05/08/18

Nationalité en mandats

Fiche synthétique

Citoyenneté - Nationalité - Résidence

Comparaison de mandats SDN

Masque Yoruba du Nigeria, en bois peint en blanc et rose, représentant un étranger, barbu et portant une casquette[1]

La notion de nationalité dans le cadre du mandat français de la Société des Nations (SDN) –en particulier en Syrie et au Liban (1920–1946)– est un sujet juridique central car elle conditionne les droits civils, politiques, successoraux et de déplacement des populations tant autochtones qu'immigrées.

La nationalité, selon que sous mandat français ou britannique n'a rien eu à voir, la première légale, la seconde fantaisiste d'une construction administrative en rupture avec le droit positif de la SDN, déjà vu par la création UK sui generi de l'Emirat sans concertation, avec répressions et expulsions.

Cependant, le mandat britannique sur la Palestine (1920–1948), défini par la SDN en 1922, devait établir un Foyer national juif, tout en garantissant les droits civils et religieux des autres groupes. Or, en amputant dès 1922 les trois quarts du territoire initial via l’exclusion de la Transjordanie, puis en imposant en 1925 un statut de "citoyenneté palestinienne" sans base souveraine, le Royaume-Uni a violé le principe fondamental du mandat, qui interdit à une puissance mandataire de créer une nationalité artificielle. Cela a instauré une citoyenneté administrative sans fondement étatique.

Ce dispositif a posé les bases d’un traitement inégal postérieur. En effet après 1948, l’UNRWA, créée par la résolution 302 (IV) de l’ONU, définissait le statut de "réfugié" selon un critère géographique –résidence en Palestine mandataire entre 1946 et 1948– sans distinguer selon l'origine. Il reste remarquable que les Juifs expulsés de Jérusalem-Est, Hébron, Gaza ou Hébron, bien que remplissant ces critères, furent exclus du champ de l’UNRWA pour des raisons ethno-religieuses, en contradiction manifeste avec les principes du droit humanitaire et des réfugiés. En créant un statut héréditaire exclusivement arabe de fait, transmissible par filiation patrilinéaire et réservé aux populations refusant la citoyenneté israélienne, l’UNRWA enfreint la Convention de 1951. D'aurant qu’en 1919, les Arabes (forcément non autochtones, nomades ou semi-sédentaires) ne représentaient qu’environ 10 % de la population, soit 75 000 personnes, le reste étant issu d’immigrations multiples depuis l’Empire ottoman (cf. annexe).

Nous allons entrer en matière par un survol de la notion de nationalité en France, puis de la citoyenneté, pour ensuite comparer le traitement de la nationalité entre le mandat SDN français et britannique. Une annexe complémentaire sur la population précise la situation de groupes issus de vagues d’immigration noire subsaharienne sous domination arabe et ottomane puis mandataire, invisibles en définitions officielles palestines, palestiniennes et représentation politique de Gaza.

Si tout habitant relève de la citoyenneté, tous n'acquièrent la nationalité. 

1. Édit de Caracalla (212) – Protohistorique

  • Antérieur à la France médiévale, l’édit d’Antonin Caracalla d'octroi de la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l’Empire, y compris en Gaule, ancêtre territorial de la France

  • Ce n’est pas une nationalité française, simplement une prémisse juridique

Source : [Corpus Inscriptionum Latinarum (CIL), vol. 3, 7152]

2. Serments d’allégeance au roi de France (Moyen Âge – XIIIe siècle)

  • À partir du XIIIe siècle, l'on trouve des actes d’hommage, lettres de bourgeoisie, ou serments de fidélité qui constituaient des formes d’appartenance juridique à la communauté du royaume

  • Exemple : Chartes de franchise ou lettres de naturalité accordées aux étrangers par le roi (souvent italiens, allemands, etc.), notamment sous Philippe le Bel

Source secondaire : André Devaux, La naturalisation en France aux XIIIe-XVe siècles, 1933

 Lettre de naturalité de Jean-Dominique Cassini, avril 1673
 
https://www.histoire-immigration.fr/collections/lettre-de-naturalite-de-jean-dominique-cassini

3. Ordonnance de Blois (1579) et Édit d’Henri III (1573) – Premiers textes de définition de la naturalité
  • L’édit de 1573 impose la résidence et l’allégeance au roi comme critères de "naturalité"

  • La nationalité commence à se formaliser juridiquement dans les actes royaux

Source :

  • Ordonnance de Blois, art. 40 (1579)

  • Édit d’Henri III, 1573 – reproduit dans Isambert, Recueil des anciennes lois françaises, vol. XIV

4. Constitution de 1791 – Nationalité moderne en tant que droit politique
  • La notion de nationalité française devient constitutionnelle

  • Les actes de citoyenneté sont alors inscrits dans l’état civil et peuvent être retrouvés dans les archives communales ou préfectorales

Source : [Constitution de 1791, titre II, art. 1 à 3 – Légifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/]

5. Premier certificat de nationalité (XIXe siècle)

  • Le certificat de nationalité française (CNF), tel qu'on le connaît aujourd’hui, est introduit par la loi du 7 février 1851 et prend sa forme moderne avec le Code de la nationalité de 1927

Source :

  • Loi du 7 février 1851 sur la nationalité – Archives parlementaires

  • [Journal Officiel de la République Française – Lois et Décrets, 1851]

DocumentPreuve de nationalité françaiseRemarques
Carte Nationale d'Identité
(CNI)
Présomption simpleDoit être en cours de validité et indiquer la nationalité
PasseportPrésomption simpleId. réfutable 
Certificat de nationalité (CNF)Preuve irréfutableSeul document probant en cas de litige

Source officielle :

Citoyenneté et nationalité

    Articles connexes : Théories du contrat social et Du Contrat social.

    La citoyenneté, qui implique l'exercice des droits civiques (vote, service militaire, etc.), est une notion différente de celle de nationalité qui désigne le fait d'être régi personnellement par un droit civil national (nom, majorité, mariage, divorce, succession, etc.), même si la « nationalité » est presque toujours attachée à la citoyenneté[8].

    (...) Un citoyen a plusieurs devoirs comme payer les impôts, respecter les lois ou encore être juré de Cour d'assises si besoin est.(...)

    Notion de résident

    Une personne peut être juridiquement qualifiée de résidente d'un pays donné du fait de sa domiciliation principale dans ce pays sans pour autant avoir la nationalité de celui-ci.

  • Nationalité sans citoyenneté

Articles détaillés : droit de vote#exclusion sur base du mode d'acquisition de la nationalité et droit de vote#dans le contexte colonial.Dans certains pays la citoyenneté est ou a été réservée au sexe masculin, ou conditionnée au paiement d'impôts.
Les nationaux mineurs ne bénéficient pas des droits civiques.
Une condamnation peut ôter ses droits civiques à un national.
La domiciliation est nécessaire pour exercer des droits civiques, ainsi les sans domicile fixe, et en particulier les nomades n'en bénéficient pas. (...)"h ttps://fr.wikipedia.org/wiki/Citoyennet%C3%A9

II - MANDAT SDN FRANCAIS

1. Base juridique du mandat français (1920–1946)

Le mandat est fondé sur :

  • Article 22 du Pacte de la SDN 

  • La conférence de San Remo (1920) 

  • L’acte de ratification par la SDN (1922)

Après la victoire des Alliés, y compris sur les colonies turques proche-orientales (troupes anglaises, française et italienne), la République française se trouve chargée d’administrer la Syrie et le Liban, -largement diminuée par rapport à la carte Sykes-Picot- en préparation de leur indépendance sans annexion.

Texte officiel du mandat : https://avalon.law.yale.edu/20th_century/leagcov.asp#art22

Mandats SDN Moyen-Orient 1 & 2- Mandat français en Syrie et au Liban 3 & 4 & 5 - Mandat britannique en Palestine, Transjordanie, Irak https://fr.wikipedia.org/wiki/Mandat_de_la_Soci%C3%A9t%C3%A9_des_Nations

2. La question de la nationalité dans les territoires sous mandat

La nationalité est une compétence régalienne, mais dans un territoire sous mandat, l’État mandataire ne peut imposer sa propre nationalité (française) à la population autochtone

2.1. Avant le mandat (jusqu’en 1920)

Les habitants étaient sujets ottomans turcs. La nationalité était donc ottomane selon la loi de nationalité ottomane de 1869 (Tabiiyet Kanunu).

2.2. Pendant le mandat français : la création de nationalités 

La France met en place de nouvelles législations nationales dans les États sous mandat

a) Liban : Décret 15 S (1925)

  • Le décret n° 15 S du 19 janvier 1925 établit une nationalité libanaise indépendante

"Est considéré Libanais tout individu inscrit sur les registres du recensement de 1921 et n’ayant pas manifesté dans le délai prévu son désir de conserver une nationalité étrangère"

  • La perte ou l’acquisition de la nationalité française, ottomane ou autre, est réglée dans ce cadre

Texte complet (décret 15 S) : Légifrance Liban - version officielle scannée

b) Syrie : décret analogue (décret-loi du 30 mars 1925)

  • Mise en place d’une nationalité syrienne autonome, également fondée sur le recensement et la résidence effective

  • La France n’a pas accordé sa nationalité collectivement à la population du mandat.

3. Continuité des nationalités (post-1943/1946)

À l’indépendance (Liban 1943, Syrie 1946), les législations mises en place pendant le mandat restent en vigueur 

  • Le décret 15 S (Liban) reste la base actuelle de la loi sur la nationalité libanaise

  • Le décret syrien de 1925, modifié, reste fondé sur les critères d’inscription au registre

4. Questions spécifiques

Juifs, Arméniens, Kurdes 

  • Juifs levantins ou séfarades : protégés par la France via le système des capitulations, non automatiquement naturalisés français

  • Arméniens réfugiés après 1915 : certains apatrides, ont pu être naturalises localement ou réfugiés sous protection française (certificats Nansen)

  • Kurdes : souvent laissés sans statut clair, parfois apatrides après 1946.

Références juridiques et archivistiques

  • Décret 15 S du 19 janvier 1925, République Libanaise (version française numérisée via Université libanaise ou base LEXBASE Liban)

  • George Abi-Saab, La nationalité dans les États sous mandat : le cas du Liban et de la Syrie, in Annuaire français de droit international, 1964

  • Rona Aybay, The Law of Nationality in the Middle East, Middle East Journal of International Law, 1970

  • Laurent Bonnefoy & Élise Massicard, Nationalité, citoyenneté et appartenances au Moyen-Orient, CNRS, 2013

Conclusion

Pendant le mandat SDN français :

  • La nationalité ottomane a été progressivement remplacée par des nationalités syrienne et libanaise créées par décret en 1925

  • La France n’a pas imposé sa propre nationalité

  • Après l’indépendance, les cadres juridiques créés par la puissance mandataire sont demeurés la base du droit de la nationalité

III - Mandat britannique - Exception juridique 

L'éventuelle nationalité précédée d'un statut de résident de travail ou de famille (sur mandat SDN depuis deux ans avant cloture) de rupture avec les documents d'identité mandataires réguliers pose plusieurs problèmes. Elle suscite nombre de confusions conceptuelles et politiques, notamment entre résidence, citoyenneté, nationalité.

Contravention, infraction, irrégularité atteinte au droit commun des réfugiés par négation de la documentation mandataire de droit positif ? En tout cas, compte tenu de la démographie décryptée de l'époque abordée en annexe, il est évident que le camp anglican proarabe ne pouvait fonder de nationalité sur le pourcentage restreint d'Arabes recensés et réellement originaires, ou autochtones, de plus sans conception de propriété terrienne. Ceci explique peut-être cela ?

Plus précisément, 

  • L’UNRWA fût fondée sur critère non juridique, exclusivement territorial et humanitaire, permettant l'adjonction de

    • Outrepassé le droit positif en construisant un statut héréditaire de « réfugié palestinien » indépendant des critères classiques du droit international, sans exigence de preuve individuelle ni reconnaissance légale de nationalité perdue et dans l'ignorance des certificats officiels de réfugiés délivrés par les États hôtes ou HCR, autre agence onu 

    • Transmission héréditaire du statut de réfugié (à la différence de tout autre statut de réfugié dans le monde, y compris UNHCR)
    • Extension indéfinie du statut, même concernant ceux qui n’ont jamais détenu de certificat
    • Double contradiction interne de l'ONU -effacement son propre droit positif et entre entité de sa propre structuration-
    • Réitération d'abandon du droit positif et des principes suspendus (non concertation, répression, expulsions) déjà lors du démembrement du mandat pour création par UK de l'Emirat de Transjordanie sur grande partie du projet FNJ/SDN

Précédence - Certificat provisoire de citoyenneté 

Avant 1925 et jusqu’à l’entrée en vigueur de la Citizenship Order, les autorités britanniques délivraient un certificat provisoire de citoyenneté palestinienne aux personnes éligibles par naissance en Palestine mandataire, ascendance, etc. qui exprimaient leur intention de continuer à y habiter. Ce document est précisé dans les documents de 1924 et 1925 OpenEdition Journals+2Wikipédia+2Wikipédia+2NANSEN+8Wikipédia+8PaperToTravel+8Reddit+1Wikipédia+1.

  • Il existait des passeports mandataires délivrés aux résidents arabes, juifs ou autres ethnies résidant en Palestine mandataire 

  • Etre palestinien dans ce contexte désignait un sujet protégé britannique de toutes origines sous gouverne mandataire britannique, non une nationalité souveraine

  • Ces documents sont reconnaissables à leur couverture, leur mention trilingue, et leur émission après la loi de 1925 jusqu’à 1948

Nombre de certificats de citoyenneté palestinienne des autorités britanniques

D’après A Survey of Palestine (préparé en décembre 1945 / janvier 1946 pour le comité consultatif anglo-américain), les données sont les suivantes :

Total cumulé (1925–fin 1946) : 146 246 certificats délivrés à des personnes naturalisées, via le regroupement familial, ou autres modalités d’accès palestineremembered.com.

Ces chiffres représentent principalement des cas de naturalisation (par mariage, naissance, etc.), qui viennent en complément de l’attribution automatique de la nationalité aux sujets ottomans résidents depuis le 1er août 1924

Période   Demandes reçues      Certificats délivrés
1925–septembre 1945   100 005      91 350
Année 1946       5 777        6 900
Total jusqu’à fin 1946≈ 105 782               ≈ 146 246

Note complémentaire

Cette statistique ne concerne que les certifications de nationalité par naturalisation ou filiation, elle ne couvre donc pas la masse des sujets ottomans devenus automatiquement "citoyens de Palestine" mandataire en 1925, estimés à ~730 000 personnes vdoc.pubpalestineremembered.compalestineremembered.com

Ainsi

  • ~146 000 certificats de citoyenneté palestinienne furent délivrés entre août 1925 et fin 1946, sachant l'absence d'état de Palestine -jamais créé même approximativement sur les sandjaks concernés, Acre, Gaza, Jerusalem, Naplouse, ou même vilayet de Damas-

  • ~730 000 résidents ottomans ont été reconvertis automatiquement en "citoyens de Palestine"

    Distinction essentielle : Arabes ≠ Musulmans

  •  757 182 résidents de toutes ethnies et confessions du recensement 1922 excluant les populations dites fantômes. Les Arabes, nomades ou semi-sédentaires, échappant systématiquement à tous recensements, turc, français que britannique du début du siècle. 

    • ~ 590 890 "musulmans" en 1945 (selon le Village Statistics du British Mandate) ne signifie pas qu’il s’agit de 590 890 Arabes ->les musulmans n'étaient non arabes pour ~90 %

    • ~72 900 Arabes (polythéistes, musulmans, chrétiens...) adjoint pour faire bonne mesure, selon la seule estimation ethnique existant, non basée sur le millet à la turque- Notamment de géographes comme Vital Cuinet ou René de Saint-Quentin, ou encore reprises dans les documents du ministère des Affaires étrangères et de l’armée française après 1917

      • Bédouins mais qui ne se déclarent pas "arabes sédentaires"

  • Vital Cuinet, La Syrie, la Palestine, le Liban et la Transjordanie, 1896-1899

  • Rapport Delavignette – Ministère des colonies, 1919
    • Cette catégorie "Muslims" inclut des populations non arabes :

      • Turcs (notamment à Jérusalem, Jaffa, Haïfa et dans certains villages administratifs)

      • Kurdes (installés à différentes périodes dans des localités rurales)

      • Tcherkesses (Circassiens - époque ottomane, par ex. à Kfar Kama et Rehaniya)

      • Bosniaques, Maghrébins, voire des Persans ou Afghans

      • Africains musulmans, souvent anciens esclaves affranchis ou pèlerins s’étant installés après leur pélerinage (Hajj)

A savoir que les trois principales tribus arabes migrant de la Péninsule arabique après 636 de la conquête arabe furent décimés à deux reprises de 969, par les Fatimides, berbéro chiites d'Afrique du Nord, et en 1099 par les Croisés. Cette colonisation qui n'était déjà pas de colonisation de peuplement sédentaire n'a donc pas pu voir se développer en démographie, les Arabes n'ayant plus jamais repris le territoire levantin.

Il ressortit de cet examen que les Arabes semblent n'avoir constitué que 10 % de la population de colonie turque pour les certificat et passeport britanniques protégés
  • Ces données explicitées corrigent toute confusion entre base juridique (citoyenneté de jure) et actes administratifs extra juridiques (certificats)

  • Le mandat britannique sur la Palestine (1920–1948) n’a jamais réellement établi de nationalité  "palestinienne", au sens de ce que le mandat exprimait clairement.

  • De façon peu légale, les résidents du territoire étaient juridiquement des sujets britanniques protégés avec un certificat de citoyenneté palestinienne délivré par l’administration mandataire, ou un passeport britannique, ne constituant pas une citoyenneté souveraine

  • Ce certificat, document administratif créé par Ordonnance du 24 juillet 1925 donna à certains habitants (juifs, musulmans, chrétiens) un statut lié au mandat britannique. Voir le texte 
    Palestinian Citizenship Order-in-Council, 1925 (The Palestine Gazette)

  • Sans plus de validité à l’abolition du mandat en mai 1948, les anciens titulaires devenaient apatrides ou intégrés aux régimes de naturalisation des pays voisins (Égypte pour Gaza, Jordanie pour la Cisjordanie, etc.)

  • En 1946, il s'agit de simples résidents du mandat britannique de Palestine, ou selon les cas : musulmans du mandat britannique, Juifs du mandat britannique, Circassiens, Arabes, etc.



Quatre exemples authentiques de passeports du Mandat britannique en Palestine (1925‑1948), illustrant clairement l’existence de documents délivrés aux résidents mandataires avec inscriptions trilingues (anglais, arabe, hébreu) NANSEN+13Wikipédia+13Wikipédia+13

  • Précédence - Passeport obligatoire de Palestine : statut et contexte

1. Contexte juridique de protégés britanniques

  • En 1925, l’“Order in Council” – Palestinian Citizenship Order instaura une forme de citoyenneté mandataire appelée “Palestinian citizenship”, reconnue aux personnes résidant habituellement dans la Palestine du Mandat au 1ᵉʳ août 1925 openDemocracy+5Wikipédia+5OpenEdition Journals+5.

  • Ces personnes devinrent des British protected persons, distinctes des sujets britanniques et de l’ancienne citoyenneté ottomane OpenEdition Journals+4Wikipédia+4Reddit+4.

2. Passeports utilisés

ÉlémentDétail
Citoyenneté mandataireCréée en 1925, réservée aux résidents habituels du Mandat, sans autre nationalité souveraine

Statut juridiqueBritish protected persons – distinct des sujets britanniques ou Ottomans

Passeport délivré“British Passport, Palestine”, marron, trilingue (anglais, arabe, hébreu)

Volume estimé~70 000 documents émis entre 1926–1935

Fin de validité15 mai 1948, perte du statut avec la fin du Mandat
  • Les certificats de nationalité délivrés sous le mandat britannique ne sont pas utilisés comme documents de preuve du statut de réfugié palestinien 

1. Palestinian Citizenship Order-in-Council de 1925

  • Ce décret fût promulgué le 24 juillet 1925 par le gouvernement britannique dans le cadre du mandat confié par la SDN

  • Il institue la citoyenneté palestinienne mandataire pour les habitants (juifs, arabes, druzes, tcherkesses, etc.) résidant légalement sur le territoire à cette date.

  • Il prévoyait l’émission de certificats de nationalité palestinienne (Palestinian Citizenship Certificate), souvent inclus dans les passeports palestiniens britanniques.

Exemple de document :
Voir un exemplaire original d’un certificat de nationalité palestinienne de 1925, conservé au British National Archives (CO 733 series). En ligne :
https://discovery.nationalarchives.gov.uk/details/r/C3299612

2. Raison de la rupture de ces certificats inutilisés en preuve du statut de réfugié

a) Cadre juridique postérieur à 1948

  • Après 1948, le statut de réfugié palestinien a été redéfini par des instances internationales, notamment l'UNRWA (1949) et non sur la base de documents de nationalité :

    • Est reconnu réfugié palestinien par l’UNRWA quiconque résidait en Palestine entre juin 1946 et mai 1948 et a perdu son domicile et ses moyens de subsistance à cause du conflit

Source : Définition officielle UNRWA

b) Dissolution du cadre juridique mandataire
  • Le Mandat britannique a pris fin le 14 mai 1948 avec lui la citoyenneté palestinienne mandataire juridiquement dissoute

  • Aucune autorité internationale n’a reconnu juridiquement de nationalité palestinienne à la suite

c) Refus arabe d’un État binational et échec des successions juridiques
  • Aucun des États arabes ni l’Organisation de la Conférence islamique n’a reconnu de nationalité palestinienne à partir de la citoyenneté palestinienne mandataire comme base légale

  • La Ligue arabe a refusé la citoyenneté aux réfugiés palestiniens dans ses pays membres, ce qui a contribué à l’instabilité juridique de leur statut

d) Choix politique : victimisation et héritabilité

  • L’UNRWA a été fondée sur un critère exclusivement territorial et humanitaire, non juridique, ce qui a permis 

    • Une transmission héréditaire du statut de réfugié (à la différence de tout autre statut de réfugié dans le monde, y compris UNHCR)

    • Une extension indéfinie du statut, même pour ceux qui n’ont jamais détenu de certificat

 4. Conséquences et conflits actuels liés à ce choix

  • Cela signifie qu’aujourd’hui, les descendants de Palestiniens ayant simplement résidé dans la Palestine mandataire entre 1946 et 1948 sont considérés réfugiés, même sans preuve de nationalité

    • En 1950, l’UNRWA assistait environ 750 000 réfugiés, personnes déplacées en 1948, avant l’arrivée de leurs descendants Reddit.
    • Plusieurs estimations indiquent moins de 200 000 réfugiés originaux encore vivants aujourd’hui FDD.
    • La population totale enregistrée auprès de l’UNRWA est actuellement d’environ 5,9 millions de personnes, incluant les descendants de réfugiés de 1948 et de 1967 wsj.com+15una-oic.org+15Reddit+15
  • En revanche, les Juifs ayant détenu un certificat palestinien mandataire ne sont pas reconnus comme réfugiés, bien qu’eux aussi aient été victimes d'expulsion en 1948 de Gaza, Jérusalem-Est, West Bank (Judée Samarie)/Cisjordanie
    • Certains de ceux-ci et leurs descendants étant revenus sont accusés de colonialisme
    • Ceux de Gaza ont été expulsés par Israël en 2005 lors de l'octroi d'autonomie à la Bande de Gaza

Sources 

1. Le droit international (positif) ne reconnait pas de nationalité palestinienne

Celle reprise du mandat qui commençait en 1922 tombe d'emblée pour devenir nationalité israélienne.

Une critique juridique majeure, fondée et documentée apparaît valide, concernant le fonctionnement de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) et l’interprétation spécifique donné au statut de réfugié palestinien.
  • En 1948, au moment de la création de l’UNRWA (1949, résolution 302 (IV)), il n’existait pas de nationalité palestinienne connue et reconnue

  • Les habitants arabes et musulmans de la Palestine mandataire étaient, en droit, sujets du mandat britannique ou réfugiés musulmans, autres ou arabes provenant de territoires de l’ex-mandat

Cf. 

  • League of Nations Mandate for Palestine, 1922 (pas de nationalité palestinienne, mais un régime juridique de citoyenneté du mandat)

  • British Nationality Act 1948 (qui a redéfini la citoyenneté dans l’Empire britannique)

  • Statut juridique des réfugiés selon la Convention de Genève de 1951, article 1D : spécifie une exception pour les réfugiés palestiniens sous mandat de l’UNRWA mais sans créer de nationalité

2. UNRWA n’utilise pas les certificats de réfugié délivrés par les États -uniquement son propre système d’enregistrement

  • L’UNRWA a établi son propre registre de réfugiés de Palestine sans exiger une preuve légale de nationalité perdue ou d'exil forcé individuel, contrairement au HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés)

  • Le critère reste héréditaire et patrilinéaire : toute personne descendante d’un homme ayant résidé en Palestine mandataire entre 1946 et 1948 et ayant perdu maison ou moyens de subsistance est éligible

Cf. 

3. Le mécanisme de l’UNRWA contrevient aux standards juridiques internationaux de définition du réfugié

  • Contrairement au HCR, qui exige des preuves individuelles du statut de réfugié (déplacement, persécution, etc.), l’UNRWA accorde automatiquement et héréditairement le statut à des millions de descendants, y compris ceux ayant acquis une autre nationalité (comme en Jordanie, Egypte...)

  • Cette méthode a été maintes fois critiquée par des juristes pour sa distorsion du droit international des réfugiés

Cf.

  • James G. Lindsay, Fixing UNRWA, Washington Institute for Near East Policy, Policy Focus #91, January 2009

  • UNHCR Handbook on Procedures and Criteria for Determining Refugee Status, 2011

4. Conséquence : création d’un statut sui generis sans fondement en droit international

  • L’UNRWA ne se fonde ni sur la Convention de 1951, ni sur une reconnaissance d’une nationalité palestinienne, ni sur l’état civil ou les certificats délivrés par les États de résidence

  • Elle produit un statut autonome de réfugié héréditaire perpétuant un enregistrement sans examen individuel à durée illimitée

  • Le système d'enregistrement de l’UNRWA pour les « réfugiés de Palestine » repose sur une logique extra-juridique, sans aucun fondement direct dans le droit international positif relatif à la nationalité, à l’apatridie, ou même au statut conventionnel de réfugié défini par la Convention de Genève de 1951. Voici les éléments factuels et juridiques à l’appui :

1. L’UNRWA ne fonde pas son enregistrement sur des titres de nationalité antérieure

L’enregistrement UNRWA repose non sur une nationalité prouvée, mais sur une résidence dans la Palestine mandataire entre juin 1946 et mai 1948, et sur le déplacement du lieu de résidence à cause de la guerre de 1948. La définition officielle est la suivante :

"A Palestine refugee is a person whose normal place of residence was Palestine between June 1946 and May 1948, and who lost both home and means of livelihood as a result of the 1948 conflict." UNRWA – Qui est un réfugié ?

Ce critère ne repose pas sur une preuve de nationalité ottomane, mandataire ou autre, ni sur les certificats de nationalité effectivement délivrés par les autorités britanniques (comme les Certificates of Naturalization or Registration under the British Nationality and Status of Aliens Act)

2. Aucune vérification publique des enregistrements UNRWA

Contrairement au HCR, qui opère avec une certaine transparence procédurale (dossiers individuels, entretiens, procédures de cessation, exclusion, etc.), l’UNRWA :

  • ne publie aucun registre nominatif vérifiable 

  • n’autorise pas d’audits indépendants des fichiers de réfugiés 

  • ne procède pas à de réexamens systématiques du statut (des descendants ou en cas de changement de nationalité)

Ceci engendre une opacité structurelle, soulignée par plusieurs rapports :

"There is a complete lack of transparency and accountability in the management of the UNRWA registration system. No independent audit has been made available to donors."
— Einat Wilf & Adi Schwartz, The War of Return, 2020, p. 90

 3. L’UNRWA a introduit un concept héréditaire du réfugié sans fondement juridique international

L’extension du statut de « réfugié palestinien » aux descendants, indéfiniment, est sans équivalent dans le droit international :

  • La Convention de Genève de 1951, art. 1.D, exclut ceux qui reçoivent déjà protection d’un autre organe de l’ONU

  • L’article 1.A(2) définit comme réfugié une personne qui a fui une persécution —non sa descendance mâle

Aucun instrument international ne reconnaît de nationalité palestinienne fondée sur une résidence antérieure de deux ans dans une entité juridique (Palestine mandataire)  disparue

Conclusion 

  • L’UNRWA ne s’appuie pas sur les certificats de nationalité ottomans ou britanniques pour définir les « réfugiés palestiniens »

  • Elle a créé un statut sui generis, détaché du droit international des réfugiés ou de la nationalité

  • Ce système est opaque, non audité, non publié, et non soumis au contrôle du HCR

  • La France et l'Europe en général accueille les réfugiés UNWRA, ou non, dans le cadre de plusieurs dispositifs en se fiant sur la déclaration de cette néonationalité

Synthèse - Deux ruptures fondamentales du droit positif 

1. La confusion entre citoyenneté, nationalité et statut de réfugié

Dans le droit international classique hérité du XIXe siècle, la nationalité est un lien juridique entre un individu et un État souverain. Elle permet d’identifier l’appartenance nationale, distincte d’une ethnie ou d’un statut administratif. La citoyenneté en est souvent une conséquence interne (droit de vote, etc.).

Or, dans le cas des populations arabes et musulmanes des sandjaks ottomans (Jérusalem, Naplouse, Gaza, Acre), il n’existait pas de nationalité palestinienne avant 1925. Ces habitants étaient juridiquement :

  • soit sujets ottomans (jusqu’en 1924)

  • soit devenus protégés britanniques par l’Ordonnance sur la nationalité de la Palestine de 1925 (Palestine Citizenship Order-in-Council 1925) : un statut de nationalité mandataire non souveraine, liée au Mandat SDN forclos

Or, après 1948, l’UNRWA a défini comme "réfugié palestinien" toute personne ayant résidé en Palestine mandataire entre juin 1946 et mai 1948 et ayant perdu maison ou moyens de subsistance, sans exiger une nationalité reconnue par un État souverain. Cela constitue une dérive grave du droit international car :

  • ce n’est pas la nationalité mais la résidence en Palestine mandataire qui fonde le statut de réfugié 

  • les descendants de ces personnes, sur toutes générations, conservent le statut de réfugié UNRWA, alors même qu’ils sont souvent citoyens d’autres États (Jordanie, Liban, Syrie, etc.) 

  • cela a pour effet d’institutionnaliser un statut de nationalité flottante ou fantôme, sans État souverain, sans passeport propre, mais avec un fichier non public et des critères non juridiquement contrôlés

2. Contradiction avec la souveraineté israélienne et le droit positif d’après 1948

La résolution 181 de l’ONU (novembre 1947) prévoit la création de deux États. Israël est proclamé en mai 1948. Dès lors :

  • les habitants résidant dans les frontières d’Israël sont devenus, par application du droit positif israélien (Loi sur la citoyenneté de 1952), citoyens israéliens, sauf opposition volontaire ou expulsion pendant la guerre (cas litigieux)

  • Le statut de réfugié palestinien à l’extérieur d’Israël s’est construit sans lien avec une nationalité effective reconnue par un État, mais uniquement sur la mémoire de résidence dans un territoire sous mandat SDN, aujourd’hui disparu

Ainsi, la création de l’UNRWA et sa définition de "réfugié palestinien" s’écarte radicalement du droit positif traditionnel fondé à l'opposé sur des éléments vérifiables 

- de nationalité

- de continuité d’État

- de territorialité

Conclusion

La construction d’un statut de "réfugié palestinien" par l’UNRWA dès 1949 s’est faite en rupture avec le droit classique de la nationalité. Elle a institué une catégorie sui generis, fondée non sur la nationalité effective, mais sur une résidence passée, sans contrôle externe juridiquement vérifiable. 

Le caractère opaque, héréditaire et politiquement instrumentalisé du système enfreint les principes du droit des réfugiés (Convention de 1951), du droit international public et de la souveraineté des États concernés.

Examen de la nationalité palestinienne OLP /Autorité palestinienne

Du côté ouest du mandat, la nationalité transjordanienne devient jordanienne en 1946.

En 1948, les Palestiniens deviennent des Israéliens du côté est. La proclamation de l'Etat d'Israël reste contestée depuis par la nationalité palestinienne du mandat que ses opposants déclarent garder depuis 1988.

L'Alsace Lorraine aurait pu être renommée Cisfrance ? Lorsqu'en 1948, la Jordanie procède après agression militaire de coalition à l'annexion en refusant l'administration israélienne de la Palestine est dite juive, la Judée Samarie, Galilée occupées par la devient Cisjordanie, province occidentale. 

En 1988, les habitants sont dépouillés définitivement par la Jordanie de leur nationalité jordanienne qui se désengage de la région pour revenir à ses frontières du mandat SDN de 1922, afin de laisser place à un montage palestinien réversif. 

Nous l'appellerons néonationalité palestinienne car la nationalité palestinienne n'était pas revendiqué de 1922 par les musulmans. De la terre magique à la nationalité magique ? L'Organisation de la Palestine et les Palestiniens antisionistes tiennent à reprendre la nationalité palestinienne du mandat largement ignorée depuis lors. 

Selon la Déclaration d'Alger qui prétend que la terre musulmane est arabe et que les habitants de cette terre religieuse s'autodétermine, la terre magique donne une nationalité magique :
 'Ainsi, la terre ancienne revendiquée y est qualifiée de "magique" (القديمة األرض هذه سحر أثاره مما الرغم على /’ alā al-raġmi mimmā aṯāra-hu min siḥr hāḏihi al-arḍ al-qadīma : malgré la magie que suscite cette terre ancienne) et le combat engagé jugé "miraculeux" (المعجزة مستوى إلى/ ilā mustawā al-mu‘ǧiza)" Cf. Déclaration d’indépendance (Conseil National Palestinien, 19ème session- Alger 15 novembre 1988) in : Saleh, Mohsen Mohammad (dir.), munaẓẓama al-taḥrīr al-filasṭīniyya wa-almaǧlis al-waṭanī al- filasṭīnī ; ta‘rīf, waṯā’iq, qarārāt, documents compilés par qism al-aršīv wa-l-ma‘lūmāt, éd. markaz al-zaytūna li-l-dirāsāt wa-l-istišārāt, Beyrouth, 2004, p. 295-308, citée Sylvie Chaibi

Le statut de réfugié palestinien UNWRA de 1949, qui permet la démographie palestinienne que l'on connait, est renforcé par 1988.

Ainsi, le bureau des statistiques de l'Autorité palestinienne prétend à une progression démographique de 154 900 Palestiniens à fin 1948 à 1 471 000 à fin 2017. Cf. https://www.pcbs.gov.ps/Portals/_Rainbow/Documents/Number-of-Palestinians-in-Occupied-Palestinian-Territory-in-1948-Selected-Years-exe..xlsx

La mutation de populations principalement musulmanes et disparates en peuple palestinien réfugié, alimenté par UNWRA et aides internationales de toutes parts, continue à grandir au Levant comme en diaspora atteignant 

"plus de cinq millions de réfugiés palestiniens" selon ONU 2018. Voir annexe Aide internationale US UNWRA

Fiche revue via Chatgpt 2025


MAJ juillet 2025 -
Selon les estimations démographiques préparées par le Bureau central palestinien des statistiques, il y avait environ 15,2 millions de Palestiniens dans le monde à la mi-2025, dont la moitié en dehors de la Palestine historique, où ils atteignaient environ 5,61 millions de Palestiniens...

ANNEXE – Données démographiques de 1918–1925 (sources croisées)

Tableau à partir des données françaises de 1918 et britanniques de 1922–1925 :

Millets et ethnieEffectif estimé (1918, Géographes français)Observations
Musulmans (toutes origines)590 890Ne signifie pas "Arabes" non recensés – inclut Kurdes, Turcs, Tcherkesses, etc.
Chrétiens (divers rites)73 024
Grecs orthodoxes, Latins, Arméniens...
Juifs55 000
Dont population pré-sioniste & immigration 1882–1914
Arabes -dialecte ou gélecte/catégorie ethnique-72 898
Subdivision des musulmans et des chrétiens
(8 % env. non recensés en millet musulman)
Environ 9 % du total démographique
Total757 182
Résidents permanents recensés, sans immigrants récents ou nomades
Sources 
  • G. Syrén (mission française 1918)

  • Survey of Palestine (1945), British Colonial Office, Chap. I-II

  • McCarthy, Justin, The Population of Palestine, 1990

  • O’Neill, Nationality and Statelessness in the International Law, 1953


ANNEXE - IMMIGRANTS MODERNES

Photo de la première génération d'une famille afropalestinienne - Dôme du Rocher

A propos de l'immigration qui forme dans les 90 % de la démographie palestine puis palestinienne, il est peu remarqué hormis les immigrants balkaniques ottomans, les nouveaux venus noirs pendant les Turcs puis plus nombreux à partir de la Palestine mandataire.

Avant 1922, il n'était pas de coutume de péleriner à Jérusalem. A partir du moment de la présence européenne des Alliés sur le mandat et l'agitation politico-religieuse d'Al husseini, des pèlerins subsahariens noirs du Tchad, du Sénégal, du Soudan, etc. y sont invités, pour certains se fixant dans la ville, ils furent affectés à la garde de waqf.
  • Avant la période du mandat britannique (1917–1948), et donc avant la propagande panislamique du Grand Mufti Hadj Amin al-Husseini, Jérusalem faisait l’objet de visites pieuses (ziyārāt), et non de pèlerinages canoniques (ḥajj), de la part de musulmans.
    • Définition canonique :
      • Le ḥajj est un pèlerinage obligatoire vers La Mecque, prescrit par le Coran (sourate 3:97), seul reconnu comme tel par le droit musulman
      • La ziyāra est une visite religieuse ou dévotionnelle à un lieu saint, souvent la tombe d’un prophète, d’un wali ou un site sacré : elle est recommandée mais non obligatoire, et jamais assimilée au Hajj dans la littérature juridique islamique classique
Réf. : Al-Nawawī, al-Majmūʿ Sharḥ al-Muhadhdhab ; Ibn Taymiyya, al-Qāʿida al-Jalīla fī l-Tawassul wa-l-Wasīla (critique de la ziyāra excessive).

Cas spécifique de Jérusalem : Jérusalem (Bayt al-Maqdis) était visitée pour :

  • La Mosquée al-Aqsa (3e lieu saint)
  • Le Dôme du Rocher, associé au Miʿrāj (ascension céleste
  • Les tombeaux de Sahaba (compagnons) et de figures pieuses
  • Ces visites sont documentées 
    • Ibn Battuta (XIVe s.) : passage par Jérusalem lors de son voyage vers La Mecque
    • Evliya Çelebi (XVIIe s., Ottoman) : mention de la ziyarā à Jérusalem
    • Pèlerins maghrébins ou égyptiens intégrant Jérusalem dans un circuit pieux sans jamais lui conférer le statut de ḥajj
Réf. : Amnon Cohen, Economic Life in Ottoman Jerusalem, Cambridge, 1989
Amikam Elad, Medieval Jerusalem and Islamic Worship, Brill, 1995

Changement sous le mandat britannique et rôle du Mufti

  • Sous le mandat britannique, le Grand Mufti al-Husseini cherche à renforcer le prestige islamique de Jérusalem, notamment pour contrecarrer 
    • Le sionisme (positionnement religieux en géopolitique)
    • La centralité exclusive du Hijaz (sous domination hachémite, puis saoudienne)
  • Il développe donc une rhétorique panislamique 
    • Organisation de Congrès islamiques à Jérusalem (1928, 1931)
    • Appel aux musulmans du monde entier à venir à Jérusalem
    • Accueil de subsahariens musulmans comme gardiens du waqf ou logés dans les ribāts de la Vieille Ville
Réf. :
  • Uri M. Kupferschmidt, The Supreme Muslim Council: Islam under the British Mandate, Brill, 1987
  • Jacob Norris, Land of Progress: Palestine in the Age of Colonial Development, 1905–1948, Oxford University Press, 2013

GAZA noire

Encore plus méconnus, des Palestins noirs composant 1 % de la population de Gaza regroupé dans le quartier Al Jalla'a appelé Al Abeed / Esclave - Pourtant, peu de chances, voire aucune que ce soit leur descendance, il s'agit donc d'une appellation actuelle raciste
"Beaucoup d'entre eux sont arrivés dans la région lors des conquêtes islamiques en tant qu'esclaves pour servir leurs propriétaires au VIIe siècle.
Il est également rapporté qu'une autre vague d'Africains a émigré en Palestine à la fin du XIXe siècle pour travailler comme marchands ou combattants sous le règne de l'Empire ottoman" https://gulfnews.com/world/mena/black-palestinians-face-subtle-racism-in-gaza-1.2018514

esclavage des noirs durant les périodes arabe et ottomane à Gaza (Palestine)

1. Routes et origine des esclaves

  • Sous l’Empire ottoman, Palestine recevait des esclaves africains, principalement via :

    • Le commerce transsaharien, transitant par l’Égypte et la Libye.

    • Le commerce de la mer Rouge, avec des Africains amenés à la péninsule arabique puis à Gaza ou Jérusalem Edu.vnWikipédia+1Wikipédia+1.

  • Les esclaves provenaient majoritairement d’Éthiopie (Abyssinie) et du Soudan Edu.vnWikipédia.

2. Fonctions et conditions de vie

  • Ils étaient employés comme domestiques, concubines, ouvriers agricoles ou municipaux, souvent dans des tâches jugées humbles ou dégradantes Edu.vnInternet in a Box.

  • De nombreuses récits de voyageurs étrangers décrivent cette réalité. Par exemple, dans les années 1860 :

    • William Hepworth Dixon mentionne un esclave noir près de la porte de Jaffa à Jérusalem prêté pour travailler à la journée Edu.vn.

    • Selah Merrill, consul américain en 1885, note que des ex-esclaves négligés continuaient à vivre comme esclaves par habitude malgré leur affranchissement apparente Edu.vnInternet in a Box.

3. Déclin officiel de l’esclavage

  • Plusieurs réformes ottomanes (1830–1909) visaient à abolir progressivement la traite d’esclaves, mais leur application restait laxiste dans les provinces, y compris la Palestine Edu.vnWiki 2.

  • Selon la Convention anglo‑ottomane de 1880, le commerce d’esclaves sur la mer Rouge fut prohibé, mais mal appliqué localement Wikipédia.

  • Le dernier navire transportant des esclaves africains serait arrivé à Haïfa en 1876. En 1905, seuls 8 individus étaient officiellement enregistrés comme esclaves en Palestine Edu.vnInternet in a Box.

  • Toutefois, les anciens esclaves et leurs enfants restaient souvent dans un état de servitude de fait, notamment chez les tribus bédouines Edu.vnWikipédia.

4. Persistance sous la Mandat britannique

  • Même après 1920, les Arabes douins gardaient des "Abid" africains dans leurs tribus. Ces derniers étaient maintenant considérés comme "anciens esclaves", mais souvent toujours contraints à servir sans rémunération et mariés entre eux Wikipédia.

  • En 1934, la Société des Nations note que, sous couvert de clientélisme, l’esclavage des noirs persiste dans certaines poches de la Palestine mandataire Wikipédia+1Wikipédia+1

4.1 Contexte historique de l’esclavage des Noirs en terres musulmanes

Durée : environ 13 siècles, du VIIe au XXe siècle.
Zones concernées : Maghreb, Proche-Orient, péninsule Arabique, Empire ottoman.
Origine des esclaves : principalement Afrique subsaharienne (Soudan, Tchad, Éthiopie, Nigéria, Zanzibar, etc.).
Destinations : Égypte, Hijaz, Syrie, Irak, Palestine, Constantinople, et les grandes villes comme Gaza.

4.2. Castration systématique des esclaves noirs

Pratique généralisée 

  • La castration (souvent eunuquisation complète, parfois partielle) était pratiquée avant l’arrivée des esclaves sur les marchés du Proche-Orient

  • Les esclaves mâles noirs étaient très majoritairement castrés pour 

    • éviter les rapports sexuels avec des femmes musulmanes 

    • les employer dans les harems (gardiens) ou comme domestiques

Lieux principaux de castration :

  • Assouan (Égypte)

  • Dongola (Soudan)

  • Harar (Éthiopie)

  • Zanzibar, et les entrepôts esclavagistes sur la côte est africaine

Mortalité extrême :

  • Taux de mortalité lors de la castration : 50 à 80 %

    • Pratique sans anesthésie.

    • Conditions sanitaires désastreuses.

Référence principale : Bernard Lewis, Race and Slavery in the Middle East: An Historical Enquiry, Oxford University Press, 1990, chap. 2-3

4.4 Gaza et la présence servile noire

Les sources spécifiques à Gaza sont rares mais des données montrent :

  • Présence d’esclaves africains dans les grandes familles turques et arabes jusqu’au début du XXe siècle

  • Certains étaient employés comme porteurs d’eau, gardiens, chauffeurs, ou gardiens de propriétés

  • Les eunuques africains étaient parfois affectés aux mosquées ou zaouïas comme serviteurs rituels

Cf. Ehud Toledano, Slavery and Abolition in the Ottoman Middle East, University of Washington Press, 1998

4.5 Invisibilité et nombre restreint - 11 000 personnes environ

    •  Taux de reproduction : anomalie démographique

Contrairement à l’Amérique :

  • En terre d’islam, ou Islam, présence réduite de descendants d’esclaves noirs dans les régions où ils ont été déportés - Cela s’explique par :

    • la castration massive, après celles des Saqaliba (صقالبة, sg. Siqlabi - arabisme çiclaues, celles des abeed
    • l’interdiction sociale ou religieuse du métissage avec les esclaves
    • la manumission fréquente sans droits successoraux ni reconnaissance communautaire
    • l’absence de familles et de filiation reconnue
Réf. générales

  • Ronald Segal, Islam’s Black Slaves: The Other Black Diaspora, Macmillan, 2001
  • Timbuktu and the Songhay Empire, par John O. Hunwick — avec une description de l’esclavage noir dans le monde musulman-
  • Murray Gordon, Slavery in the Arab World, 1989

Conclusion

La castration systématique des esclaves noirs, combinée à leur statut juridique de biens meubles non reproductifs, est un facteur fondamental expliquant l'absence quasi totale de descendance significative dans les régions musulmanes, notamment à Gaza. Cette pratique, longtemps passée sous silence, constitue une anomalie démographique majeure dans l’histoire des diasporas africaines.

Synthèse comparative

PériodeSituation de l’esclavage noir à Gaza/Palestine
Période ottomane (jusqu’à ca. 1870)Import actif via routes transsaharienne et mer Rouge ; fonctions domestiques, ouvrières, concubines
Fin du XIXe siècle (1870–1905)Déclin officiel, derniers navires en 1876, très peu d’esclaves enregistrés en 1905 (8 personnes)
Mandat britannique (post‑1920)Abolition officielle, mais servitude de fait persistante chez les Abid-bédouins

Conclusion 

Il n'y a pas eu de pèlerinages islamiques vers Jérusalem pendant l’époque ottomane, au sens de ḥajj ou d'obligation religieuse

Il y a eu des visites pieuses (ziyārat) régulières, principalement régionales (Levant, Égypte, Maghreb)

Ce n’est qu’à partir du mandat britannique, et sous l’influence du Grand Mufti al-Husseini, que Jérusalem a été promue comme centre panislamique alternatif, attirant des musulmans d’Afrique subsaharienne noire, certains devenant des résidents, notamment à Jérusalem et Gaza", dont les lignées ont pris racine plutôt au XXe.

*ANNEXE II - Guerre islamo-israélienne, en place de israélo-arabe non neutre

L'ONU, d'emblée, use de l'expression non neutre et contraire à la réalité, prétendant par ailleurs faire symétrie, alors que la dissymétrie règne. Historiquement fondée, celle de guerre islamo-israélienne mérite un traitement rigoureux. Ci-dessous, clarification précise sur le vocabulaire juridique, historique et diplomatique relatif à la guerre de 1948, à la création de l’UNRWA et au statut des réfugiés :

1. Le terme « conflit israélo-arabe » : usage diplomatique mais imprécis historiquement

Usage dans les textes officiels de l’ONU :

L’expression conflit israélo-arabe est celle employée dans les résolutions de l’Assemblée générale (notamment la résolution 194 (III), §11 de 1948, et la résolution 302 (IV) créant l’UNRWA en 1949).

Résolution 194 (III), §11
Résolution 302 (IV), §5

Ces textes du dos à dos de langue diplomatique ne désignent aucun responsable de l’attaque initiale et font l'impasse sur la décision religieuse islamique arabe

2. Réalité historique : une guerre déclenchée par les États arabes et des forces islamiques

Les faits établis en historiographie 

  • Le 15 mai 1948, au lendemain de la déclaration d’indépendance d’Israël, cinq armées arabes (Égypte, Transjordanie/Légion arabe, Irak, Syrie, Liban) envahissent le territoire de l’État d’Israël nouvellement proclamé légalement

  • La Légion arabe transjordanienne (dirigée par des officiers britanniques) prend Jérusalem-Est, bombarde les quartiers juifs, et attaque touts les colonies juives à portée

Seule la légitimité religieuse est invoquée par les attaquants

  • Abdallah de Transjordanie, comme d’autres dirigeants arabes, qualifie la guerre de djihad ou d’obligation islamique contre la "prise sioniste" de terres considérées waqf ou terres islamiques

  • Le Haut Comité arabe et la propagande de la Ligue arabe présentent la guerre comme une défense de la Umma et non d’un simple territoire national

3. Le terme approprié : guerre islamo-israélien en 1948 ?

  • La dimension religieuse et panislamique est manifeste dans les appels à la guerre (fatwas, discours des chefs religieux, presse arabe de l’époque mais tue par l'ONU, la presse suiviste

4. Synthèse

TermeSourceObjectivité historiqueNeutralité diplomatique
Conflit "israélo-arabe"ONU, documents 1948-49Symétrique à tort et évasif Oui, tendancieux, utilisation de pression contre Israël présenté agresseur
Guerre d’agression arabeHistoriographie israélienne, certains auteurs britanniquesPrécis mais contesté politiquementNon utilisé par l’ONU
Guerre islamo-israélienneEthnologique
-Approche religieuse, utilisée par certains cercles arabes, musulman, israélien, juif
Réaliste
Fondée sur les sources idéologiques arabes de 1947-48
Jamais utilisée à l’ONU

L'UNRWA a été créée dans le cadre du langage diplomatique onusien, qui parle d’un « conflit israélo-arabe », sans désigner les agresseurs

Historiquementil s’agit bien d’une guerre déclenchée par les armées arabes, dont les justifications étaient religieuses. Il est donc légitime d’employer le terme de conflit islamo-israélien ou arabo-israélien 

  • les motivations explicites des belligérants arabes et musulmans, djihad, préservation du waqf, refus de souveraineté juive sur Dar al-Islam

  • l’asymétrie initiale de l’attaque, Israël n’ayant attaqué aucun de ces pays et sans aucune intrusion sur leur territoire souverain, créée en 1922 unilatéralement UK, autodéclaré récent -Jordanie, 1946, traité bilatéral encore non reconnu ONU, puis annexion jamais reconnue -désengagement jordanien de 1988-

  • les discours internes arabes et les textes de propagande de 1947-48

Symétrie factice entre les parties, alors que l'agression initiale fut unilatérale, venant des États arabes et d'organisations islamiques locales

1. Pourquoi "israélo-arabe" reste une expression biaisée

Apparemment 

  • donnée pour équilibrée, en juxtaposant également à tort deux parties : Israël / États arabes, alors que en nombre et légalité inégales

  • utilisée dans les documents onusiens, afin de donner une illusion d’impartialité

De fait

  • Occultation du fait que cinq armées arabes, conseillées par les britanniques, ont attaqué Israël dès le lendemain de sa proclamation, le 15 mai 1948

  • Mise sur pied d’égalité de l’agresseur et l’agressé, en contradiction avec les principes du droit international sur l’interdiction du recours à la force (Charte NU, article 2 §4)

  • Oblitération de la dimension religieuse (djihad, refus d’un État juif en Dar al-Islam), cependant invoquée explicitement par la belligérance musulmane et arabe

2. Rappel de faits incontestés

DateÉvénement
29 nov. 1947L’ONU adopte la résolution 181 (Plan de partage) accepté du Yishouv afin d'avoir l'assentiment de basculer légalement du protoétat SDN/ONU en état reconnu, les États "arabes", musulmans et le Haut Comité arabe la rejettent
30 nov. 1947 – 14 mai 1948Début des attaques contre les populations juives, blocus de Jérusalem, début de guerre civile, ou conflit interne soutenue par des nations extérieures
15 mai 1948Invasion de l’État d’Israël par l'Égypte, la Transjordanie, l’Irak, la Syrie et le Liban assassinats, massacres, pillages, spoliations, expulsion des Juifs palestiniens devenus Israéliens la veille et exil des musulmans et autres antisionistes engagés à s'exiler le temps de la victoire annoncée par les généraux arabes/britannique

Israël n’a pas attaqué ces États. Il s’est défendu contre une attaque arabo musulmane concertée

3. Conséquence du biais terminologique

Employer « conflit israélo-arabe » revient à :

  • Diluer les responsabilités, bien que la légitime défense d'Israël soit clairement établie

  • Neutraliser l’agression arabe et musulmane, bien que documentée et revendiquée

  • Légitimer rétroactivement la rhétorique britannico-arabe de l’époque (Israël comme provocateur ou colon étranger)

De nombreux chercheurs ont critiqué cette formulation, dont nous sommes :

  • Efraim Karsh, Palestine Betrayed (Yale UP, 2010), souligne que le vocabulaire de l’ONU est structurellement biaisé pour des raisons géopolitiques

  • Shlomo Avineri, dans The Making of Modern Zionism (1981) critique l'usage du terme "conflit" comme un équivalent moral fallacieux

4. Terminologies alternatives, historiquement et juridiquement fondées

TermePertinenceObservations
Guerre d’agression arabe contre Israël, soit arabo-israélienneconforme au droit internationalAgresseurs identifiés, guerre non déclarée par Israël
Guerre islamo-israélienne de 1948factuellement défendable
ethnologiquement valide
Justifications religieuses centrales (djihad, reprise du waqf -turc depuis 1517)
Guerre de libération d’Israël (position israélienne)
Employé en hébreu : Milhemet Ha'atzmaout
Guerre arabo-israélienne (au sens militaire)Dilue l’agression et l'identité religieuse des états agresseursToujours utilisé dans le jargon diplomatique partial (voulant exercer une pression sur la partie la plus faible a priori)

5. Conclusion 

L’expression "israélo-arabe" n’est aucunement neutre. Elle reste un terme diplomatique de convenance, non descriptif des réalités juridiques et historiques :

  • Elle masque l’origine de l’agression

  • Elle occulte la dimension islamique du refus d’un État juif

  • Elle contredit les principes du droit international sur la légitime défense

Il est justifié de souligner que le terme islamo-israélien notablement plus conforme aux faits

DISSYMETRISME

Nous pointons ici une dissymétrie politique fondamentale passée sous silence : le Yishouv n'était pas représenté à l'ONU, alors que les États arabes et musulmans y étaient pleinement membres et actifs dès 1947. Cette réalité a eu un impact structurel sur les résolutions onusiennes, leur terminologie, et leur orientation politique.

1. Le Yishouv n’était pas représenté à l’ONU (1947–19Le 

Communauté juive en Palestine mandataire avant la création d’Israël (15 mai 1948), dotée d’institutions autonomes (l’Agence juive, le Va’ad Leumi, la Haganah).

Il n’était pas un État
Il n’avait aucun statut d’observateur ou de délégation à l’ONU
Il ne pouvait ni proposer des résolutions ni intervenir aux débats de l’Assemblée générale ou du Conseil de sécurité

Cette absence de représentation est confirmée dans les archives de l'ONU (voir notamment les débats sur la résolution 181).
Exemple : A/AC.14/SR.1 – Comité spécial de l'ONU sur la Palestine (UNSCOP), 1947

2. Les États musulmans et arabes étaient représentés et actifs versus absence de représentation juive

En revanche, les États arabes et/ou musulmans siégeaient à part entière à l’ONU dès 1947 :

PaysAnnée d’adhésion à l’ONUStatut en 1947
Égypte1945 (membre fondateur)Membre
Irak1945 (membre fondateur)Membre
Liban1945Membre
Syrie1945Membre
Arabie Saoudite1945Membre
Turquie1945Membre
Iran1945Membre
Pakistan1947 (septembre)Membre actif dès l’année du vote

Liste officielle des États membres de l’ONU en 1947 : https://www.un.org/en/about-us/member-states

Ces États ont tous participé activement aux débats sur la Palestine et ont voté contre la résolution 181 (proposition de plan de partage du 29 novembre 1947, qui fait fi du premier partage autoritaire déjà effectué en 1922 par UK

3. Conséquences de cette dissymétrie

Biais structurel dans les débats :

  • Les porte-voix des Arabes palestiniens étaient les États arabes –pourtant en conflit d’intérêts

  • Le Yishouv, privé d’expression directe, ne pouvait défendre ses arguments juridiquement ou politiquement devant l’Assemblée générale

Poids du bloc islamique :

  • Dès la fin des années 1950, le bloc afro-asiatique et musulman est devenu le groupe majoritaire à l’Assemblée générale

  • Cela a permis l’adoption répétée de résolutions à charge contre Israël, parfois à l’unanimité dans ce groupe, sans contrepoids équivalent

4. Rappel : Israël n’entre à l’ONU que le 11 mai 1949

Par la résolution 273 (III) de l’Assemblée générale.

Ce n’est qu’après deux guerres, une indépendance défendue militairement et un lobbying diplomatique intense, qu’Israël accède au droit de siéger à l’ONU.

Texte intégral de la résolution 273 (III) (admission d'Israël) : https://documents-dds-ny.un.org/doc/RESOLUTION/GEN/NR0/051/26/IMG/NR005126.pdf

5. Conclusion 

  • Le Yishouv, bien que partie centrale au conflit, n’a jamais été représenté à l’ONU avant mai 1949

  • Les États arabes et musulmans, eux, ont siégé et voté dès 1947, influençant unilatéralement la le discours onusien de la question palestinienne

  • Cette asymétrie de représentation politique explique en partie la partialité structurelle des résolutions de l’ONU dès les origines

ANNEXE - Néonationalité palestinienne à partir de 1988 et Aide internationale


18/07/18

Scandaleuse Anastasie

 "La censure à l'haleine immonde, aux ongles noirs,
Cette chienne au front bas qui suit tous les pouvoirs, 
Vile, et mâchant toujours dans sa gueule souillée, 
O muse ! quelque pan de ta robe étoilée !"*
Chouette d'Athéna pensive et curieuse - Photographie © Leonardo Casadei  
A moins que ce ne soit sa soeur jumelle qui guette pour cafter sur l'épaule d'Anastasie... La pas chouette de Californie refuse de faire la nouba. Triste cire

Me voilà réduite à devoir abonder d'une deuxième libelle -celle d'il y a quasiment un an jour pour jour- retraçant le bannissement numérique subi par ma chouette plusieurs fois par une entreprise californienne qui se prend pour le Père fouettard et ses tricoteuses fesseuses ?[1] http://susaufeminicides.blogspot.com/2017/07/au-ban.html

Souvenez-vous des marraines de ce journal, les Thérwagne la Wallonne et autres Marie Olympe, toutes diminuées par la tyrannique censure, qui auraient du se faire la belle, plutôt que de se laisser assassiner.[1']

Gagné, je viens également vous y annoncer mon girlcott de cet outil sommaire, absurde et dangereux, qui glissera vers la faillite. Qui plus est, qui me vole puisque en se servant de mes données, en touche des subsides sans jamais m'en redonner un sou, et se permet de fouiller dans mes affaires pour m'y faire la morale et m'interdire de penser, de travailler et d'échanger ?! Tout le monde se rince et je serais ballottée au gré de leurs caprices et mensonges ?

Je tire ma révérence**.

Je ne resterai pas une minute de plus dans cet environnement nauséabond sous les pets de Damoclès : Se servir de moi pour ne me servir à rien, voire me nuire, cela suffit ?! Je ne vis sous les ordres arbitraires de personne, ni hier, ni demain ! Impossible que pendant que des bigotes sanctifient les mutilations génitales féminines vaquent librement à leurs sales affaires, mes propos humanistes soient censurés !

Je me tire avant que cette obscure et incohérente officine me confisque ma tranche de vie digitosociale* (réflexions et données ethno depuis 2011 environ), je trouve avoir suffisamment fait les frais des bignoles numériques ![1'']
  • Rumeurs malpropres & fake news libres versus réalités interdites ?
La goutte qui fit déborder la vase.

-NO CENSORED
- Menteries, abus ou totale incapacité de pouvoir, seules des enquêtes diligentées de justice le diraient lorsque l'on lit le 18 juillet 2018 avec époustouflement que certains profils laissés impunis à poster, commenter et discourir de faire passer nos déportés survivants pour diffamant les pauvres Allemands nationaux socialistes hitlériens et leurs sbires ? Ces négationnistes seraient dans l'erreur mais de bonne foi, à ses dires, ils ne méritent donc pas censurés à ma différence... ?
"Je suis Juif, et il y a paquet de gens qui nient l'Holocauste. Oui, il y en a beaucoup. Je trouve cela profondément offensant. Mais à la fin de la journée, je ne crois pas que notre plate-forme devrait les interdire parce que je pense qu'il y a de nombreuses choses sur lesquelles des personnes se trompent, je ne pense pas qu'elles se trompent intentionnellement ..." Marc Zuckerberg, 18 juillet 2018[2']
Auto mansuétude culturaliste d'identitarisme religieux et abus d'autorité déguisée - Prétendre de son issue ethnico religieuse ne donne pas, et ne peut en aucun cas donner force d'autorité, à cette opinion douteuse de laisser aux révisionnistes et négationnistes de faire la nouba sur ses murs ! Se prendre pour un sachem offensé, qui pardonne les pêchés, on connait déjà long comme le bras des mécanismes de l'absolution virile. C'est bien inexcusable.

Plutôt que le pédégé créateur d'un trombino d'acnéiques qui voulaient pêcho en campus, je préfère le point de vue d'une grande femme, Présidente du Parlement européen, qui dit l'intention, là, des criminels, nier leur intention et ses conséquences à millions, c'est fort, pas une petite erreur, et n'est jamais par hasard,
"l’extermination, la tentative d’ extermination, c’est elle qui est en cause, parce que la décision d’ extermination prise en 1942 par les nazis et Hitler, ce n’était pas 500, 1000 ou un million que l’on devait tuer, c’était l’idée même que l’on devait tuer toute personne juive, tout enfant. » « cinq millions, six millions … avec les archives russes qui viennent de sortir, qui montrent qu’il y a eu en fait des exactions en Russie que l’on sous-estimait, des villages entiers où les gens ont été passés comme cela à la mitrailleuse, sans chambre à gaz. Même le débat sur les chambres à gaz est idiot : le fait qui est important c’est cette volonté" Simone Veil[2'']
Pauvres choupinets qui ne font pas exprès de se gourer, comme si vous en connaissiez une seule qui se trompe délibérément. Banard, pas même capable de s'exprimer correctement ? Ils se trompent tous et il faut les secouer mais ne surtout pas les dérangez en leurs opérations "anodines", rien de plus inique et stupide. C'est comme garder la porte grande ouverte à recommencer.

Par contre, mes 'mauvaises intentions' de partager la réalité des connaissances actuelles seraient punissables et expulsables, si récidive de ma part ?

-CENSORED- ETHNOGRAPHIE (sciences humaines et sociales) - & ART PHOTOGRAPHIQUE - Par contre, sa plateforme peut sabrer le membre que je suis qui se contente de donner acte de modes de vie et croyances différentes !?
J'assiste impuissante, sur la touche, les mains liés, à deux doigts de perdre sept années de données car l'ultime menace reste de me sucrer le profil... Ce qui ne manquera pas d'arriver car quel autre document va encore soulever déclencher l'ire des milices du verbe ?

Magnanimité aisée de la part de personnes haut placées mais indécente de rester toutes hors de portée des ennuis. Dont les fausses bonnes intentions servent au contraire à lapider et enterrer la libre expression, tout en laissant vaquer à leurs délits et crimes le pire du tréfonds !

Excuses pour Courbet et Willendorf mais pas en ce qui concerne les Nubas et Rodger ?!Cela a fait du foin quand la vulve velue de Courbet a été retirée, de ce même chef de nudité et sexualité (dite activité sexuelle), et déclaré qu'elle a sa place sur Facebook. Pour l'Art tout court, on pinaille mais pour les sciences humaines, aucune mobilisation ?
"Sept ans après les faits (sic), Facebook est donc reconnu fautif pour la fermeture du compte de Frédéric Durand-Baïssas, mais la quatrième chambre du tribunal de grande instance de Paris, estime que le plaignant n’a pas subi de préjudice, puisqu’il avait pu recréer immédiatement un nouveau compte sur le réseau social. Du coup, le géant américain échappe à une condamnation" - 
 "Nous tenons à rappeler que L'Origine du Monde est un tableau qui a parfaitement sa place sur Facebook", indique de son côté la responsable des affaires publiques de Facebook France.
"Mais les modérateurs ont retenu la leçon et l’art contenant de la nudité est désormais officiellement autorisé. C’est inscrit noir sur blanc dans les standard de la communauté qui ont changé en mars 2015 “Nous autorisons également les photos de peintures, sculptures et autres œuvres d’art illustrant des personnages nus. Les restrictions sur l’affichage de nudité et d’activité sexuelle s’appliquent également au contenu créé numériquement, sauf si le contenu est publié à des fins éducatives, humoristiques ou satiriques.”" [2''']
La photographie ne serait pas un art et le grand photographe, créateur de Magnum, n'est pas considéré en artiste ? Devrais-je en conclure d'un harcèlement personnalisé à mon encontre et faudrait-il que j'en demande raison en justice ?
  • Voici exactement mes posts de photoréflexions* interdits par Facebook 
Toute action, y compris d'appréciation et d'échange avec mes amies, m'est interdite, à répétition. Et même pas la politesse d'user de ma langue de zone et de mur ?
"You can't post right now (...) 
Vème censure facebook de profil AERAFEM (association) / Christine Gamita - Constat du 18 juillet 2018 à 18 h
En cliquant pour répondre..
"Cette fonctionnalité est temporairement bloquée (...)
  • Voici donc la chronique de ces quatre jours de fièvre censeure* -nouvelle pathologie sociale dont il est urgent de traiter-
Lorsque j'ai vu que l'on interdisait mes posts, j'ai cru à une erreur. Pauvre innocente que je reste malgré l'âge avançant...

A mes dépens et fort ébahie, j'apprends ce 16 juillet 2018 que la photographie d'art et ethnographique interdite de publication, dès lors que montrant un sexe ou des seins, qui passent de suite pour "nudité et activité sexuelle". Les naturistes peuvent se tenir à carreau, ce sont des ectoplasmes ?
  • Ostracisme, négation de la diversité humaine, mépris de la différence d'autrui
Les peuples allant dévêtus, ce faisant, interdits de figurer et leurs rites de passage sur le réseau social exclusif de Facebook ?

Discours contradictoires constants qui rendent folles les foules ? Désorienter le monde dans un but de colonisation commerciale américaine, bien chauvine ! 
Idées tendancieuses, ou comment favoriser la religiosité, au détriment de la science et de l'éducation scientifique ? Pourquoi est-ce un poison en politique car toujours cela entretient une autre forme de discrimination et garde chaud sous la cendre
le racisme induit en apparences : Le concept invasif de "visibility" reste tâché du défaut rédhibitoire de nier la complexité et la diversité des mécanismes génomiques, la force de gênes récessifs et d'autres éléments scientifiques du métissage humain. Il s'agit donc d'une cheville ouvrière qui enclave dans le physique apparent et les croyances attenantes,, la soi-disant "diversity" affichée mais toujours quelqu'un y est oublié ou nié. Il n'est pas suffisant d'arguer de son origine et de ses enfants métis eurasien pour montrer patte blanche d'universalité. Au contraire, cela sent plutôt une méfiance à l'égard de l'universalisme.
    Déni de réalité et indécence marchande - Cette entreprise a fait, par ailleurs et par contre, la part belle à l'exhibition de la croyance de spectre sexuel -plus de sexe, fini, c'est pas  propre-, plus que confus continuum de genres sexuels sociaux... Ce imaginé par le transinisme queeriste d'apologie allosexualiste de l'éventail de tous les goûts en la matière (aucune ne doit être interdite, ce qu'homme veut, dieu le vult)

    Le même permis de bloquer des lesbiennes agressées, de laisser faire la propagande de destruction de l'estime de soi de l'adolescence 
    (avec toxique par abus de stéroïdes et mutilatoire), de laisser faire les propagandes misogynes et sexistes mais trouve indécents des peuples à voilpé !

    Et cela irait discourir de droits universels à l'intégrité et la sûreté des êtres humains ? Pensez-vous, cela rapporte bien trop que de faire traite élargie du corps morcelé et défiguré ! 
    Je vous laisse juger vous-mêmes de ce que partagé en réflexion.


    Danses rituelles Nuba (à gauche années 1970) d'une Allemande - George Rodger (à droite 1949)
    Censure facebook n° 1 CONFIRMATION de censure de photographies ethnographiques n° 1 et 2
    Ma réclamation trois fois adressée du 17 juillet 2018 :
    "ETHNOLOGIE - Depuis quand les photographies non seulement d'art mais également ethnographiques seraient interdites ? Le puritanisme mal placé qui censure est une atteinte aux droits universels de l'homme (loi française) et aux droits fondamentaux internationaux."
    Blocages reconduits.  Cette confirmation de réponse à ma requête de réexamen confirme donc que ce n'est pas qu'un algorithme aveugle et trigger en méthode mais bien un censeur de chair et d'os qui l'a rejeté, à nouveau et à nouveau.



    A l'ère de la reconnaissance visuelle d'un simple click, il parait hallucinant que cet immense photographe soit censuré ! George Rodger, son travail, et le mien par conséquent bafoués, et cela n'émouvrait personne ?
    [3]

    Cependant à noter que, en août 2016, le papou, bourses à l'air et phallus jusqu'au dent, n'attire pas l'attention ? Cette photographie ne déclencha, comme nombre de tableaux nus que je garde en mes photographies d'albums de mon compte facebookien, aucune ire, ni coup de ciseaux ! 

    Photographie de nudité masculine permise - L'étui pénien sauvegarde la pudeur ?
    Devant derrière ! Fesses masculines rescapées - Cependant, cette photographie à la suite ne déclenchera aucune foudre. Les fesses masculines à ressort ne gênent pas les censeurs, où n'est-ce que partie remise. Elles ne sont pas nues peut être ?

    Photographie de nudité masculine permise - La fesse virile n'est pas "nudité et activité sexuelle" :)
    Et puis, vlan, la surprise, intolérable nudité des Nubas ? L'idée m'effleure que quelqu'un aurait fait mission personnelle de me harceler...

    Finalement devenue Censure facebook n° 4
    Puis de la série de 1949 de George Rodgers pour faire naturellement le pendant masculin des rituels dansés, la première passe comme une lettre à la poste. Ce sont peut-être les couvre chefs qui protègent nos nus ou les souliers (?) de celui du milieu ? eh ben non - Anastasie revenue illico en nuisette (oui ces choses-là se passent la nuit, douce au travail de tête) avec ces cisailles coupantes et ses menaces pour ces danseurs Nuba nus poussiéreux au gourdin apparent...

    Censure facebook n° 4

    Censure facebook n° 5
    La grande affaire ! Faut-il être bêta et puritain pour y voir à mal. Ces gredins me valent donc un blocage de 24 h et menaces d'exclusion. Rebelote et dix de der' comme l'on dit dans mes montagnes. Cela me fait penser qu'il faudrait que je vérifie si ceux-là comptent en base cinq, comme les shangaans de la côte orientale... nthlanu[4



    Dans le cas où ma nouvelle réclamation du 18 juillet 2018, 3 h du matin heure de Paris, France, ne porterait pas ses fruits, je n'hésiterais pas à quitter cet environnement toxique qui censure abjectement artistes, scientifiques, peuples noirs nus -les faisant passer pour des dépravés ? - dehors, vous ne correspondez pas aux règles facebookiennes !- Ce qui constitue clairement discrimination, mépris et racisme, et leur expression religieuse et de leur mode de vie, de plus, de manquement à la liberté d'expression française et entrave à mon travail personnel et celui de mon association.
    • Qui est cette allégorie coupante ? Qui voudrait passer pour Mr Vertu...

      Un retour sur les moeurs en presse de notre société.

    [Illus. 2 & 3
    (...) apparaît en 1870 sous le crayon du caricaturiste André Gill. Et comme dans toute allégorie, aucun détail n’est innocent. Là où la Liberté est jeune, lumineuse, radieuse et attirante, Anastasie est une vieille mégère grimaçante au sourire sournois.(...) Il fait d’Anastasie, « illustre engin liberticide français », la fille naturelle de Séraphine Inquisition (...) Si les vêtements et le chapeau d’Anastasie rappellent de leur côtés ceux d’une concierge de l’époque, il ne s’agit là encore pas d’un hasard : elles qu’on appelle dans l’argot du 19e les « bignoles » sont souvent des indicatrices de choix pour la police. "
    A la Communale, je n'ai jamais été mise au piquet, pour quoi que ce soit, et pas plus au Lycée d'Etat, en Sixième, "vieille" de dix ans, lorsque je montais un dossier avec les bas reliefs égyptiens dont certains de représentations phalliques...
      Vous n'allez pas le croire mais cela y est, me voilà punie et coiffée de bonnet d'ânesse par Anastasie Facebook, la vieille chevêche revêche**, qui n'a rien à voir avec la délicieuse effraye grecque de l'intelligence, de la sagesse, de la philosophie ![2]
      • Boum bad a boom - Les déclarations du CEO fondateur détenteur de 14 %, après les 14 000 000 de profils ouverts à tous les vents et autres scandales d'irresponsabilité de propriété des données et de leur sécurité est-il en train d'être jugé de direction incompétente ?
      La toxicité sociale et le défaut d'échanges, patent à la vue du nombre d'amis "irl" (l'amitié de proximité piétinée étant celle qui favorise la vie quotidienne, et favorisée celles d'inconnus qui ont le chic, qui ne seront que de peu de recours en réalités, voire pire) que les gens perdent et des relations perpétuellement agressives et tendues, le règne des arbitraires, des gueulards et des factieux politiques ont entraîné de plus en plus de personnes sensées et indépendantes à se dégager.[4']

      Tout cela vieillit mal et je suis encore jeune ! Ciao les jeunes déjà vieux.[4"]

      Intrigante et incroyable dépendance psychologique, parfois extrême, de beaucoup de profils qui font des crises pour ne pas en sortir... et s'y accrochent comme des moules au rocher, alors qu'ils n'en retirent que des ennuis et une illusion miroitante de parcelles de pouvoir. Et râlent d'être censurés mais en redemandent. Le masochisme consenti rien que pour avoir la gloire de son mur ?

      Le pire étant qu'en escalier, glissant sur tout sens moral. Certainement grand nombre raisonne aussi comme leur chef de files, "tolérant  plastique"*, dans un cas de l'intolérable mais dans d'autres, sus à l'hérétique, à l'athée, à la femme et à la féministe !?

      En tout cas, des dédommagements à mon association bloquée sporadiquement seraient appréciés.

      Il n'est pas plus question que je devienne complice de quelque manière que ce soit d'une forme de négationnisme de mauvaise comme de bonnes intentions...

      Cette tyrannie sans égale à ce jour, que je ferais savoir institutionnellement, reste révoltante. Il est temps que les pouvoirs publics y mettent bon ordre et protègent leurs populations numériques.

      A tantôt.

      Christine Gamita, Ph. D. Ethnologie, ex-ingé informatique
      • MAJ du 18 août 2018 - et hop plus de déversement de twitter
      Sur mon mur gelé, j'avais laissé ce petit robinet ouvert... terminé et je n'y suis pour rien

      • Le pioupiou n'est pas à la traîne pour sabrer et bannir dès que la susceptibilité créationniste est chatouillée ? !
      Les uns, obnubilés par les seins des madones d'art sacré européen, les autres, insupportés de ceux qui soulignent la biologie en coupant l'herbe sous le pied du freudisme, à bonne raison, par la juste observation de ce que le sexe féminin n'est pas un pénis, n'en a jamais eu et n'en aura jamais, quoiqu'on le fasse pour l'abattre.

      Le transinisme en vogue sur les fils qui invective de transphobe toute personne qui remarque la différence sexuelle entre êtres humains, surtout les particularités incontournables du sexe féminin entier ?


      Angelos Sofocleous re-tweet in August (Picture: Solent) - hop Compte twitter désactivé 
      • P.  - S. - A 24 h près, pour propos fort différents, nous étions dans la même charrette de frites**** Précisions à venir en prochain calepin au sujet du garde du corps présidentiel.... [5]
      CENSORED - Mises en boîte de Vincent, Alexandre, Emmanuel & al. qui se font chambrer par les Belges. La satire entrerait au panthéon des faussetés, et quand ça tire, c'est à eau ?  Qui n'a pas glocké sur l'"envoyé de dieu" (Emmanuel) ? Oser écrire "fils de dieu" (Ben allah) et vlan, c'est la baffe ? 

      Effacés au cours de 24 h environ tous les posts de caricatures de presse caricaturale Nordpresse exclusivement concernant des dirigeants français sur le théâtre des opérations de garde du corps ? D'aucuns se réjouiront que ces parutions soient censurées dans l'égout à ciel fermé, où règne l'arbitraire et choisir qui entre dans sa boîte de jour. A qui d'en juger, peut-on tout faire dans son entreprise ? Suivent suppressions diverses entre 8 h 31 & et 23 h 31...




      Lorsque Facebook confond l'info et l'infaux ! Deux lois de censure en vue des Européennes 2019 votées en juillet 2018 reniées illico par le Sénat mais que Facebook applique contre Nord Presse Belgique mais pas les autres gorafiques* ?

      Et ce serait méchant algo qui aurait trié entre les bons et les mauvais sites tous aussi délirants les uns que les autres, pourquoi celui-là vedette ? Allons bon, personne n'a été dupe...
      https://mobile.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/07/22/bloque-sur-facebook-le-site-parodique-nordpresse-crie-a-la-censure_5334640_4355770.html
      La  plateforme prise en flag' :
      1. n'applique pas les lois contre le négationnisme mais
      2. applique celles non encore en loi française contre les faussetés,
      3. ignore la loi 1881 de la liberté de la Presse française ?[6]
      Et arguera d'un bug OO Le bug a toujours bon dos...

      Dernière facétie NordPresse après les suppressions des posts moquant les protagonistes de l'affaire Benalla
      • Des tribulations d'une déesse maternante -29/10/18 - Tentative de poster après trois mois de silence, post censuré sur la nudité féminine de tableaux de maîtres
      Dire que j'avais pris au sérieux le directeur France de Facebook... malheureusement démenti par la sécurité de l'application...
      "Nous tenons à rappeler que L'Origine du Monde est un tableau qui a parfaitement sa place sur Facebook", indique de son côté la responsable des affaires publiques de Facebook France."
        Censure du 29/10/18
      Finalement, il s'avérera que Gustave Klimt soit digne, puisque il est passé entre les gouttes acides de la censure par sa symbolique des trois âges féminins, et ait gagné le droit de passage grâce à mes feulements irrités.

        Censure du 29/10/18 sur un seul des tableaux représentant des femmes nues
      Par contre, rien à faire, le symbole alimentaire du lactoserum de Madonna lactans, dite La vierge au lait, reste censurée malgré les coups de griffes...

      Alors que les chrétiens se soucient peu de voir ou de cacher le téton droit marial, d'obscurs anastases l'effacent, et les toiles, un peu comme les statues de Palmyre brisées en poussières, tant leur est intolérable toute représentation d'une déesse allaitante ?

      Est-ce de censure religieuse ou celle transiniste, on ne l'essora pas ; en tout cas, typique censure identitaire, signée des deux mains sa censure cultuelle du culturel, Facebook l'avait déjà fait pour l'Art photographique et ethnographique.
      • MAJ 19 août 2018 - L'oisillon n'est pas à la traîne pour sabrer et bannir !
        Pictured: Angelos Sofocleous re-tweet in September. A top University has banned a philosophy student known for his controversial transgender views from speaking at a campus debate over whether the institution has an issue with free speech. Angelos Sofocleous, 25, has been at the centre of a transphobia row after calling for support for his belief that 'women don't have penises' in September last year. The Durham student was sacked from his post at the university's philosophy journal 'Critique', sparking a debate on censorship. He was subsequently invited to speak at a debate organised by Bristol University's Free Speech Society following the incident, but was last night told he had been banned by the its Student Union over fears his appearance could spark violence. SEE OUR COPY FOR DETAILS. ? Solent News & Photo Agency UK +44 (0) 2380 458800
        Angelos Sofocleous re-tweet in August (Picture: Solent)
        Read more: https://metro.co.uk/2019/02/12/student-barred-free-speech-debate-saying-women-dont-penises-8566276/
      • MAJ Juillet 2019 - Profitant d'un peu de temps offert par un nouveau blocage de censure, je vous donne à voir cette année 2019 quelques uns de mes posts censurés et sans réexamen favorable !
      A tort Hathor !


      • Mon salon ne se tenant plus "Chez Marco" - Galopez vers d'autres sièges, où pouvant me croiser et échanger - Explorez, casser la routine, d'autres plateformes vous ouvrent leurs petits bras
      1. Ici https://plus.google.com/u/0/100558394749637612089
      2. Sur l'agrégateur http://www.hellocoton.fr/mapage/courroux
      3. Sur courroux_feminicides @feminicides
      4. Scoopit
      • Mes groupes et pages liées suivants archivées, que les membres peuvent cependant toujours consulter :
      A - Groupes GELES
      1. Agora athée, précédemment 4 août jour férié https://www.facebook.com/groups/atheistagora/
      2. Bibliothèque virtuelle féministe https://www.facebook.com/groups/494358607293885/
      3. AERAFEM https://www.facebook.com/MEFAREA/
      4. Pour que la reconnaissance du féminicide https://www.facebook.com/groups/FEMINICIDES/
      5. Place laïcité https://www.facebook.com/groups/1517386868556144/
      B - Pages ACTIVES
      1. Féminicidestop ACTIVE
      2. Etoiles Digitales - CyberEspace de politique féministe ACTIVE
      3. Aerafem Association pour l'ERAdication des Féminicides à l'Echelle Mondiale ACTIVE
      Vous pouvez également vous abonner à ce blog, le suivre par messagerie et échanger sur tout sujet qui vous agrée sous mes billets, il suffit de le demander en colonne de droite du blog.

      Note de bas de billet
      __________
      * Victor Hugo, Les Chants du crépuscule (1835)
      **Première occurrence de l'argot "tirer sa révérence", 1904,   "tirer sa révérence à Quitter qqun, partir, saluer et partir" Jean Rameau, La jungle de Paris auteur:1883 préface: lieu: Paris édition: Paul Ollendorff http://www.languefrancaise.net/Source/3080

      *** Chouette joke - Attention deuxième degré, sens allégorique, les femmes ne sont pas en cause, la formule n'est ni sexiste, ni spéciste -on  ne sait jamais si une brigade de censure passait par là ;) - ah que les plaisanteries d'aujourd'hui sont donc délirantes :)

      ****Pas que patate, la frite - Chiquenaude de claquement des doigts très douloureuse sur les fesses

      [1] En 2017, gnèmes blocages et démêlés http://susaufeminicides.blogspot.com/2017/07/au-ban.html


      [1''] Bignoles numériques* - Profils qui vous signalent, vous injurient, vous calomnient, affectionnent la délation, qu'ils soient trolls militants ou esprits dérangés.

      [2'] M/traduction de "(...) and there’s a set of people who deny that the Holocaust happened. Yes, there’s a lot.I find that deeply offensive. But at the end of the day, I don’t believe that our platform should take that down because I think there are things that different people get wrong. I don’t think that they’re intentionally getting it wrong,(...)" By Kara Swisher Entretien Full transcript: Facebook CEO Mark Zuckerberg on Recode Decode,  https://www.recode.net/2018/7/18/17575158/mark-zuckerberg-facebook-interview-full-transcript-kara-swisher
      [2'' Simone Veil http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/I05003752/simone-veil-a-propos-du-revisionnisme.fr.html

      [2'''] Procès contre Facebook pour effacement de L'origine du monde de Courbet, qui représente le bas du corps d'une femme dénudée dont l'on voit l'entrejambe, mont de Vénus et toison fournie, et fermeture d'un compte
      "Sept ans après les faits (sic), Facebook est donc reconnu fautif pour la fermeture du compte de Frédéric Durand-Baïssas, mais la quatrième chambre du tribunal de grande instance de Paris, estime que le plaignant n’a pas subi de préjudice, puisqu’il avait pu recréer immédiatement un nouveau compte sur le réseau social. Du coup, le géant américain échappe à une condamnation." -  "Nous tenons à rappeler que L'Origine du Monde est un tableau qui a parfaitement sa place sur Facebook", indique de son côté la responsable des affaires publiques de Facebook France.https://www.zdnet.fr/actualites/l-origine-du-monde-censure-par-facebook-responsable-mais-pas-co ndamne-39865606.htm  
       
      Gustave Courbet, L'origine du monde, L'Origine du monde (1866), tableau exposé depuis 1995 au musée d'Orsay

      Les standards ont donc été modifiés en 2015 permettant la représentation de la nudité sous conditions artistiques... https://www.huffingtonpost.fr/2015/05/21/censure-facebook-polemique-lorigine-du-monde-justice-moderation-photos_n_7343972.html
      • Excuses de facebook - Photographie d'une statuette de femme nue mamelue du paléolithique, précieuse représentation de 30 000 ans,
      "Une « erreur » « Nous nous excusons pour cette erreur et avons indiqué à l’annonceur que nous approuvons son annonce », a déclaré auprès de l’AFP une porte-parole de Facebook. Facebook a souligné jeudi que sa « politique en matière de publicité ne permet pas la nudité ou la nudité suggérée ». « Mais nous faisons une exception pour les statues, et à ce titre cette annonce aurait dû être approuvée », a précisé la porte-parole. https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/03/01/une-venus-paleolithique-censuree-sur-facebook_5264174_4408996.html
       La Vénus de Willendorf est exposée au Musée d’histoire naturelle de Vienne.
      "La Vénus de Willendorf est exposée au Musée d’histoire naturelle de Vienne." HELMUT FOHRINGER/AFP"
      [3] George Rodger, fondateur de l'Agence Magnum et photographe des documents que j'ai partagés et qui ont été censurés. https://www.universalis.fr/encyclopedie/george-rodger/


      Langue vernaculaire - Exemple, cinq - "Durée : Quatre ou cinq mois. • Nkarhi: Tin’hweti ta mune ku ya eka ta ntlhanu."


      Tout cela vieillit mal et je suis encore jeune ! Ciao les jeunes déjà vieux.[4"]  https://www.blogdumoderateur.com/facebook-baisse-usage-jeunes/

      [5Un des articles NordPresse parodiques de SudPresse (depuis lors, changé en NordInfo) partagés par les posts qui auraient été bloqués par un vilain "bug" ;) http://nordpresse.be/alexandre-benalla-detiendrait-sextape-demmanuel-macron-presidente-croate/
      • Crédit des sources d'illustration
       [Illus. 1] Chouette - Photographie © Leonardo Casadei

      [Illus. ] Copies d'écran des photographies effacées du mur du profil AERAFEM Christine Gamita
      [Illus. 2 & 3"(...) La  taille disproportionnée des ciseaux d’Anastasie en dit long sur la finesse des coupes qu’elle prétend faire dans les œuvres littéraires, la presse ou les spectacles, quels qu’ils soient. La chouette qu’elle porte sur l’épaule symbolise évidemment son caractère scrutateur : la censure surveille le pays, jour et nuit, avec une attention maniaque. « Anastasie, cette vieille chouette »). Elle symbolise la nuit et les superstitions d'un âge reculé et obscurantiste.  (...) En juillet 1874, sous la plume de Touchatout, le Trombinoscope, célèbre feuille satirique, lui ajoutera toute une famille." https://blog.francetvinfo.fr/deja-vu/2014/01/05/de-quoi-anastasie-est-elle-le-nom.html
      Le site collaboratif féministe Etoiles Digitales a été autorisé à reproduire cet article sous le titre Ciseaux d'argent https://etoilesdigitales.wordpress.com/2018/08/18/ciseaux-dargent/
      • Fondamentaux de cet ethnoblognote :
      B - Androcides - http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/androcides.html
      Plus encore : http://susaufeminicides.blogspot.fr/2013/08/salon-de-demoiselles.html
      Des preuves ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/cest-de-la-carte-tentative-darticle.html
      Des chiffres ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/01/combien.html


      Si vous vous servez de mes preuves et réflexions, je vous prie instamment de bien vouloir m'en informer ou par courriel, ou par commentaires, et vous en remercie par avance. Par ailleurs, sachez que je peux examiner favorablement ainsi que l'association une invitation à me joindre à action en justice contre ce.

      La moindre des politesses - Pour citer cette ressource et base de données mentionner votre date de consultation sous la forme (consulté le x … 20…) Auteure : Christine Gamita Droits d'auteur : Creative Commons by-nc-sa 3.0 FR  En vertu du code de la propriété intellectuelle stipulant à l’article L121-1,‘ L’auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son oeuvre. Ce droit est attaché à sa personne. Il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible.Tout usage toile ou papier hors ce cadre sera passible de poursuites - Reproduction autorisée à condition de citer les liens © Copyright- Toute citation de cet article doit être de contexte, précise, avec date de version, blog "Thémis - Haro sur les fémincides et androcides dans le monde" http://susaufeminicides.blogspot.fr le lien exact du document - Unauthorized use and/or duplication of this material without express and written permission from this blog’s author and/or owner is strictly prohibited. Excerpts and links may be used, provided that full and clear credit is given to "Thémis - Haro sur les fémincides et androcides dans le monde" http://susaufeminicides.blogspot.fr with appropriate and specific direction to the original content. However, no link is to be reproduced on slanderous motives and/or miscategorization. Therefore, before any use of network Tools such as scoop-it or pinterest & so, the author’s permission is required. Castellano Castellano(España) Català Dansk Deutsch English Esperanto français Galego hrvatski Indonesia Italiano Lietuvių Magyar Melayu Nederlands Norsk polski Português Português (BR) Suomeksi svenska Türkçeíslenska česky Ελληνικά русский українська العربية 日本語 華語 (台) 

      Campagne 2011 - Synthèse ¡Féminicides!

      Loi

      Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. Charles de Secondat, dit Montesquieu, 1748 Photographie Vladimir Trunoff http...