19/03/19

Le club des 8 en 48

Déclaration originale double en français et américain  - La Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1789 -socle constitutionnel français- servit de piédestal à deux autres.

L'une contiguë, écrite par Olympe secouant le cocotier des privilèges masculins que les révolutionnaires comptaient garder, et bien les seuls puisque ceux des clercs et féodaux devaient passer à la trappe. Et, une autre notre contemporaine en original français des Droits de l'homme de 1948.

"Le texte du préambule et de la déclaration est inamovible. Sa version en français, composée de 30 articles, est un original officiel, signé et approuvé par les membres fondateurs de l'Organisation des Nations unies, et non une traduction approuvée."[0]
Gare au ravin, où elle serait jetée, du reniement historique de changer le titre d'un document historique original. Il n'existe historiquement et juridiquement que les Droits de l'homme, et non pas les droits humains, barbarisme. Une personne peut désigner un homme, tout comme homme peut signifier une femme, une fille, un enfant. Ceux-là devant bénéficier de protections spécifiques, qui tient à leur biologie. Le genre grammatical marqué ou non marqué n'a donc pas à être mêlé à cela, au risque de les démolir.
Comme choisir le qualificatif "humains" en traduction "de l'homme", c'est faire part belle au droit anglosaxon, individualiste, identitaire et jurisprudentiel, contre le droit français, universaliste, de bien commun. Tournant en épingle à cheveux du point de vue de l'anthropologie juridique. Le WASP du protestantisme des fondateurs américains puis les instigateurs de l'inclusivisme biblique ayant suscité les concepts d'identity et diversity et de langue inclusive se trouve probablement à l'origine de la position d'Eleanor Roosevelt sur la version anglophone, dont elle fit changer man's en human.

Nul besoin de modifier ou écraser la version originale française pour faire la part belle à une autre philosophie politique. L'on y remarque que les deux sens et étymologies respectives ne sont d'ailleurs pas non plus comparables. En rester là serait faire honneur au barbarisme de l'anglicisme, inutile de fait. Toute déclaration désireuse de renforcer la spécificité des droits féminins devrait se titrer clairement Déclaration des droits du sexe féminin puisqu'elle ne se peut réduire aux femmes et concerne immanquablement toutes filles. D'autant que les protections s'amenuisent pendant que les droits virils de se prétendre féminin à tout âge envahissent droits et espaces à elles dédiés et enflent. L'opinion commence à réaliser que les exigences de transdroits, alors que ce n'est que figure de style pour exiger ceux du sexe féminin, qu'ils n'ont pour sur pas -point besoin de vouloir atteindre les droits de l'homme que tout le monde possède déjà-

Elle ne fait que préciser en pendant la déclaration historique qui, elle non plus, n'est pas exclusive aux mâles adultes mais s'étend à toute personne.

En effet, en quoi un lexème serait sexiste, et le terme "homme", particulièrement ou en général lorsqu'il désigne l'individu mâle ou le mot, l'espèce humaine dite genre humain ?

En quoi les langues le seraient ou créeraient le sexisme ? A moins d'être inféodé à la notion quasiment magique (verbe fondateur) de Sapir, relativiste linguistique, précédent la conception performative appuyée à la théorie du prototype (des couleurs) invalidée, dont l'on est donc revenu. "Homme'" signifiant tous sans même besoin de majuscule. Plus de précisions en carnets SAF Citoyenne Olympe et SAF Grise querelle

Obnubilation - Voir toujours le mâle de l’espèce, père, frère, fils, dans "homme", alors que là surtout il ne constitue que partie d’une expression historique parlant de l'humanité et ses "droits naturels", relève d’une focalisation. Celle d'un "féminisme inclusif", carte nouvellement tirée par des idéologues américains, prétendant pourtant aduler MLF et Beauvoir, qui entretient l'idée sous-jacente que le féminisme historique aurait été ostracisant et "mauvais". Beaucoup de féministes ne la partagent pas -tout vient de de l'espèce d’”homo", enracinée dans “humus", de plus que les Droits de l’homme sont passés tels quels en 1948 et non pas mal traduits comme évoqués par le camp de l’anglicisme inclusiviste, qui en veut à la langue et au droit. Le suprémacisme américain emprunte des voies impénétrables mais faciles à percer à jour.
 
Après une longue étude approfondie, nous sommes resté fidèle au texte originel français de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 de la Charte des Nations Unies, sur laquelle sont bâties les conventions citées dans l'opus traduit, explicitement dite dès ses préambule et article 2, d'égalité des sexes. Ce qui lève tous soupçons à tous égards d'avoir oublié ou évincé enfants et femmes -ce qui est reproché par l'inclusivité anglosaxonne plus multiculturaliste (communautariste diversitaire) qu'universersaliste-

L'anachronisme et l'effacement du vocabulaire desservirait le féminisme du propos. La fidélité aux expressions historiques n'empêche pas un examen ultérieur d'établissement d'autres dénominations, pour d'autres textes juridiques fondamentaux, "Convention de l'humanité" ou  "Charte Universelle des Droits et Devoirs" -Y ajouter "de l'homme" ou de "l'être humain" serait lapalissade, désormais que l'on sait d'où l'on vient, du servage et de l'esclavage humains.

Qui de nos jours sur la planète ne se réclame pas de ces droits universels mijotés sur les fourneaux de l'histoire et de première marmite préparée par la Révolution française de 1789 et ses encyclopédistes des Lumières ?
  • Revendications féministes des huit prises en compte par le comité" rédacteur en 1948
"Droits de l'Homme", majusculé, comme la diplomatie française écrit pour éviter la prétendue masculinisation de homme. Ceux qui masculinisent ce titre vont contre la logique étymologique et historique du comité rédacteur mené par René Cassen juriste, professeur agrégé de Droit privé.[1]

résolution 217 Droits de l Homme
Extrait de la Résolution de la Déclaration universelle des droits de l'homme[Illus. 2]
Copie d'écran des documents officiels signés par tous les membres de rédaction

A g. - "Jessie Street (Australia) canvassed for language in the Charter that would make all UN positions equally open to women and men (article 8). Marie-Hélène Lefaucheux (France) – pictured above on the left – was behind the proposals for both the Declaration on the Participation of Women and the Open Letter to the Women of the World.
A dr. - Marie-Hélène Lefaucheux (assise), Présidente de la Commission de la condition de la femme, la Britannique Mary Sutherland et l’Américaine Olive Remington Goldman. Lake Success, New York, janvier 1948. Photo ONU/MB[Illus. 3]
De confiance, en particulier aux huit femmes manifestement féministes dont la contribution les situés inexorablement en égalité des sexes dans plusieurs articles. Il n'y a donc pas à revoir la copie sur le principe de l'inclusivité évangélique des Cady-Stanton ou de la relativité linguistique de Sapir, passé de mode et de pertinence, et du relativisme culturel et identitaire des Mead ou Money.

Notamment le deuxième article, où Marie-Hélène Lefaucheux insère l'idée de traitement égal du sexe féminin avec le masculin car les Droits de l'homme 1789 politiquement différentialiste ("discrimination positive" du rôle sacré de la mère citoyenne) entrave manifestement l'application des droits de l'homme.

Il n'y a donc nul lieu de parler de traduction sexiste. Les droits de l'homme furent bien rédigés en bon français, en tout cas par cette présidente de commission, ainsi qu'entériné par le juriste français en charge.

Faisant directement référence à un texte original en français dès la première heure et écrit sous leur vigie avisée de féministes à voir leurs contributions parsemant et structurant charte et déclaration, il parait difficile de faire anachronisme. Nous les saluons toutes ici,

La première sous commission née en 1946 -
As a finale to their last meeting at Hunter College, the Sub-commission on the Status of Women hold a press conference in the delegates lounge of the gym building. Left to Right: Angela Jurdak (Lebanon), Fryderyka Kalinowski (Poland), Bodgil Begtrup (Denmark), Minerva Bernardino (Dominican Republic), and Hansa Mehta (India), delegates to the Sub-commission on the Status of Women, New York, May 1946 https://www.un.org/fr/file/26733
 

Quant à celle, troisième, qui oeuvra directement à la Déclaration universelle internationale qui nous importe, voici ses membre et points d'apport :

1. Minerva BERNARDINO (République dominicaine) 
"rôle clé dans la campagne visant à faire apparaître "l’égalité des hommes et des femmes" dans le préambule de la Déclaration universelle des droits de l'homme. (…) plaidoyer en faveur de l’introduction des droits des femmes et de la non-discrimination fondée sur le sexe dans la Charte des Nations Unies, qui, en 1945, est devenue le premier accord international à reconnaître l’égalité de droits des hommes et des femmes"
2. Bodil BEGTRUP (Danemark)

"En tant que Présidente de la Sous-Commission de la condition de la femme en 1946, puis de la Commission de la condition de la femme en 1947, la Danoise Bodil Begtrup a recommandé que la Déclaration universelle emploie le terme "tous" ou "chacun" pour parler des titulaires de droits, plutôt que l’expression "tous les hommes.
-remarque de sens en Danois (?) et anglais et du point de vue du système de droit nordique (de type anglosaxon individualiste et jurisprudentiel) mais non pertinente en langue française et selon le système de droit moral romain-

3. Shaista IKRAMULLAH (Pakistan) 
 "En tant que déléguée à la Troisième Commission chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles de l’Assemblée générale, qui, en 1948, a passé 81 réunions à discuter du projet de Déclaration universelle des droits de l'homme, la Pakistanaise Begum Shaista Ikramullah, "l’introduction de l’article 16 sur les droits égaux au regard du mariage, qu’elle considérait comme un moyen de lutter contre le mariage des enfants et les mariages forcés."

-remarque de ce qu'il s'agissait d'un progrès notable quant à la situation généralisée en Asie des enfants mariés, en particulier, des petites filles mais dont il n'a pas été assez apprécié l'application quant à l'âge de la nubilité qui ne signifie aucunement un "âge de maturité féminine" suffisant qui garantirait moins de danger pour les jeunes filles parturientes, la grossesse, l'accouchement -à la puberté, notamment, le squelette et le bassin ne sont pas encore pleinement développés-

4. Marie-Hélène LEFAUCHEUX (France) - En tant que Présidente de la Commission de la condition de la femme en 1948, introduction de 
"la notion de non-discrimination fondée sur le sexe dans l’article 2."

-remarque que la notion de "discrimination" parait anachronique, tant en droit qu'en langage commun, car elle n'a pris son essor que dans les années 60, issue du droit anglosaxon, et reste à double sens car la discrimination de fonction cognitive est utile et nécessaire -ne serait-il pas plus judicieux et exact d'utiliser le terme d'injustice ?-

5. Hansa MEHTA (Inde) 

De concert avec Eleanor Roosevelt, "On lui attribue généralement la transformation de la phrase "tous les hommes naissent libres et égaux" en "tous les êtres humains naissent libres et égaux" dans l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme." 
-remarque, en français, l'on peut laisser sans dommage, le terme "homme", malgré l'homonymie du mâle  humain- donc idem langue anglaise non pertinente en version française- cf. Bodil Begstrup Danemark et Eleanor Roosevelt USA
en effet, le genre grammatical masculin en français n'est nullement universel, mais non marqué et inclusif (issu des transformation des déclinaisons masculine et neutre du latin par les langues romanes) ; pas plus que le terme homme ou humain ne désignerait que les mâles du genre humain (homme)- l'intitulé français n'en a donc nullement été modifié, et pour cause, le juriste René Cassin à la tête de la commission ayant des lettres usant de la synonymie "de l'homme", synonyme "de l'être humain", ou "du genre humain", ou "de l'humanité", dont racine homo de toutes ces expressions françaises-

 « proclamant directement les droits de l’être humain au regard de tous les autres, à quelques groupes sociaux auxquels ils appartiennent les uns ou les autres ».

6. Lakshmi MENON Inde -

"déléguée de l’Inde à la Troisième Commission de l’Assemblée générale en 1948, a préconisé avec force la répétition de la non-discrimination fondée sur le sexe dans l’ensemble de la Déclaration universelle des droits de l'homme, ainsi que la mention de l’ "égalité des droits des femmes et des hommes" dans le préambule."

-remarque idem nouveau concept européanisé de discrimination (anachronisme en 48) cf. version originale française

7. Eleanor ROOSEVELT (Etats-Unis) - Connue pour son engagement envers la formule "human rights" en place de "man's rights" (qui ne dit que mâle personne) - "Homme" aurait pu être traduit par "human being's rights" mais les Etats-Unis avaient la main sur la version anglaise.

Les francophones maintenant en original la langue française ne s'y sont pas trompés au sortir de la guerre devant l'emprise américaine et ont maintenu leur formulation originale -l'homme, en l'occurrence, ne signifiant pas seulement les mâles de l'espèce humaine- Déjà explicité plus haut


8. Evdokia URALOVA (URSS Biélorussie)
"Grâce à elle, l’article 23 déclare que "Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal"[2]  

Article 23 states that "Everyone, without any discrimination, has the right to equal pay for equal work." Together with Fryderyka Kalinowska of Poland and Elizavieta Popova of the Union of Soviet Socialist Republics, she also stressed the rights of persons in Non-Self-Governing Territories (Article 2).

N'oublions pas non plus la précieuse première déclaration connue précisant, puisqu'il en était besoin que le terme homme, espèce humaine, genre humain, compte d'évidence le sexe féminin citoyen, qu'elle paya de son décollement ainsi que son soutien royaliste. cf. Declaration of the Rights of Woman, 1791,Written by Olympe De Gouges[3]

Retour aux sources et respect à nos aïeules - La trahison consisterait à déformer leur propos très clair et à le traduire à l'américaine...Si il y avait besoin d'une nouvelle dénomination maintenant que la confusion semée par cinq cents traductions, nous avons proposé droits de l'humanité, ou droits et devoirs. Mais celle historique ne peut être déformée au gré idéologique. Cf. Explications et références[4]

Extrait de la vidéo youtube ONU.Info qui célèbre la contribution de huit femmes, décembre 2018
Après les Conseils ci-dessus, voici le Comité de rédaction de la Déclaration universelle, andronée* majoritairement anglophone, présidée par une Américaine parmi ses neuf membres :

Rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Charles Habib Malik (Liban), Alexander E. Bogomoloff (URSS), Dr. Peng-chun Chang (China), Peng-chun Chang (Chine), René Cassin (France), Eleanor Roosevelt (États-Unis), Charles Dukes (Royaume-Uni),William Hodgson (Australie), Hernan Santa Cruz (Chili), John Peter Humphrey (Canada)

Qui trahit son socle fondateur universel en personnifiant plutôt que d'en rester au générique de l'espèce par synonyme de derrière lapalissade ? L'on ne peut laisser revenir en force le barbarisme anglo saxon écarté alors malgré la suprématie linguistique déjà bien posée.
  • Analyse sémantique et versant ethnolinguistique - Des mots toxiques - 
Nous avons déjà vu comment vouloir donner la primauté à "human", au lieu "de l'homme" (contre-sens historique et étymologique), impose le droit américain. 

L'anachronisme est à la mode, on repeint aux couleurs actuelles, alors que devrait être de mise une fidélité, une loyauté historique  ! En effet, il est encore plus confondant et remarquablement idiot que l'ONU désormais se pique de traduire par "genre", le terme pourtant précis et scientifique de "sexe" sur tous ses sites, documents et productions.
  • L'ONU ose également donner modèle de sursexualisation de fillettes par le voile, forme de discrimination sexiste sous la férule de dogmes machistes sectaires qui offrent au mariage d'enfant la fillette qui a ses ménarches, excusé au nom de la tradition de coutume religieuse récente prétendue liberté d'expression religieuse. Les fondamentalistes ont beau jeu avec ce canon ou étalon de modestie, pureté, de la plus grande des privations de liberté sexuelle pour toute personne de sexe féminin.
Les préceptes sous-tendant s'arcboutent contre les droits génésiques et reproductifs féminins, opposés à l'IVG médicalisée, à la contraception, à son choix personnel d'unions et de rapports sexuels, au droit en général des femmes de se gouverner. Est-ce tolérable ?

  • Apparus depuis 1948, le dévoyé "gender" (John Money,"gender role and identity", 1954), alors que le sexe humain, féminin ou masculin, ne représente pourtant pas une espèce. Facile d'y voir que s'il y était introduit par ruse ou force le concept protéiforme des "gender roles" et "identity gender" et du trangenrisme ultérieur de Benjamin ou Stoller, en place de sexe et égalité des sexes. 

Cela ne détruit plus en rien le sexisme -contre le sexe féminin- au contraire de ce que clamé mais recouvre pudiquement pour mieux in fine masquer cette éviction, dont l'on parvient à peine d'émerger. Grâce à ce concept flottant, le sexisme nous colle toujours plus aux semelles. *Lovemap, David Reimer experimentation https://www.goodtherapy.org/famous-psychologists/john-money.html

Bruce et Brian jumeaux identiques ont totalement fait capoté sa certitude mais la théorie queer le reprend sans critique ? Judith Butler qui en a fait sa principale cause l'appelle elle-même "la théorie du genre" https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20131213.OBS9493/theorie-du-genre-judith-butler-repond-a-ses-detracteurs.html

 "Money voulait vérifier ainsi que les enfants naissent de genre neutre et explique le genre par apport. Il voulait soutenir la théorie de la neutralité du genrehttps://lca-psychology.weebly.com/dr-money-the-case-of-bruce-reimer.html

Ce qui est la même confusion qu'aujourd'hui du sexe et du genre prônée par les inclusivistes qui militent pour le transgenrisme queeristique, comme banalisé à l'oral au Congrès de psychoanalyse en 1963 par John Money. La psychologie comportementaliste conquise par son vernis progressiste. https://fr.wikipedia.org/wiki/Identit%C3%A9_de_genre

Prétendre qu'existe des "genders" innombrables et innommables parmi lesquels le genre féminin parfait le sexisme au plus  haut point ; magie pour tous les hommes qui se réclament de "genres" qui vont avoir accès aux droits des femmes... Elles seront poursuivies et vilipendées d'oser dire que les différences biologiques continuent et déterminent des droits, bien évidemment spécifiques comme les droits génésiques, dans le cadre de la fécondité et de la maternité féminine. Tout cela parfaitement contraire à l'esprit et la lettre de la rédaction.

Rien à voir aves le féminisme que de céder à toutes lubies et desiderata infléchis par des idéologues, pernicieux virilistes masqués, désormais complices d'une industrie entière - 


Le féminisme a toujours agi à sortir le sexe féminin de son repli et déni, afin qu'il gagne en estime de soi et participe pleinement et à égalité de droit en tout.


La science est claire, les données biologiques qui n’indiquent aucun cas connu d’hermaphrodisme successif chez l'homme. De sexe, l'on ne change pas, et du fait de son sexe féminin, l'on est victime de sexismeshttps://fr.wikipedia.org/wiki/Hermaphrodisme_successif


Où si vous préférez de changement de sexe chez les mammifères, il n'y a, y compris chez homo sapiens sapiensLe sexe ne relève pas de la construction sociale mais sur sa base, les sociétés élaborent des préjugés et stéréotypes variableshttp://institutions.ville-geneve.ch/fr/bm/interroge/archives-questions-reponses/detail/question/combien-despeces-animales-sont-capables-de-changer-de-sexe-au-cours-de-leur-vie-br/
  • Touchés mais pas encore coulés - Sabordage
En bien peu de temps, il n'aura pas fallu qu'une soixantaine d'années de l'internationalisation des droits de l'homme universels, que les voilà salement sabordés ; et surtout dans la même galère en train de couler, les droits des femmes, qui méritent pourtant toute l'attention à protéger les temps de vulnérabilité qu'entrainent leurs spécificités sexuelles indéniables que nos huit aïeules, elles, défendaient...

Christine Gamita
  • Notes de bas de billet
[4] Première déclaration des droits des femmes et des citoyennes faisant grief aux rédacteurs de 1789 Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de ne pas l'appliquer à la moitié féminine de la population, puisque exclue du débat et de la fonction politique, rejetée de l'Assemblée ou seulement tolérée à tenir tricot et claque. https://susaufeminicides.blogspot.com/2012/07/citoyenne-olympe.html

Sapir invalide lui-même sa propre théorie. J.-Ph. Watbled, Université de La Réunion Membre du LCF, Les théories linguistiques à l’épreuve de la traduction  https://hal.univ-reunion.fr/hal-01501105/document

Sapir, la théorie du prototype, Jean-Michel Fortis, « De l’hypothese de Sapir-Whorf au prototype : sources et genèse de la théorie d’Eleanor Rosch. », Corela, 2010 https://journals.openedition.org/corela/pdf/1243
  • Crédit d'illustrations

    Ajout d'une illustration d'en-tête post rédactionnelle - 15 mai 2022
[Illus. 2Extrait de la Résolution de la Déclaration universelle des droits de l'homme http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/217(III)

[Illus. 3Marie-Hélène Lefaucheux (à gauche), Présidente de la Commission de la condition de la femme ; la Britannique Mary Sutherland ; et l’Américaine Olive Remington Goldman. Lake Success, New York, janvier 1948. Photo ONU/MB https://police.un.org/en/herstory-celebration-of-leading-women-united-nations
  • SAF Déclaration des droits des femmes précédentes
SAF Citoyenne Olympe
SAF Le club des huit en 48
  • SAF d'alerte sur le refoulement du sexe féminin par l'"identité de genre"
Toxicité, traduction, https://susaufeminicides.blogspot.com/2019/03/la-fiole-et-le-bistouri_8.html
Pompoplastie* en vidéo https://susaufeminicides.blogspot.com/2019/03/la-fiole-et-le-bistouri.html
A l'UE ! https://susaufeminicides.blogspot.com/2013/10/feminicide-categorie-genericide.html

  • Basiques ethnoblog SAF
  • Partie I ¡Féminicides! http://susaufeminicides.blogspot.fr/2011/11/feminicides-definis.html
    Partie II ¿Androcides? http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/androcides.html
    Plus encore : http://susaufeminicides.blogspot.fr/2013/08/salon-de-demoiselles.html
    Des preuves ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/cest-de-la-carte-tentative-darticle.html
    Des comptes ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/01/combien.html

    http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/be/ Reproduction autorisée à condition de citer les liens © Copyright- Toute citation de cet article doit être de contexte, précise, avec date de version, blog "Thémis - Haro sur les fémincides et androcides dans le monde" http://susaufeminicides.blogspot.fr " le lien exact du document & id. en cas d'usage du logotype montage photographique "Eradication des féminicides - Larmes de sang" CGMD © Christine Gamita Tous droits réservés illimités international - Unauthorized use and/or duplication of this material without express and written permission from this blog’s author and/or owner is strictly prohibited. Excerpts and links may be used, provided that full and clear credit is given to " Thémis - Haro sur les fémincides et androcides dans le monde http://susaufeminicides.blogspot.fr " with appropriate and specific direction to the original content. However, no link is to be reproduced on slanderous motives and/or miscategorization. Therefore, before any use of network Tools such as scoop-it or pinterest, the author’s permission is required. Il est essentiel lors de toute utilisation de cette production ou partie de cette production de préciser la source : le lien et l’auteure de l’article, ponctuation adéquate encadrant la citation -entre guillemets- et dans son contexte, sans distorsion ni manipulation ( article L122-5, du code de la propriété intellectuelle) . La permission formulée et explicite de l’auteure est également exigée. De la même manière, concepts, termes et approches empruntés à l’auteure du blog doivent être mentionnés comme tels- références adéquates. En vertu du code de la propriété intellectuelle stipulant à l’article L121-1,‘ L’auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son oeuvre. Ce droit est attaché à sa personne. Il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible.’ Unauthorized use and/or duplication of this material without express and written permission from this blog’s author and/or owner is strictly prohibited. Excerpts and links may be used, provided that full and clear credit is given to "Thémis - Haro sur les fémincides et androcides dans le monde" http://susaufeminicides.blogspot.fr with appropriate and specific direction to the original content. However, no link is to be reproduced on slanderous motives and/or miscategorization. Therefore, before any use of network Tools such as scoop-it or pinterest & so, the author’s permission is required.Castellano Castellano(España) Català Dansk Deutsch English Esperanto français Galego hrvatski Indonesia Italiano Lietuvių Magyar Melayu Nederlands Norsk polski Português Português (BR) Suomeksi svenska Türkçeíslenska česky Ελληνικά русский українська العربية 日本語 華語 (台

    08/03/19

    Locations utérines

    "Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation."
    http://legal.un.org/avl/studymaterials/ilfp/2012/Book1.pdf
     
    "Chacun a droit au respect de son corps. Le corps humain est inviolable. Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l'objet d'un droit patrimonial." Code civil art. 16-1*
    Samuel Luke Fildes (1888) , Jessica, Le marchand de Venise[Illus. 1]
    v  
    Question - D'un produit à l'autre, sans escale ? 
    Peut-on user non seulement d'un produit corporel (gamètes), l'affaire d'un instant, mais aussi du corps entier de femmes quelques mois durant manipulées pour d'innombrables procédures et examens ? Le principe de les patrimonialiser tant morcelés que complètement, ainsi que l'enfant, leur confisquant d'un même souffle leurs titres en filiation et maternité ? Plus de mère et plus d'enfant.

    Réponse -

    Le droit international  doit proscrire cette utilisation indigne d'êtres humains dont l'intégrité et la dignité sont niées au profit de valeurs commerciales. La Grande chambre de la Cour Européenne des Droits de l'Homme en 2017 n'a pas tergiversé. Il y a un avant et un après ce 24 janvier.

    Celui-ci doit agir fermement pour

    - le retrait formel de toute terminologie assignant des femmes à l'office d'outil incubateur déshumanisant, rouages gestateurs de techniques médicales de procréation assistée ;

    - le respect les conventions internationales de protection des droits fondamentaux des adultes comme des enfants, dont ils sont signataires, et Résolutions de votre Haute Assemblée Générale[vi] ;

    - l'opposition ferme à toute forme de légalisation de la maternité de substitution sur le plan national ou international ;

    - faire abolir cette pratique au niveau international au moyen d’une convention internationale d’abolition de la maternité ancillaire* -Gestation pour autrui et ventre à louer de maternité de substitution-
    • Arguments marketing spécieux du mercantilisme - Agences de location et leurs cabinets médicaux, et tous intermédiaires, les voici réduits à néant :
    1. De la gestation - La médicalisation et professionnalisation d'une fonction biologique ne peut constituer en aucun cas une émancipation de l'individu. Comment des médecins usent du terme de "carrière gestationnelle" dans un glossaire  dit médical, sur lequel se baserait l'OMS.

    Pourrions-nous rester dupe de la banalisation d'user de vocable médical et d'une terminologie gestationnelle qui concourt à exercer une pression sociale implicite sur les opinions publiques pour imposer une sorte de commerce humain ? Lorsque l'Organisation Mondiale de la Santé "fait carrière des ventres" en anglais -mais pas en russe-, cela révèle aussi que cette terminologie des transactions de "production gestationnelle" transforme le corps féminin en "utilitaire mécaniste et commercial" contraire à la dignité et sécurité de la femme concernée[vii]


    Au vu du principe des "droits naturels", universels, fondant l'ONU, et Charte dont déclaration de 1948, il reste indigne que seules les femmes soient commercialisées, louées, temporairement et partiellement, au vu des droits naturels" (universels, pour tout être humain, y compris de sexe féminin).

    "Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation." Article 2 et "Article 3 Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne."votés tels quels en langue française en Résolution 217 (III) le 10 décembre 1948 par 58 États Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale adoptant la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot
    Sans sûreté pas de liberté... !

    2. Du consentement éclairé - Prise de possession d'un corps et d’autrui qui n’a pas de précédent depuis l’abolition de l’esclavage. Impéritie en droit de la santé bafoué, le consentement n'en étant pas éclairé car que sait-on des effets immédiats et à long terme des « traitements hormonaux » nécessaires à cette grossesse artificielle ? Cette question peut-elle rester systématiquement occultée ? [viii]

    3. De la légalité du commerce - Mais aussi, l'esclavage sexuel, principalement des enfants et du sexe féminin, criminalisé par les Conventions contre la traite des êtres humains. Pourtant, l'on n'en fait peu de cas dès lors que l'on fait passer une exigence d'achat de consentement pour humaniste et empathique. Il ne resterait plus qu'à le rendre sympathique pour qu'il passe pour bienfaisant ?
    "En outre, au regard de l’histoire du Protocole facultatif sur la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, il n’est pas possible d’exclure la gestation par autrui de l’article 3 de cet instrument" Maud de Boer-Buquicchio, Rapporteuse spéciale sur la vente et l’exploitation sexuelle d’enfants près le Haut-commissariat aux Droits de l'homme[ix]
    Le servage sexuel et le proxénétisme ambiant, quant à lui, reste la cible de l'abolitionnisme du modèle suédois, intégré notamment en France. De même, il se trouve malheureusement soutenu par des intérêts financiers désormais gr industriels désormais et virils, par une forme de libéralisme qui confond le choix marchand de l'étalage avec la liberté qui ne nuit pas à autrui. Y'aurait-il une raison valable pour refuser l'un et laisser vaquer à ses occupations l'autre, reproductif, qui parait plus sérieux, il n'y s'agit plus de loisirs…[x]

    4. De la liberté et émancipation de disposer de ses membres au mépris de la dignité humaine - Cet argument de la liberté et de l'émancipation féminine qui permettrait que les femmes consentent en adultes éclairées à être achetées pour tout ou partie ne tient plus du fait d'un bouclier de définition objective de la dignité humaine. Le Conseil constitutionnel français l'a rejeté sans appel le 1er février 2019 avec les bons sentiments individualistes qui vont à l'encontre du bien commun.[xi]
    "Le Conseil constitutionnel montre ainsi nettement que le "consentement" ne peut pas modifier - c'est-à-dire affaiblir la dignité humaine."[xii]
    5. De l'auteur qui serait fondé à commercialiser - Pouvez-vous admettre que des entrepreneurs commercialisent notre capacité de reproduction et achètent des enfants en exigeant le respect ? Et alors qu'il ne subsiste pas l'ombre d'un doute sur l'opprobre qui se serait abattue sur des femmes qui se seraient regroupées en cette entreprise infâme de commercialiser leur ventre pour céder leurs enfants ; en obtenant des millions de profits de la traite de leurs propres nouveau-nés, vulnérables et sans défense, abandonnés à l'accouchement sans X ![xiii]

    6. De l'antique pratique, juste modernisée - L'on ne peut que constater que de tous temps, le "ventrem locare" se déroulait au détriment toujours d'une femme subordonnée et instrumentalisée à lire un rapport qui initiait la dématernalisation en les assignant à "gestatrices pour autrui".[xiv]
    7. Des mère fausse / vraie mère - "grossesse non maternelle" sans attachement, gestation animale /vs soins et affection - Peut-on traiter une femme comme une vache gestante depuis 1982, où Amandine naquit,  premier "bébé éprouvette" ? Ce ne fût pas le cas de sa mère, pourquoi le serait-ce pour certaines inséminées suivantes ? Etre traitée en incubateur de gestation, comme si n'étant pas en participation complexe et intense de liquide amniotique, de sang et tous ses subtils composants ?
    La vie  prénatale de l'embryon et du fœtus avec sa mère seront donc irréelles pendant neuf mois vains, "commandé et payé pour être conforme, dans son ADN, au lignage parental", que voilà le nez de l'eugénisme qui se profile à l'horizon ? "La commercialisation de l’enfantement" ne serait-il pas une régression éthique plutôt qu'un progrès, comme l'on essaye de nous en persuader ?[xv]
    8. Du libre contrat, synallagmatique entre égales parties - Qu'est-ce qui dans le processus de la Gestation pour autrui ne serait pas transaction, laquelle devient éthique alors que les deux contractants ne sont pas à égalité ? Ce commerce prétendument éthique d'asservir des êtres humains à la main du désir qui a les moyens de l'imposer le serait-il ?[xvi]
    9. Des adultes consentants - Cela vous semble-t-il se passer entre adultes consentants ? Pourtant, n'est-ce pas, le plus concerné ne sera pas de suite un adulte ?

    10. Du consentement éclairé de personnes contractées en position précaire - Une femme qui n'a aucun moyen d'accès à l'information ou très restreinte pourrait être dite éclairé et son consentement, et alors que pressée par sa pauvreté, son dénuement, voire des intermédiaires qui vont convaincre la famille du rapport escompté ?
    11. De la  prétendue due solidarité des femmes aux infertiles - Comme de coutume, des femmes devraient faire preuve de compréhension, bienveillance et solidarité envers d'autres personnes des deux sexes qui prétendent être reconnues stériles, ou infertiles de part leur choix de vie ? Quel est l'état de la solidarité des seconds envers les premières ?
    12. De la supposée correction d'une inégalité et discrimination - Dernière grain de ce long chapelet de questions sur lesquelles il faudra bien vous pencher :  Savez-vous jusqu'où iraient les conséquences rompant l'égalité de continuer à réglementer la GPA et sa location de ventres féminins qui ouvrirait ce droit à tout individu et, par là, de triple discrimination.  Sexiste, de "se payer" des "porteuses" puisque les hommes tous y échappent de fait. D'en récupérer les enfants au monde sous contrat, confrontés eux-mêmes aux autres hors contrat.[xvii]

    13. Des lignage et parenté - Le couple pourrait exiger d'exaucer leur désir d'enfants génétiques, alors que l'enfant n'aura pas cette perspective d'avoir ses deux parents génétiques ?
    Nous permettrez-vous de terminer sur un avis d'autorité qui nous tient à cœur ? Celui du Conseil Consultatif National d'Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé, selon lequel, bien qu'il ne s'agisse en aucun cas d'un droit fondamental, le désir d'enfant biologique n'enfreindrait aucun principe éthique. Sans pour cela justifier une Gestation Pour Autrui car les conséquences extrêmes de ce type de Maternité de Substitution en restent problématiques. Aucune législation ne suffira à éviter les abus dans le cadre des enjeux qui en dépassent de beaucoup les applications scientifiques et médicales. Problèmes restant insolubles en regard des intérêts de toutes les personnes impliquées, susceptibles de porter atteinte au principe de dignité humaine et d’image symbolique des femmes.
    Les risques médicaux, notamment de surmédication hormonale et autres traitements que subit également embryon et foetus, peuvent-ils être objet de commerce et d'instrumentalisation ?
    Depuis cette prospective éthique datant de 2010, n'avez-vous pas d'ailleurs constaté qu'elle s'est vérifiée puisque les pays réglementaristes n'ont du tout ''mis fin à des formes clandestines non médicalisées". 
    L'amélioration des pratiques subrogatoires restent invisibles et, au contraire, des cas de recours au-delà même de l'imaginable étaient apparues sans pouvoir y être empêchées, comme il se peut constater dans le documentaire introductif d'Envoyé spécial diffusé en février 2019.[xviii] 
    Sachant de plus, l'existence du système anthropologique patriarcal viriarque généralisé qui a installé le sexe féminin dans des rapports familiaux, religieux, économiques, géopolitiques qui lui restent défavorables, comment alors concilier les droits fondamentaux de notre introduction à celui-là individuel, sentimental, lié à l'essence d'un sentiment ?

    Pouvons-nous laisser s'installer des lois qui ne protègent pas ces parturientes de nouvelle facture, tout en créant l'illusion que des garanties suffisantes leur seraient offertes ? Leurs contrats sont particulièrement contraignants et régissent leur mode de vie, jusqu'à s'immiscer dans leur sexualité tout au durant de la grossesse, leur imposent la surmédication, principalement hormonale, et quelques autres conditions draconiennes. Le déséquilibre reste certain entre les parties, toujours en faveur de la même.

    Paris, le 8 mars 2019

    A Madame Phumzile Mlambo-Ngcuka , directrice exécutive ONU Femmes et directrice adjointe ONU

    >copie/ Human Rights Section 
    UN Women 
    220 East 42nd Street, 17th floor
    New York, NY 10017 États-Unis
    >Copie Antonio Guterrez

    • "Une livre de chair", débat juridique... Shakespeare à la rescousse,
    "inspirée d'un conte italien de Giovanni Fiorentino, « Giannetto de Venise et la dame de Belmonte », paru dans Il Pecorone (Le Niais) en 1558 à Milan ; on y trouve la dame de Belmont, l’emprunt gagé sur une livre de chair pour permettre à l'amant de se rendre à Belmont, l’impossibilité de rembourser, l'opiniâtreté du créancier, le retour in extremis de l'ami à Venise, suivi par son épouse déguisée en juge, le procès où l’usurier est ironiquement confondu par la lettre même du contrat" 
    "L’ouvrage est intéressant en ce qu’il présente l'épisode de la livre de chair (Déclamation 95) sous forme d’un débat juridique.... "[A]
    Il y un avant et un après, quel que soit les divers jugements à venir. Déjà le 24 janvier 2017, la Grande chambre n'a pas tergiversé,
     "qu'elle soit ou non rémunérée, n'est pas compatible avec la dignité humaine. Elle constitue un traitement dégradant non seulement pour l'enfant mais ..." Grande Chambre, CEDH, aff. Paradiso et Campanelle c/ Italie, 24 janvier 2017, 25358/12[B]
    Les vitrines digitales n'en doivent pas plus être épargnées,
    "Le TGI de Versailles a considéré que l’hébergeur OVH avait manqué à ses obligations en ne rendant pas promptement inaccessible un site espagnol qui propose à un public français un service lucratif de mère porteuse. Comme l’indique le jugement du 26 février 2019, cette prestation est interdite en France et l’article 227-12-3 du code pénal prévoit une peine d’un an de prison et 15 000 € d’amende. Le contenu du site est manifestement illicite et OVH aurait dû promptement le retirer, dès qu’il lui avait été notifié par l’association Juristes pour l’enfance.Depuis son site internet, une société espagnole propose une prestation habituelle et lucrative d’entremise.... Elle revendique cinq ans d’expérience et « 864 clients heureux »."[C]
    Nous avons passé au crible les arguments de ces sites commerciaux surenchérissant en argumentaires mielleux de l'industrie reproductive des "ventres à louer", dite gestation pour autrui et maternité de substitution. Pour notre part, nous préférons la nommer "maternité ancillaire"*.[0]

    Nous partagerons ici nos commentaires à leur sujet, à l'occasion et à l'adresse de la semaine de l'agence ONU Femmes du 8 mars 2018.

    Voilà où nous emporte le sparadrap juridique qui fait fi de tous principes humains de base.[Illus. 2
    Rien ne pourrait mieux illustrer l'irrespect constant de l'article 2 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, et toutes conventions qui protègent l'intégrité des femmes et des enfants.

    La liberté dans l'égalité ne peut nuire à autrui, selon les "droits naturels et imprescriptibles" préexistants à tout pouvoir établi en 1789, valant en tous temps et lieux concernant tous les êtres humains (dit homme ou human being).[i] Ceux-là même qui furent la cheville ouvrière à l'origine de l'abolition du servage et de l'esclavage.

    Ce droit fondateur français reste assis sur la notion de "droit naturel" de diagonale opposée aux droits de la nature et de l'essence, avec interdiction de la patrimonialisation (possession, vente et location) de toute ou partie du corps humain établie par "l'état d'indisponibilité du corps humain". Les femmes et les enfants relèvent bien de la catégorie juridique des  personnes vivantes[ii],
    "Chacun a droit au respect de son corps. Le corps humain est inviolable. Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l'objet d'un droit patrimonial.Code civil : Chapitre II : Du respect du corps humain article 16-1 *
    Celui-ci (dont féminin) reste dans l'impossibilité d'être mise à disposition, étiqueté, sans évaluation et valeur possible, ne pouvant se soumettre et être soumis en objet de commerce et de tractation. Mettant à distance sans compromis possible les pratiques coutumières passées, bien que pour certaines toujours contemporaines, comme de troc d'enfant contre aliments entre villages où sévissent la famine.[iv]

    A savoir qu'en Droit social, ou droit du travail, le "délit de marchandage" et "prêt illicite de main-d'œuvre" ont été interdits dès 1848 en France car c'était vendre son corps comme un serf et non pas son travail[v].

    Masque d'homme de buste, représentation d'une femme enceinte au ventre scarifié
    Rituel Yunago, Makonde, Nord Mozambique
    Kilengi, 1997, © Christopher D. Roy, photos George Meister
    "Chez les Makonde, l'accès au statut d’adulte s’obtenait à l’issue d’une initiation, l'unyago, tant pour les jeunes gens que pour les jeunes filles.Makondenjorowe Une fois les différentes étapes franchies, de grandes fêtes pouvaient se dérouler. C'est à la fin de celles-ci que les danseurs (toujours des hommes) apparaissaient avec leur buste dissimulé sous ce masque doté de seins et d’un ventre de femme enceinte. Leur but était d'intimider les jeunes filles. À cette occasion, sortaient également des masques anthropomorphes incarnant l'esprit des ancêtres.[Illus. 2]

    Notes
    _____

    Au  sujet du titre - En parallèle de couples infertiles, la demande transgenriste ainsi que de couples homosexuels, tant masculins que féminins, ont grandi. Stérilité comme infécondité non pathologiques seraient justification de réclamer l'usage locatif de corps féminins et la "livre de chair" ?
    "Il y a celles et ceux qui veulent associer à la promesse du droit à l’insémination artificielle avec donneur (IAD) pour les futurs couples de femmes un droit à la maternité de substitution (GPA) pour les futurs couples d’hommes." Jean-Yves Nau, Seriez-vous plutôt «grossesse pour autrui» ou plutôt «location utérine»Rev Med Suisse 2013 ; volume 9. 388-389 https://www.revmed.ch/RMS/2013/RMS-373/Seriez-vous-plutot-grossesse-pour-autrui-ou-plutot-location-uterine
     * Préambule - Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande, Article 2 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, 1948 http://www.unesco.org/education/nfsunesco/doc/droits_homme.htm



    Exact texte de l'article 2 scanné - in Déclaration universelle des droits de l'homme Le 10 décembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot (résolution 217 A (III)). Votée en langue française ainsi qu'anglaise, la résolution est affichée en bilingue. http://legal.un.org/avl/studymaterials/ilfp/2012/Book1.pdf

    [0A propos de terminologie : "gestation sur autrui" - Proposition de loi, Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 17 janvier 2018, visant à proscrire la gestation pour autrui du territoire français http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion0573.asp

    [A] Shakespeare, Le marchand de Venise, "le livre de chair" inspiré de contes et autres écrits https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Marchand_de_Venise

    [B] Grande Chambre CEDH, 24 janvier 2017, indignité, https://www.humanrights.ch/fr/droits-humains-internationaux/organes-europeens/cedh/arrets-credh/grande-chambre-maternite-substitution

    [C] Février 2019, TGI de Versailles https://www.legalis.net/actualite/ovh-enjoint-de-rendre-inaccessible-un-site-espagnol-proposant-la-gpa-a-des-francais/ 

    [i] Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 https://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Constitution

    [ii] L'état de disponibilité étant juridiquement… la mort. Le droit "… établit des catégories juridiques, auxquelles il attache des régimes juridiques. (...) à savoir leur passage d'être indisponible à corps disponible, se fait en toute discrétion. Il se fait aussi à un niveau peu élevé de la hiérarchie des normes. C'est une circulaire de 1968 qui fixa la définition de la mort et c'est un texte réglementaire qui a, à travers l'article R. 1232-1 du Code de la santé publique" https://mafr.fr/fr/article/que-dit-le-moment-du-passage-de-la-vie-a-la-mort-l/
    • AERAFEM avait partagé l'analyse juridique du CERF le 18 décembre 2014 à 14 h 30 - 16 h, 14 avenue Duquesne 75007, devant Magistrate près le Secrétariat d'Etat des droits des Femmes sous l'égide du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales, émettant ses propres réserves en complément. http://gpa-reforme-feministe.blogspot.com/
    [iii] Code civil, art. 16-1*, 16,5 & 16,9, " dispositions d’ordre public visant à protéger les intéressées et la société dans son ensemble

    [iv] cf. art. 1128 du Code civil, et son principe d’ordre public de l’indisponibilité de l’état des personnes

    [v] Délit de marchandage, survivance du servage, et les "marchandeurs", art. L. 125-3 et L. 125-1, Code du Travail http://www.expertsdelentreprise.com/Le-delit-de-marchandage-ou-le-pret-de-main-d-oeuvre-illicite

    [vi] 12. a Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, New York, 15 novembre 2000 https://treaties.un.org/Pages/ViewDetails.aspx?src=TREATY&mtdsg_no=XVIII-12-a&chapter=18&lang=fr
    [vii] Lorsque l'Organisation Mondiale de la Santé "fait carrière des ventres" en anglais mais pas en russe ? "Gestational carrier (surrogate) : a woman who carries a pregnancy ...", traduit par "''Femme menant une grossesse (mère subrogatoire) : Femme menant une grossesse contractuelle...", Zegers-Hochschild,a G. D. Adamson,b J. de Mouzon,c O. Ishihara,d R. Mansour,e K. Nygren,f E. Sullivan,g and S. Vanderpoel,h for ICMART and WHO   Revised glossary of ART terminology,  International Committee for Monitoring Assisted Reproductive Technology (ICMART) and the World Health Organization (WHO) revised glossary of ART terminology, 2009 https://www.who.int/reproductivehealth/publications/infertility/art_terminology.pdf 

    [ix] Maud de Boer-Buquicchio, Rapporteuse spéciale sur la vente et l’exploitation sexuelle d’enfants près le Haut-commissariat aux Droits de l'homme , "Le Conseil des droits de l'homme se penche sur la protection du droit à la vie privée et sur la vente d'enfant,  6 mars 2018 https://ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=22768&LangID=F

    [xi] Décision n° 2018-761 QPC du 1er février 2019, Association Médecins du monde et autres [Pénalisation des clients de personnes se livrant à la prostitution] https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2019/2018761QPC.htm

    [xii] Marie-Anne Frison-Roche, Le Conseil Constitutionnel pose la définition objective de l'être humain : C'est pourquoi il rejette le 1er février la QPC qui voulait anéantir la loi de 2016 pénalisant le client des prostitués, car la Loi vise à protéger la dignité humaine en soi, 1er février 2019 https://mafr.fr/fr/article/le-conseil-constitutionnel-pose-la-definition-obje/

    [xiv] Maternité pour autrui "naturelle" et antique. Rapport n° 421, Sénat, Session ordinaire 2007-2008, Annexe au procès-verbal de la séance du 25 juin 2008, Rapport d'information au nom de la commission des Affaires sociales et de la commission des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale par le groupe de travail sur la maternité pour Autrui, Les recommandations du groupe de travail sur la maternité pour autrui,  Autoriser la gestation pour autrui en l’encadrant https://www.senat.fr/rap/r07-421/r07-4211.pdf

    [xv] D'après Catherine Dolto, Nous ne sommes pas des mammifères comme les autres, réflexions sur la gestation pour autrui, 2014 Débat 2014/3 (n° 180), pages 147 à 153 https://www.cairn.info/revue-le-debat-2014-3-page-147.htm

    [xvii] D'après Ana-Luana Stoicea-Deram, Réglementer la GPA reviendrait à reconnaître le droit pour tous de se servir de femmes mères porteuses, 15/02/2018 https://www.huffingtonpost.fr/analuana-stoiceaderam/reglementer-la-gpa-reviendrait-a-reconnaitre-le-droit-pour-tous-de-se-servir-de-femmes-meres-porteuses_a_23359391/

    [xviii] Conseil Consultatif National d'Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé, CCNE, Avis n° 110 : Problèmes éthiques soulevés par la GPA, Paris, 1er avril 2010 Avis n° 110 : Problèmes éthiques soulevés par la GPA
    • Crédit d'illustrations
    [Illus. 1Samuel Luke Fildes (1888)  , Jessica, Le marchand de Venise  https://journey-and-destination.blogspot.com/2013/09/shakespeare-scenes-in-art.html 

    [Illus. 2Envoyé spécial, Bébé sur internet : le marché clandestin - 31 janvier 2019 (France 2) https://www.youtube.com/watch?v=71dNEc1XqIY

    [Illus. 3] Masque d'homme de buste - Rituel Yunago, Makonde, Nord Mozambique https://detoursdesmondes.typepad.com/dtours_des_mondes/2008/09/makonde-body-mask.htm
    • Confiscation de la maternité 
    - Proxénétisme reproductif http://susaufeminicides.blogspot.fr/2015/06/maternite-lencan.html
    • Autres articles évoquant les avatars de l'amicale proxène*, viriles récréations et reproductions 

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