https://bnr.bg/fr/post/100096563/la-danse-sur-la-braise-un-autre-phnomne-culturel-bulgare-ajout-la-liste-de-lunesco
"Les maisons de culture – čitalištε : rôle de cette institutionLa Bulgarie était jusqu'en 1878 sous occupation ottomane.Les maisons de culture, appelées couramment en Bulgarie čitalištes, sont des institutions qui jouèrent un rôle important dans le développement de la vie culturelle du pays. Ces établissements se sont développés au XIXe siècle, lors de la période de la Renaissance bulgare et ont fortement contribué à l'éducation et à la formation des citoyens bulgares, notamment par la diffusion des idées révolutionnaires de l'époque4. Ces čitalištes sont organisés en réseau et sont présents dans la plupart des communes (villes et villages). Il en existe plus de 4 000 répartis principalement en zone rurale. Ils proposent différentes activités en échange d'une cotisation mensuelle. Les adhérents peuvent ensuite participer aux animations proposées (prêt de livre, groupe de chants ou de danse). Durant l'année, des soirées sont prévues et généralement organisées pour l'ensemble de la population sans distinction.Fêtes et folklore au service du PartiJ'ai consulté les historiques et les inventaires des fonds d'archives concernant les différents min (...)Cette ancienne institution fut pendant la période communiste très active et diversifia son potentiel d'activité (chants, chœur, groupe de danses folkloriques, groupe de théâtre, ...)." Sandrine Bochew, Pratiques festives anciennes - nouvelles organisations, Balkanologie, Vol. VII, n° 2 | 2003 http://journals.openedition.org/balkanologie/496
"Fin septembre s’est tenue la 4e session du Comité intergouvernemental de l’UNESCO sur la préservation du patrimoine culturel, à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis. C’est alors que la danse sur la braise, un antique rituel bulgare, a été ajouté à la liste de l’UNESCO du patrimoine culturel de l’humanité."
- La vidéo de ma thèse numérique de doctorat en ethnologie (Auteur-Réalisatrice et productrice), à disposition générale -étant la moindre des choses après une scolarité primaire puis universitaire gratuite. cf. http://theses.fr/2003PA070095, soit en 1er épisode - Portrait d'une Nestinarka (danseuse sur le feu)- 1-ви епизод - "Веселбата на огъня" - Портрет на Нестинаркa - Extrait d'Essai d'anthropologie visuelle et sonore - Визуално и звуково антропологично есе https://drive.google.com/drive/folders/0B256KBATryLkfkw5LWxXZW1Kd3lSSV9odldZQmpMcFJhOWw4bWJBRWhPNDRzUWIybDlndGs?resourcekey=0-tZmHxHUl2gn_L5a4JuK7CA&usp=sharing
Ce travail cinématographique, long et difficile à mettre sur pied, dont la qualité médiocre de conversion de Betamax à mpeg, qui tient à l'absence de financement universitaire et extérieure, ne me satisfait bien sûr pas. J'espère toujours trouver des professionnels de la réalisation et du montage qui voudraient bien retravailler avec moi à partir du matériau de dizaine de cassettes prises début des années 2000, tournées par un excellent cameraman, afin de réinventer un grand documentaire professionnel.
Documentaire ethnographique - 36 min - Rushes Betacam SP conversion numérique- Couleur - France, Années 2000 - Croyance en l'incombustibilité et sa manifestation directe - Esquisse d'un personnage de danseuse sur les braises, femme moderne d'une cinquantaine d'années, qui célèbre avec ferveur la Fête de Saint-Constantin et Hélène au Sud de la Bulgarie. De son quotidien de modeste agricultrice et bibliothécaire à la Maison de la Culture de son village de Brodilovo au spectacle saisissant des deux jours de la Fête à Bulgari, elle déroule tout aussi vaillamment ses points de vue qu'elle pose ses pieds sur la braise...
Contexte et résumé de thèse - De nos jours en Europe, les nestinari en Bulgarie, les anesténarides du Nord de la Grèce dansent sur les braises, baignés de la même ferveur que celle des pyrobates de l’Espagne septentrionale et des Nyungwes de Têté en Afrique australe : Ce rituel « élémentaire » de marche ou de danse sur le feu a été abordé sous l’angle de ses origines, des mécanismes psychosociologiques, neurophysiologiques patents -mis en œuvre pour ce qui touche à l’ «incombustibilité» et à l’insensibilisation-, des comportements individuels et collectifs, des évolutions historiques comme des significations sociales. Ce point de vue s’est reposé sur une tradition philosophique zététique & méthodologique liées au champ ethnologique. Il s’est agi de susciter une « synergie transversale » afin de mettre en cause et impliquer directement le parallélisme des diverses branches des sciences humaines ; tout en construisant progressivement une réflexion à caractère témoin, considérant le rituel et le « fait de communication » dans sa globalité, grâce à l’outil majeur de l’anthropologie visuelle et sonore. Son intérêt se peut donc résumer ainsi :
- Permettre l’approfondissement d’une manifestation culturelle supposée non décrite ainsi,
- Déterminer avec plus d’exactitude l’influence de l’environnement social, lors de leur déroulement,
Cette recherche compte dans son analyse principale l’élaboration d’un document audiovisuel à portée anthropologique, portrait d’une nestinarka, inclus & soutenu en ce mémoire numérique." - “Visual anthropology essay – “Fire joy” - Ethnography of the pyrobatic praxis’s ontological permanence & related belief in Eastern Europe[1]
- Table des matières -mémoire de thèse-Remarques liminairesAvant-propos numérique Contenu du cd-rom de thèse Marche à suivrePré-amuble "L'équation personnelle" -Observation participante-Entrée en matière.Le projet.Méthode d’enquête.Langues de travail.Autres instruments de travail.Architecture du mémoireI - Corps en feuxLes limites des corpsDe l'usage et du ryth-me du corpsRites religieux ou magiquesRite de passage & « rite de dominance »Rite règlementaire«Ryth-mes» esthétiques d’agrégation1 - Feux élémentaires2 - Feux mythiques et mystiquesDe naissances en renaissanceDe l'"incombustibilité"3 - Feux actuelsII - Corps en rite-mes1 - Les danses sur les braises en Europe orientaleEsquisses historico-géographiques1. Macédoine2. ThraceA. Nestinarstvo dans la Strandja au XXIème siècle« La joie du feu »- DiresLe "professionnalisme folklorique"B - L'Anastenaria à Langadas -D’après observation des 21, 22 et 23 mai 1984-"El Paso del Fuego" de la péninsule ibériquePanorama des hypothèses explicativesA - Les attitudes phénoménologiques face à l'être « pyrobatique »-B - Approches herméneutiques et universalistesIII - Corps en actionSous l'action des brûlures et douleursEtudes et expérimentations pyrobatiquesMesures physiques et données physiopathologiquesConclusionAnnexesSources & BibliographieIllustrations
Quelques autres aventures - Thècle, le feu présent
"...le 11 mai 330, est représenté en dieu solaire, Sol Invictus, en haut de sa colonne. Il n'est donc pas encore chrétien." https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9l%C3%A8ne_(m%C3%A8re_de_Constantin)
Saint Constantin et Hélène, fête nestinare et orthodoxe, pour les orthodoxes, qui fêtent le même jour Hélène et Constantin, "Fête des très Grands Souverains Constantin et Hélène, égaux aux apôtres" http://misraim3.free.fr/gnosticisme/constantin.pdf
A voir pour plus de détails, conférence autour de ma thèse au séminaire EHESS de Manon Aubrée en janvier 2004 de la Danse du Nestinarstvo - SAF 2 Giulia Elena - Femme influente - Présentation-projection Danse sur le feu - Bulgarie - Comment l'Empire romain se christianise avec Hélène flanquée de Constantin https://susaufeminicides.blogspot.com/2018/05/giulia-flavia-elena.html
- Digression sofiote - Sofia, 1717 - Autre portrait de femme - Lady voyageuse en dilettante - Lady Montaigu, Extraits
"Avril 1717, Andrinople.378, Lieu de cuisante et décisive défaite romaine[3]
Ce pays est l’un des plus beaux au monde, s’émerveille-t–elle. « Tout ce que je vois est tellement neuf pour moi que c’est chaque jour un spectacle nouveau. »
Ce voyage n’a été entrepris par aucun chrétien avant elle car tous prenaient la voie fluviale et empruntaient le Danube.
Lady Montagu est surprise par la quantité de vignes vierges qui poussent sur toutes les collines. Il règne dans cette région un éternel printemps qui donne une mine gaie aux habitants. « Sofia est l’une des plus belles cités Turques. »
Elle se rend au bain en voiture, couverte d’un drap écarlate.
A 10 heures, le bain est déjà plein. Elle note le rituel des ablutions, la vapeur qui attendrit la peau, les cinq salles aux usages différents et enfin, l’alternance de l’eau froide et de l’eau chaude pour réveiller le corps engourdi par la chaleur.
Lady Montagu se montre à ces femmes, près de deux cents, habillée en amazone, qui la reçoivent avec courtoisie."
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| George Knapton, Portrait de dame supposée être Lady Mary Wortley Montagu[Illus. ] https://www.science-et-vie.com/archives/debut-du-xviiie-siecle-le-procede-est-importe-en-europe-19210 |
"L’Islam au péril des femmes ; une Anglaise en Turquie au 18ème siècle - Extraits Les bains de Sofia Les esclaves - Vous désirez que je vous achète une esclave grecque, qui doit posséder mille qualités. Les Grecs sont des sujets et non des esclaves. Les personnes que l'on peut acheter ont été prises à la guerre ou enlevées par les Tartares en Russie, Circassie ou Géorgie, et ce sont de pauvres épaves si lamentables que vous n'en jugeriez aucune digne d'être votre servante. Il est vrai que des milliers de captifs ont été faits en Morée, mais le plus grand nombre a été racheté par les contributions charitables des chrétiens; ou bien leurs parents à Venise ont payé leur rançon. Les jolies esclaves qui entourent les grandes dames ou servent au plaisir des grands personnages sont toutes achetées à l'âge de huit ou neuf ans et reçoivent une éducation soignée, de sorte qu'elles chantent, dansent, brodent, etc., à la perfection. Ce sont en général des Circassiennes, que leur propriétaire ne vend jamais, sinon pour les punir d'une faute très grave. S'ils arrivent à s'en lasser, ils les offrent à un ami ou leur donnent la liberté. Celles qui sont exposées à la vente dans les marchés sont, sans exception, ou bien coupables de quelque délit ou bien tellement dépourvues de valeur qu'elles ne sont bonnes à rien. Je crains que vous ne croyiez pas mes explications : elles ont beau être différentes des idées reçues en Angleterre, elles n'en sont pas moins véridiques."[4]
[4] 15 Mars 2010 Publié par Mohamed Médiène, L'Orient des femmes - La Turquie de Lady Montagu. 1717 http://mediene.over-blog.com/article-11338521.html
- ANNEXE 0 - Remise de copies du matériau audiovisuel ethnographique de huit cassettes Betacam -VHS à l'Université de Sofia Saint Clément d'Ohrid-
- ANNEXE I - Rapport de pré-soutenance
Mme Christine Gamita DJANKOFF
Sous la direction de Jean Arlaud
Laboratoire d’Anthropologie visuelle et sonore du monde contemporain - EA 3504 -
Unité de Formation Anthropologie, Ethnologie et Science des Religions
Université Paris VII Denis Diderot
Titre :
Essai d’anthropologie visuelle et sonore d’un "rite élémentaire".
La joie du feu. Ethnographie de la permanence d’une praxis ontologique
pyrobate et de la croyance afférente en Europe orientale
Le premier point à souligner est la présentation originale de ce travail de doctorat qui introduit par les expériences personnelles de l’impétrante, nous permet par le support de la vidéo - pièce centrale et maîtresse de cette thèse - d’observer concrètement "in vivo" comment se vit de nos jours en Europe orientale une pratique rituelle de pyrobatie.
Des nestinari en Bulgarie aux anastenarides en Grèce, cette thèse aborde tous les aspects de ce rituel de marche sur le feu - de danse sur les braises - depuis son origine jusqu’aux mécanismes physiologiques mis en jeu.
L’histoire et l’évolution des croyances liées à la pyrobatie, support-terreau de l’incombustibilité des corps, ont été largement analysées et l’ensemble représente un riche matériau documentation pour lequel il faut féliciter l’impétrante C. G. Djankoff.
Cette recherche de terrain a permis de témoigner notamment au moyen de l’outil cinématographique et donc d’apporter un ensemble de données sous une forme permettant également à des collègues d’entreprendre des recherches en aval sur la base de ce document.
L’impétrante a su appréhender sous tous ses angles une « danseuse sur le feu » et montrer l’intégration de cette coutume dans la société en question, société contemporaine européenne et simultanément rattachée à son passé de culture orientale ; elle pose également implicitement la question clef : la représentation actuelle est-elle une donnée culturelle qui a une importance réelle dans la communauté ?
Et tout cela sans tomber dans le piège qui consisterait à croire ou faire croire que ce type de coutume relève quasi exclusivement des croyances locales, sans autre motivation que culturelle ou cultuelle. L’impétrante a su montrer par son positionnement, ses questions et son approche qu’une partie de l’exposition publique du rite relève également d’un désir du témoin privilégié qu’est le personnage central de voir son image capturée sur la pellicule et de se trouver ainsi « immortalisé ». Cet aspect du rituel spectaculaire devenant spectacle au sens monstration et non plus de dé-monstration, devenant tour de scène en quelque sorte, montre bien que le rite collectif, rite social, n’exclut en rien une visée peut-être fortement individuelle.
Il a aussi bien été montré que le nestinarstvo est un ensemble rituel qui organise le temps et l’espace villageois - à l’exemple des célébrations de tout type que l’on peut encore trouver dans les villages de l’ensemble de la communauté européenne et qui traduisent de fait l’importance du calendrier, qu’il soit rituel ou pas - mais il a également été relevé par l’impétrante que le culte pyrobate était perpétué pour partie « touristiquement » en n’hésitant pas à se faire dans le cadre d’un restaurant comme animation typique. Et les danseurs aux corps réputés incombustibles, ici travailleurs en CDD, d’expliquer comment ils soignent leurs… brûlures.
Christine Gamita Djankoff a d’ailleurs exprimé que son travail s’était choisi une fée, une marraine, la zététique, et que celle-ci court tout au long de son mémoire comme un filigrane. On retrouve cette fée plus qu’en filigrane dans la dernière partie qui nous présente quelques mesures physiques et données physiologiques ; les diverses explications physico-naturelles possibles de la danse sur les braises sans atteinte corporelle sont alors examinées et exposées de manière claire, ce qu’il faut souligner tant ce type d’approche n’est pas courant. Ce chapitre centré sur les données naturelles du « problème » posé permet de restituer beaucoup plus concrètement ce qui, de fait, s’estompe lors de la participation à une marche sur le feu : l’esprit critique de l’observateur et/ou du participant. Montrant bien que tous les sens sont atteints par le spectacle du feu et que le passage de l’excitation à l’exaltation se fait alors aisément, induisant finalement la croyance dans les aptitudes paranormales des marcheurs sur le feu.
Merci à Christine Gamita Djankoff de nous permettre par ce travail de qualité de saisir « l’être pyrobatique » dans son cadre - et par - son environnement.
Je suis donc tout à fait favorable à la soutenance de cette thèse de doctorat.
Fait à Nice, le 28 octobre 2003
Henri BROCH
Professeur à l’Université de Nice-Sophia Antipolis
Laboratoire de Zététique
Faculté des Sciences, Parc Valrose, 06108 Nice cedex 2
- ANNEXE II - Rapport de Pré soutenance - Pr Cornelia Eckert, par fax
- ANNEXE III - Requête à l'UNESCO et sa réponse
- Sources d'illustrations
- Fondamentaux de ce journal ethnographique
B - ¿Androcides? http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/androcides.html
Statut d'avenir http://susaufeminicides.blogspot.fr/2013/08/salon-de-demoiselles.html
Cartographie katogynique http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/cest-de-la-carte-tentative-darticle.html
Chiffres, estimations et recensement. http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/01/combien.html
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| http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/be/ |




