture textuelle du roman Notre-Dame de Paris, de. Victor Hugo, à partir de quelques images singulières...  https://lume.ufrgs.br/bitstream/handle/10183/5309/000468474.pdf

[4] Anankê 
"Et, en 1866, Victor Hugo indiquera que trois de ses principaux romans sont unis par le même thème : « anankè des dogmes (Notre-Dame de Paris), anankè des lois (Les Misérables), anankè des choses (Les Travailleurs de la mer) ». "
https://www.universalis.fr/encyclopedie/ananke/
[5] https://www.oocities.org/pierregringoire/Paquette.html

[6] https://www.renaissancedesaintremi.fr/de-charles-x-a-esmeralda-et-quasimodo/

[7] Les recluses médiévales https://www.lhistoire.fr/la-vie-quotidienne-des-recluses

Le duo Mondrian / Castelbajac - Après YSL (1965), Castelbajac reprend du Mondrian avec ajout de vert en 2008, et à nouveau applique la même recette pour chasubles, aubes et mitres liturgiques de 2024, "Mondrian médiéval", selon ses propres termes. https://universoretro.com.br/yves-saint-laurent-e-seu-vestido-inspirado-em-piet-mondrian-um-marco-na-historia-da-moda/
                                                          
YSL - Robe Mondrian, 1965                                Jean Charles de Castelbajac, 2009
''L'art de Mondrian est intimement lié à ses études spirituelles et philosophiques. En 1908, il s'intéresse au mouvement théosophique lancé par Helena Petrovna Blavatsky à la fin du XIXe siècle et, en 1909, il rejoint la branche néerlandaise de la Société théosophique . L'œuvre de Blavatsky et un mouvement spirituel parallèle, l'Anthroposophie de Rudolf Steiner , influencent considérablement le développement ultérieur de son esthétique. [ 7 ] Blavatsky croit qu'il est possible d'atteindre une connaissance plus profonde de la nature que celle fournie par des moyens empiriques , et une grande partie du travail de Mondrian pour le reste de sa vie est inspirée par sa recherche de cette connaissance spirituelle. En 1918, il écrit « J'ai tout obtenu de la Doctrine secrète », en référence à un livre écrit par Blavatsky. En 1921, dans une lettre à Steiner, Mondrian soutient que son néoplasticisme est « l'art du futur prévisible pour tous les vrais anthroposophes et théosophes ». Il resta un théosophe engagé dans les années qui suivirent, même s'il croyait également que son propre courant artistique, le néoplasticisme, finirait par faire partie d'une spiritualité œcuménique plus large.'  https://fr.wikipedia.org/wiki/Piet_Mondrian

Mgr Ulrich, archevêque de Paris, lors de la cérémonie officielle de réouverture de la cathédrale Notre-Dame. (Le 7 décembre 2024.) Abaca
 https://madame.lefigaro.fr/style/news/comment-jean-charles-de-castelbajac-a-t-il-concu-les-habits-religieux-de-la-ceremonie-de-reouverture-de-notre-dame-20241207

[8] https://www.renaissancedesaintremi.fr/de-charles-x-a-esmeralda-et-quasimodo/ Minorité religieuse catholique - 60 % se déclaraient sans religion et 29 % se déclaraient catholiques. https://www.insee.fr/fr/statistiques/6793308?sommaire=6793391
"Ils le sont même aussi (51%) parmi les 18-59 ans, en France métropolitaine, en tout cas en 2019-2020, selon une étude publié en 2023 par l'Insee. Selon une étude en 2012 de Win/Gallup International, 63 % des Français sont « sans religion », avec 34 % de non-religieux et 29 % d'athées.https://fr.wikipedia.org/wiki/Irr%C3%A9ligion_en_France
  • Illustrations - Crédit
Henri Le Secq, Cathédrale Notre-Dame : tours et bras sud du transept, 1851 Photo (C) Ministère de la Culture - Médiathèque du Patrimoine, Dist. RMN-Grand Palais / Henri Le Secq


- Esmeralda donne à boire à un supplicié - Quasimodo sur le bourdon, gravures extraites de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris Par Jean-Marc Hovasse https://essentiels.bnf.fr/fr/article/40f19f2a-46b8-4ee3-b685-60c4172ef336-notre-dame-paris

- Piet Mondrian, Soir, Arbre rouge, 1909 https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_rouge

- Grenoble (Isère), cathédrale Notre-Dame ; ornement rouge/blanc : chape, face blanche © David RibiolletJosiane Pagnon, Les ornements liturgiques réversibles : premières approches d’un bilan, Patrimoines du Sud, Dossier Les soieries d'église 1 | 2015  https://journals.openedition.org/pds/905?lang=en

[Vidéo "Sauver Notre Dame"]
Au lendemain de l'incendie qui a frappé Notre-Dame de Paris en 2019, la cathédrale menace de s'effondrer. Commence alors une véritable course contre la montre pour une centaine d'hommes et de femmes qui vont affronter le danger, l'inconnu et les poussières toxique de plomb pendant un an pour sauver ce patrimoine mondial. Architectes, tailleurs de pierre, charpentiers, grutiers, échafaudeurs, cordistes, archéologues : ce chantier unique rassemble de rares savoir-faire. Dans un élan et une cohésion rare, ils vont réaliser de nombreuses prouresses techniques et humaines. Ce film raconte l'aventure spectaculaire et émouvante des ces bâtisseurs qui se battent pour sauver Notre-Dame. Réalisé par : Charlène Gravel, Quentin Domart Raconté par : Philippe Torreton, Sociétaire de la Comédie Française Production : Gédéon Programmes https://www.youtube.com/watch?v=WpCABsXInaI&t=2s

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Campagne 2011 - Synthèse ¡Féminicides!

Loi

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. Charles de Secondat, dit Montesquieu, 1748 Photographie Vladimir Trunoff http...